Le projet de fin d’études de Corentin Hubin cartonne !

Fraîchement diplômé de la section Design industriel à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, Corentin Hubin a été nominé pour le prix Hera Award Sustainable Design 2020 d’étude et du prix de l’exposition Tremplin 2020 du Centre d’Innovation et de Design (CID) grâce à son projet de fin d’études. Il nous explique aujourd’hui son parcours en tant qu’étudiant et son actualité.

 

Corentin, je te laisse te présenter…

Je m’appelle Corentin Hubin, j’ai 24 ans et je suis originaire de Bruxelles. Dès l’obtention de mon diplôme de secondaire, j’ai décidé de m’aventurer au Canada pendant un an pour apprendre l’anglais. Après cette expérience canadienne, j’ai cherché une nouvelle aventure à Liège, en Design Industriel à Saint-Luc car l’option m’intéressait énormément.

 

Comment as-tu vécu l’expérience Saint-Luc ?

C’était une superbe expérience pour moi ! Saint-Luc essaie de nous ouvrir constamment les portes du monde professionnel en nous offrant des activités diversifiées, comme des visites de lieux, des rencontres avec des professionnels, des échanges à l’international, etc. Par exemple, mon premier stage s’est déroulé en Tunisie, ce qui m’a notamment permis de découvrir une nouvelle culture à travers le design. J’ai également eu la chance de participer à un programme Erasmus et de partir une année en Espagne lorsque j’étais en master ; ce qui est plutôt rare étant donné que la plupart des écoles propose une plus courte période. Là, j’ai découvert d’autres arts que le design, en faisant de la céramique ou encore de la peinture.

 

 

Qu’en est-il de ton projet de fin d’études ?

Pour mon mémoire, j’ai décidé d’orienter mon sujet vers le handicap en milieu carcéral. J’ai moi-même une sœur en situation de handicap et ma mère, ayant déjà travaillé en prison, m’a parlé de la mauvaise condition des personnes en situation de handicap en prison. Pour compléter mon mémoire, j’ai donc été à la rencontre de prisonniers porteurs de handicap ou encore des directeurs de prison. Et c’est grâce à ces rencontres que je me suis rendu compte qu’un designer pouvait régler cette problématique. Après de nombreuses analyses, j’ai créé une chaise roulante en milieu carcéral et c’est avec ce projet que j’ai gagné le prix CID (Centre d’innovation et de design) de l’exposition Tremplin 2020 du Grand Hornu, une exposition pour les jeunes qui sortent des écoles d’art. Ce projet a également été exposé à WE ARE THE NEXT GENERATION à Courtrai, une expo spécialisée en design. Et enfin, j’ai été nominé pour le prix Hera Award Sustainable Design 2020 pour mon mémoire. Tous ces prix et nominations m’ont fait gagner en notoriété, mais aussi en crédibilité !

 

 

Et maintenant, quelle est ton actualité ?

Je poursuis actuellement un master supplémentaire en entrepreneuriat à HEC Liège. Ce master m’a beaucoup aidé à créer mon propre studio design : Ironi Design Studio ! J’aide mes clients à concrétiser leur projet, de sa conception à sa création. Je travaille principalement sur le mobilier métallique et j’essaie de mettre en valeur les matériaux liégeois et wallons.

 

Un conseil à donner à nos étudiant·e·s ?

Je dirais tout d’abord qu’il faut être curieux, suivez l’actualité de votre option et renseignez-vous le plus possible. Ensuite, osez et poussez des portes ! Participez à des concours, partez à l’étranger grâce au programme Erasmus et faites des visites extra-scolaires pour mieux analyser le terrain. Et enfin, échangez avec différents artistes qui ne travaillent pas forcément dans le même secteur que vous, ces échanges pourraient vous aider à développer votre créativité. 

 

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Une interview de Golab Nematzadeh.

Outre Muse éditions, la nouvelle maison d’édition de l’école !

Il y a quelques jours sortait des presses le tout premier livre de la nouvelle maison d’édition de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Un cap important pour mettre en avant les travaux de ses étudiant·e·s. Ce premier opus n’est autre que le catalogue de l’exposition Where I am, I don’t know, qui montre le travail des étudiant·e·s de dernière année de la section Photographie au Centre de la Croix-Rouge de Manderfeld.

 

Le projet de maison d’édition a été initié par un groupe d’enseignant·e·s de la section Communication Visuelle et Graphique. L’idée était de concrétiser avec les étudiant·e·s un projet grandeur nature et de le faire vivre au sein de l’école. Le but pédagogique ? Aborder par une approche transversale les différents acteurs de la chaîne du livre. Les étudiant·e·s sont au centre du projet : ils ont créé la maison d’édition, réfléchi à sa structure ainsi qu’à son nom : Outre Muse éditions. Pour le premier livre édité, ce sont les étudiant·e·s de CVG qui ont mis en page, géré l’impression… en collaboration avec les étudiant·e·s de la section Photographie, qui étaient à l’origine du projet Where I am, I don’t know.

 

À l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, cette initiative de valorisation des travaux réalisés par les étudiant·e·s en cours de cursus fait déjà des émules : d’autres projets éditoriaux inter-sections sont en cours, tout comme la création d’un pôle pour l’édition d’objets 3D. Une formule est également à l’étude pour permettre aux étudiants de valoriser eux-mêmes leurs propres projets individuels. L’École souhaite clairement s’inscrire dans la dynamique d’autonomisation des étudiants, entamant déjà leur professionnalisation au moment de leurs études. Le moyen qu’elle a choisi pour mettre en œuvre cela est la création d’une structure de soutien et de coordination appelée, Tous CréActeurs, en cours de création grâce au soutien de la Sowalfin. Structure dont nous vous parlerons bientôt au travers des différents projets en cours de développement !

 

Where I am, I don’t know : un projet, une expo, un livre.

L’an dernier, les étudiant·e·s de dernière année de la section Photographie se rendaient au centre St. Elisabeth Haus, un centre pour demandeurs d’asile géré par la Croix-Rouge, pour une semaine totale d’immersion afin de découvrir le quotidien des résidents. De cette semaine humaine unique et enrichissante découle une série de travaux hétéroclites, à la fois écrits, vidéographiques, photographiques et issus d’ateliers participatifs. Ceux-ci offrent des regards d’auteurs sur le quotidien des personnes demandeuses d’asile. Le résultat est à présent visible au Centre culturel Les Chiroux (jusqu’au 20 mars) et à la Cité Miroir (jusqu’au 13 mars).

Le catalogue est quant à lui disponible au Centre culturel Les Chiroux et chez Livre aux trésors, au prix de 18€.

Table ronde virtuelle : des STEM à l’art

Hilke Vervaeke, enseignante au sein de la section Design industriel de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, participera à la table ronde virtuelle « Des STEM à l’art » ce lundi 8 mars prochain.

 

Cette table ronde est organisée par 100 000 Entrepreneurs dans le cadre Semaine de sensibilisation à l’Entrepreneuriat Féminin 2021 qui a lieu du 8 au 12 mars. Elle permettra aux personnes inscrites de découvrir comment l’art complète les STEM (acronyme anglais pour science, technology, engineering and mathematics) soit, en français, science, technologie, ingénierie et mathématiques) via des témoignages concrets de porteurs et porteuses de projets, de témoins clés qui allient leurs compétences techniques à leur créativité pour proposer des projets innovants et pertinents ! Parmi les intervenant·e·s, nous retrouvons un alumni de la section Design industriel en la personne de Simon Frémineur.

 

 

Infos pratiques :

Lundi 8 mars à 17h

Gratuit sur inscription

 

 

Les B2 de DI s’occupent du barbec’

Les étudiant·e·s de 2e année de bachelier en Design industriel de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège ont déjà le regard tourné vers l’été et se sont vu demander de concevoir un barbecue.

 

Dès la rentrée, Michaël De Gottal et Dimitri Gangolf, les deux enseignants en charge de l’atelier de B2, ont présenté le briefing à leur trentaine d’étudiant·e·s. Ils ont pris en compte les contraintes du covid que nous connaissons, tout en poursuivant l’objectif de perpétuer le contact social. Dans cette optique, la conception et la réalisation de ce projet devaient respecter les consignes suivantes : une taille correspondant au nombre maximal de personnes autour du barbecue (maximum 4), être autant pratique qu’utile, pouvoir s’utiliser dans de petits espaces (terrasse, balcon…) et se ranger à l’intérieur.

Tout en respectant la fonction primaire de l’objet qui est de cuire des aliments, les étudiant·e·s avaient pour mission d’optimiser les services liés à cette fonction  : la mise à feu par exemple ou encore la sécurité, le rangement… Et surtout, de laisser libre cours à leur imagination, afin de se démarquer des modèles habituels.

 

Les étudiant·e·s, après être passé·e·s devant le jury, ont pu partager leur barbecue en vidéo sur le compte Instagram du bachelier de la section, faute de pouvoir les tester tous ensemble sur le campus. Ce n’est que partie remise !

 

 

Découvrez quelques projets

 

Nicolas Beckers

 

 

Laura Stevens

 

 

Martin Dormal

 

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Une publication partagée par MD design (@dmartin.design)

 

Mathis Flamey

 

 

Sevan Dachelet

 

 

Sixtine Carette

 

 

Ornella Caffont

 

 

Alexandre Marchal

 

 

Un article de Muguette Rabaud

Projet d’abri à vélos pour le campus

La section Design industriel s’est penchée sur une thématique importante du campus de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège : la création d’abris à vélos, pour les étudiant·e·s et les membres du personnel. Ce sont les étudiant·e·s de B3 qui ont relevé le défi dans le cadre de leur atelier, encadré par Pierre Delvoie et Michaël de Gottal.

 

Lancé·e·s sur ce projet dès la rentrée, les étudiant·e·s ont reçu un briefing précis reprenant toutes les qualités que devaient revêtir l’abri à vélos. Ce type de mobilier urbain doit s’intégrer harmonieusement dans le site du campus, ce qui a d’office un impact sur sa forme, son usage, les matériaux utilisés, etc. L’abri s’inscrira d’ailleurs dans la dynamique de développement durable déjà en marche au sein de notre école.

Après des mois de recherches, de conceptions, de réalisations de maquettes… le projet de chaque étudiant·e a été soumis au regard d’un jury, spécialement réuni pour l’occasion, au mois de décembre. Après des échanges assez riches, voici les huit projets retenus par les membres de ce jury. Ces projets seront examinés par le Conseil social de l’ESA pour pouvoir concrétiser le projet. Suite au prochain épisode !

 

 

TULP (Talia Lodewyckx)

 

ADEL (Manon Wagneur)

 

Vel Park (Ludivine Ryavec)

Brio (Loïc Lefèvre)

 

Arch (Siméon Grégoire)

 

Abicy (Quentin Dolet)

 

Sello (Adrien Delvaux)

 

Oria (Mathilde Posocco)

Boîtes à livres pour la SNCB par les B3 DI

La SNCB lançait il y a quelques mois un concours pour réaliser un design de boîte à livres qui serait réalisé en cinquante exemplaires, répartis dans différentes gares de Belgique.

 

Dans une optique de convivialité, la SNCB a voulu ce concours pour promouvoir la lecture et le partage dans ses gares belges. Et quoi de mieux qu’un concours pour révéler les talents créatifs des designers ? Les étudiant·e·s de B3 de la section Design Industriel ont relevé le défi dans le cadre de leur atelier encadré par Pierre Delvoie.

Les étudiant·e·s en pleine réalisation

 

Résultat : après une pré-sélection à la mi-novembre, ce sont quatre projets de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège qui ont été retenus ! 

Les quatre projets retenus : BEBOOK, ReadPass, BookSATION, SNCBook

 

Les étudiant·e·s ayant participé à ces projets sélectionnés sont :

  • pour BEBOOK : Augustin de Ville, Adrien Delvaux et Ludivine Ryavec
  • pour ReadPass : Liam Lannoo, Loïc Lefèvre et Pierre Leleu
  • pour BookSTATION : Ophélie Pirnay, Sacha Volvert, Madleen Fontaine et Alix Wysota
  • pour SNCBook : Emma Rixhon, Manon Wagneur et Federico Di Dato

 

La SNCB va réaliser un vote du public sur différentes plateformes afin d’élire le projet gagnant de ce concours, dont l’auteur·e pourra le voir se concrétiser dans 50 gares ! Nous partagerons bien évidemment le vote sur nos réseaux !

 

Suivez les différents projets des étudiant·e·s de bachelier en Design industriel sur leur page Instagram ou encore sur la page Facebook de la section.

Workshop Vertikal 2020

Les 15 et 16 octobre derniers, toute la section d’Architecture d’intérieur de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège — étudiant·e·s et enseignant·e·s confondu·e·s — s’est réunie pour l’édition 2020 du workshop Vertikal. Ces deux journées avaient pour objectif d’envisager la transition et intégrer le bien-être au travail en revisitant la conception des locaux de la section.

 

Au cours des dernières années, plusieurs projets ont rassemblé différentes années d’étude en Architecture d’intérieur : réaménagement du Passage Lemonnier, interventions dans les quartiers et rues en déclin comme Saint-Léonard et Puits-en-Sock. Parenthèses dans le déroulement ordinaire des cours, ces initiatives ont pour objectif de mélanger les étudiants et de les fédérer autour d’un projet commun, durant plusieurs journées de travail intensif. Ces activités pédagogiques « verticales » rencontrent un franc succès auprès des étudiant·e·s. Elles exigent un engagement important de la part de l’équipe enseignante et une organisation minutieuse. Grâce à la ténacité d’une poignée d’enseignant·e·s et avec le concours de la Sowalfin dans le cadre des Générations entreprenantes, l’Atelier Vertikal a vu le jour !

 

Le défi de l’Atelier Vertikal est ambitieux et particulièrement stimulant : rien moins que réinventer l’occupation des locaux d’architecture d’intérieur ! Partant du constat que ces locaux sont actuellement peu habités par l’identité de la section et que certains d’entre eux sont peu adaptés à toutes les facettes du projet pédagogique, il est convenu de donner une carte blanche pour redessiner les espaces, pour les étudiant·e·s et par les étudiant·e·s ! L’optique retenue est de créer une transition entre chez soi et l’école, un cadre de travail pour les étudiant·e·s et pour les enseignant·e·s qui vise le bien-être.

Concrètement, près de 200 étudiant·e·s, de la 1re à la 5e année, se sont réparti·e·s en 15 équipes « verticales » avec pour mission de repenser chacune une partie du premier étage : les couloirs et les sas d’entrée, les classes d’atelier ainsi qu’un espace de détente et rencontre. Ce workshop prend la forme d’un concours d’idées : à l’issue des deux jours, un jury se prononcera sur la qualité des projets et un seul sera retenu en vue d’une réalisation à court terme. Une équipe Reportage, emmenée par le journaliste-reporter Renaud Dubois, armée d’appareils photos et de caméras, doit quant à elle capter l’ambiance et documenter le travail en cours.

 

Coup d’envoi

La première journée commence par un accueil de l’ensemble des participant·e·s au B9 – le seul local qui permet de respecter la distanciation physique de rigueur. Plusieurs intervenant·e·s précisent le cadre des projets de groupes et donnent à réfléchir sur la portée des interventions. François Marchal, cheville ouvrière de ce workshop, rappelle les objectifs et les consignes de travail. Questionnant ce que représente l’identité, Jean-François Lavis avance que c’est « comment les autres me perçoivent et ce qu’ils attendent de moi ». Qu’est-ce que cela signifie pour l’architecture d’intérieur au sein de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège ? Il nous invite aussi à réfléchir à la notion de bien-être au travail, qui, pour louable qu’elle soit, est aussi une façon de rendre étudiant·e·s et enseignant·e·s productif·ve·s et créatif·ve·s, c’est-à-dire rentables. L’identité des architectes d’intérieur, c’est aussi d’apporter des réponses critiques à cette nouvelle injonction. Valérie Hambye, designer de bien-être en entreprise, souligne qu’il est important que l’environnement raconte l’histoire de la section. Elle ajoute que pour améliorer la qualité de vie au travail, il ne faut pas oublier le besoin d’appartenance, d’estime de soi, et le rappel des valeurs de l’école ; tout cela peut se lire dans l’espace. Bernard Gilbert, qui enseigne la couleur, démontre, exemples à l’appui, combien la perception d’un lieu de vie ou de travail varie en fonction de la couleur, en tant que matière et en tant que lumière, et qu’il est important de trouver un équilibre pour s’y sentir bien.

 

 

Ça pense…

Après ce démarrage, les équipes rejoignent leur poste. L’ambiance de la première matinée est plutôt calme. Les étudiant·e·s, qui ne se connaissent pas forcément, restent sur leurs gardes, écoutant le briefing relatif à l’espace attribué à leur équipe et se demandant par où commencer et surtout comment finir en deux petits jours… Pour les étudiant·e·s de B1, c’est le premier grand bain, après seulement quelques semaines de présence à l’école ! La glace brisée et les premières discussions passées, le climat se fait plus dynamique et plus bruyant, enjoué ou tendu selon les moments, et toujours concentré sur l’objectif, voire sur la ferme intention de gagner. Bernard Gilbert, expert couleurs, et Stéphanie Carabin, experte éclairage, se mettent à la disposition des étudiant·e·s durant toute la matinée.

Les différentes équipes s’affairent, arpentent les espaces et analysent les lieux d’intervention. Quels sont nos besoins, de quoi avons-nous envie pour nous sentir bien ? Les discussions sont soutenues. À la fin de la première journée, concepts, scénarios et les intentions émergent, s’appuyant sur les premières esquisses. On découvre que les espaces de transit, de circulation sont aussi des espaces de stationnement et de papote et que ces simples couloirs sont en réalité très occupés et visibles. Les sas sont de petits espaces qui semblent ingrats à première vue mais qui sont les portes d’entrée dans la section et à ce titre, ils doivent être porteurs de l’identité. Les locaux d’atelier sont réinventés pour créer davantage de lien et mieux répondre aux différentes contraintes d’occupation : travailler en semble ou s’isoler, suivre un cours plus théorique ou faire une maquette… tout en reflétant la réalité d’une école artistique. La zone des Arcades, qui fait la jonction entre les deux ailes du plateau, doit quant à elle se muer en espace de détente, propice à la rencontre et la communication sur la section, via l’affichage et l’exposition notamment.

 

 

Ça travaille…

La deuxième journée est parcourue d’une énergie plus tendue tandis que les tables et le sol se couvrent de papiers, cartons, plexis colorés et ustensiles en tous genres. Ça découpe, ça colle, ça peint, ça crayonne, ça trace à l’ordinateur, ça fait des allers-retours à grandes enjambées vers le local d’impression… Les moments de calme où chacun s’active à sa tâche alternent avec des discussions vives car il est temps à présent de trancher et de conclure. Les reporters captent l’émulation, la concentration, le plaisir de travailler tous ensemble, l’excitation du défi, les sourires derrière les masques. Ils enregistrent les réactions des étudiant·e·s, heureux·ses de se rencontrer, de voir comment les autres travaillent, de penser à plusieurs têtes, dans un timing serré qui exige des équipes organisées. Les enseignant·e·s se réjouissent de cette dynamique qui mixe les années, qui mélange les acquis des un·e·s et des autres et qui change de l’enseignement classique. Ils et elles sont là pour aiguiller les groupes quand c’est nécessaire mais ce sont vraiment les étudiant·e·s qui définissent le planning et les étapes.

 

Le jury

Enfin arrive le moment à la fois attendu et redouté : le passage du jury dans chacun des groupes. Pour présenter son projet, la maquette à l’échelle 1/20e est le seul moyen de communication imposé. Pour le reste, les équipes sont libres d’ajouter des plans, une note d’intention, des croquis, des mood boards ou autre communication graphique – pas de présentation orale. Le jury est composé d’un membre de la direction (Philippe Pirlot), de trois enseignant·e·s (Roland Juchmès, Carine Maes et François Marchal), d’un membre de la Sowalfin (Carine Frérard) et enfin de cinq étudiant·e·s, un par année d’étude (Enola Saive, Sarah Jonlet, Shanshan Chen, Clara Cornot et Thomas Kaisin).

Dans chaque catégorie, le jury doit sélectionner un groupe lauréat et ensuite, il lui faut choisir le meilleur projet. Les lauréats sont récompensés par plusieurs prix offerts par des magasins et organismes culturels. Le premier prix est attribué au groupe « Réenchantement », qui a travaillé sur le couloir de transit vers l’auditoire 125. La proposition, haute en couleurs, intègre une signalétique efficace pour identifier les locaux, tout en permettant des pratiques inhérentes aux couloirs : assises, rangement, zones d’affichage sont ainsi créées par des modules complémentaires aux éléments signalétiques. L’ensemble améliore le bien-être dans ce long couloir, resté vide jusque là. Ce projet sera bel et bien concrétisé grâce au financement de la Sowalfin. La réalisation est prévue pour la fin de l’année 2020… en croisant les doigts pour que la situation sanitaire ne compromette pas le processus !

Le projet du groupe Réenchantement

 

Terminons en levant notre chapeau à l’implication sans faille des représentants des étudiant·e·s, et tout particulièrement à Emilie Sferlazza et à Maëlle Paquay, qui se sont investies tout au long de la préparation et du suivi du workshop et dont l’enthousiasme est si précieux pour l’ensemble de la section. Merci à elles !

 

En vidéo

Découvrez en images le résultat du travail du groupe Reportage, chapeauté par le journaliste Renaud Dubois.

Workshop Unfree Labour

Les 7 et 8 octobre derniers s’est tenu le workshop Unfree Labour dans le grand hangar du B9, sur le campus de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Retour sur ces deux journées.

 

Premier acte de conception d’une exposition itinérante sur le thème du  « travail non-libre »

 

Un projet d’exposition en co-design avec des responsables de musées : la DASA à Dortmund, La Fonderie à Bruxelles, le MUAR à Kayl (Luxembourg), les Territoires de la Mémoire à Liège, des étudiant·e·s et des enseignant·e·s de l’Université de Liège et de l’Université du Luxembourg (histoire et muséologie), des étudiant·e·s et des enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Lège (Architecture d’intérieur – scénographie et Communication visuelle et graphique – Design social et numérique).

 

L’étincelle…

C’était en janvier, autour d’un café à La Fonderie, le Musée de l’Industrie et du Travail, à Monlenbeek, après un séminaire sur les « muséologies insurgées ». Pascal Majerus, le conservateur, songeait aux sujets d’expositions qu’il aurait envie de traiter. Il évoque alors le thème du travail forcé. La muséologue Marie-Paule Jungblut l’écoutait et, saisissant la balle au bond, elle propose que des étudiant·e·s en muséologie puissent y participer. Belle intention… mais la Fonderie seule ne peut porter un projet aussi ambitieux. Qu’à cela ne tienne, nous trouverons des partenaires ! Quelques jours plus tard, Marie-Paule avait contacté la DASA à Dortmund, musée consacré à l’univers du travail, et l’équipe du futur Musée du Travail, le MUAR, à Kayl, dans le sud du Luxembourg. Tous partants pour concevoir une exposition en commun, qui serait montée successivement dans les trois pays. Titre provisoire : Unfree Labour.

 

… qui met le feu

Aux étudiant·e·s de muséologie, s’ajoutent des étudiant·e·s et des enseignant·e·s en histoire publique, en scénographie et en design social et numérique. L’équipe de choc est en ordre de marche, les premières réunions se déroulent de février à juillet. Objectif de l’exposition : inviter le (futur) visiteur à se questionner sur ce que représente pour lui le travail « non libre », aujourd’hui. On prévoit un premier moment de travail participatif début octobre à Liège. Marie Sion relève le défi avec le groupe de master 2, aussi connu sous le nom « collectif Chiclette », qui consacre les trois premières semaines de cours à la conception des ateliers de co-design. Les étudiant·e·s de master 1 préparent le volet création graphique. En amont du workshop, ils demandent un devoir à chaque participant·e. De gré ou de force, il leur faut envoyer une playlist de trois morceaux, une définition, un témoignage, trois images, le tout inspiré par le thème du travail non libre. Qu’est-ce qu’on nous mitonne ?

 

Se rencontrer, co-construire

Epargné de justesse par la vague d’annulations dues à l’épidémie, et malgré l’absence des conservateurs de la DASA interdits de séjour en zone rouge, le workshop Unfree Labour s’est déroulé en toute sérénité sanitaire au B9 (900 m2 pour laisser 36 personnes respirer sous leur masque), avec au menu de la sérigraphie, de la musique, deux chicons magiques, un gong et des gens contents, tellement contents de pouvoir être là. Mais on n’est pas là pour s’amuser, on est là pour bosser. Chacun passe sous le flash pour sa carte de pointage, puis on est commis d’office dans l’une des six équipes mixtes. Les objectifs sont ambitieux : définir les intentions et les axes thématiques de l’exposition. On se retrousse les manches.

 

   

À droite : Début du workshop – les participant·e·s sont photographié·e·s (avec et sans masque) pour compléter les carte de pointage et illustrer les carnets de bord. / À gauche : Dispositif MaKey-MaKey qui permet d’actionner le générateur de réponses aléatoires en appuyant sur des chicons.   © Marie Maréchal

 

Carnet de bord

Chaque équipe se voit confier un carnet de bord contenant les instructions. Introduire de l’aléatoire dans les ateliers permet de développer la créativité et de décomplexer, paraît-il. Ca tombe bien parce que la première heure n’est pas la plus simple… On va écouter l’oracle du chicon magique et on se retrouve avec de la matière à travailler, générée automatiquement par la base de données que les devoirs ont alimentée. On se décoince progressivement. D’abord faire connaissance et définir son rôle dans le groupe. Puis c’est parti. Les débats, vifs, passionnés, se déclenchent. Plusieurs interventions d’enseignants et de partenaires rythment les deux journées. On s’aperçoit que le thème du travail forcé rend bavard et surtout ne laisse pas indifférent. C’est plutôt bon signe pour une expo qui veut susciter la réflexion des visiteurs !

 

   

À droite : Dazibao reprenant la Déclaration universelle des droits de l’homme, à compléter, annoter, questionner. / À gauche : Un atelier de sérigraphie proposé par les étudiant·e·s de CVG ; chaque participant·e appose « Unfree Labour » sur une affiche sur laquelle ont été imprimés son picto et son slogan.  © Marie Maréchal

 

Sortir de sa zone de confort

Expression à la mode, qui commence à lasser… Mais dans ce cas, loin d’être galvaudée, elle prend tout son piquant, à des moments différents selon les participants. Sortir de sa zone de confort, ça veut dire quelque chose maintenant pour le muséologue à qui on demande un « picto » ou pour l’historien qui doit sérigraphier lui-même son affiche ! Certains moments semblent longs – discussions qui sentent la glu, d’autres trop courts – quelques minutes pour transformer des concepts en slogan. Et parfois, le doute s’immisce : vous pouvez nous rappeler pourquoi on est là ? Dur labeur que celui des designers sociaux, constamment dans l’ajustement des consignes à la dynamique du groupe. Non, on ne sait pas exactement à quel résultat on va arriver.

 

Le mur d’affiches et le groupe des participant·e·s luxembourgeois·e·s de l’Uni.LU et du Musée du Travail (MUAR) à Kayl. © Marie Maréchal

 

La suite

Et pourtant, on y arrive : un mur d’affiches, des pictos, des mots qui synthétisent visuellement les réflexions. Autant d’intentions adressées aux futurs visiteurs de l’exposition. Une feuille de route ? Pas encore vraiment. Toute cette matière générée en deux jours doit être digérée, et fera l’objet d’une publication dans les prochaines semaines, pour témoigner du processus de recherche et des expérimentations artistiques collectives. Le travail des étudiants d’histoire publique de l’Uni.Lu va suivre. Sur base des axes thématiques qui ont été dégagés, ils vont s’atteler à des recherches documentaires et livrer, à la fin du quadrimestre, une storymap, premier scénario de l’exposition. Affaire à suivre… Ouverture prévue à l’automne 2022, rendez-vous à Dortmund.

 

Noémie Drouguet

 

Découvrez la playlist collective :

Atelier Vertikal 2020 en Architecture d’intérieur

Les jeudi 15 et vendredi 16 octobre prochains, toute la section d’Architecture d’intérieur de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège se rassemble pour le workshop Atelier Vertikal 2020 !

 

L’Atelier Vertikal 2020 regroupe les cinq années de la section. Les étudiant·e·s seront réparti·e·s es groupes de travail et seront à l’œuvre dans les locaux d’Architecture d’intérieur.

Ce projet a pour but de faire réfléchir les étudiant·e·s de la section à l’aménagement d’un cadre de travail épanouissant pour tou·te·s, d’appliquer la réflexion au cadre de l’École pour créer un lieu agréable tant pour les étudiant·e·s que pour les enseignant·e·s et enfin, de prendre possession des locaux au travers d’installations pratiques et esthétiques pour se les réapproprier et leur donner une identité propre.

 

 

Ce workshop est organisé dans le cadre de Générations Entreprenantes avec la Sowalfin.

Le travail de fin d’études d’Aude Moutard présenté à Prague

Le Festival international de Design à Prague, Designblok, dans sa catégorie Design Helps, a sélectionné TINYPLAY, le projet de fin d’études d’Aude Moutard, récemment diplômée de la section Design industriel de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège.

Ce festival est l’un des événements majeurs en Europe centrale en matière de design sous toutes ses formes. Créé il y a plus de 20 ans, il réunit plus de 300 exposant·e·s venu·e·s de partout en Europe pour présenter leur travail, que cela soit les nouveautés de grandes marques ou des prototypes de jeunes designers et studios de design.

 

TINYPLAY

Pour son travail de fin d’études en Design industriel, Aude Moutard a designé une aire de jeux mobile qui peut s’établir dans diverses cours de récréation d’instituts spécialisés. TINYPLAY permet aux enfants atteints de troubles autistiques de développer leur psychomotricité avec des activités de motricité générale et fine, un espace d’éveil sensoriel, des assises oscillantes et un refuge.

 

 

En savoir plus

Le projet TINYPLAY sur Behance 

Aude Moutard sur Instagram

Le festival Designblok