Deux espaces à habiter, deux manières de repenser l’école
Du 17 avril au 13 mai 2026, les étudiant·es de B2 en Design Industriel et en Architecture d’intérieur de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège investissent leur environnement quotidien à travers deux projets complémentaires initiés par Nastasja Caneve.
Pensés comme des espaces “entre”, ces deux propositions explorent, chacune à leur manière, les usages, les manques et les potentiels des lieux de vie au sein de l’école. Entre expérimentation concrète et projection, entre activation et représentation, L’entre-lieu et L’entre-deux ouvrent des interstices où imaginer, construire et partager autrement.
L’entre-lieu — espace temporaire de vie
Espace éphémère de vie, L’entre-lieu prend place au cœur de l’école comme un lieu de passage, de rencontres et de partage. Né des réflexions des étudiant·es en Design Industriel sur leur quotidien à l’ESA Saint-Luc, le projet imagine un espace manquant : un lieu vivant, informel, capable d’accueillir les échanges spontanés, les pauses et les initiatives collectives.
Construit et géré par les étudiant·es, L’entre-lieu se déploie comme une parenthèse dans le rythme de l’école. Pensé comme une hétérotopie, il permet de se réapproprier l’espace en y inventant d’autres usages et d’autres normes.
Au fil des semaines, différentes activités y prennent place : petits déjeuners collectifs, vide-dressing, concert, rencontres, ainsi qu’une exposition sauvage ouverte aux contributions. Le lieu évolue au gré des envies et des engagements, devenant un espace à habiter autant qu’à expérimenter.
L’entre-deux — installation collective
Entre hier et demain, entre ici et là, entre eux et nous, L’entre-deux propose une réflexion sur les espaces de l’école à travers une installation réalisée par les étudiant·es en Architecture d’intérieur.
À partir d’une observation de l’existant, les étudiant·es ont analysé les lieux de passage, de travail, de repos et de rencontre afin d’en révéler les limites et les potentiels. De cette réflexion émergent des besoins simples : plus de calme, plus de verdure, plus de convivialité, plus de couleur — plus de vie.
Inspiré·es par la démarche de Michael Beutler, ils et elles traduisent ces intentions dans une grande maquette réalisée à partir de matériaux de récupération, vestiges d’anciens travaux. Développé en parallèle du cours de Structure Formelle, le projet explore également les possibilités du papier et du carton comme matériaux de transformation.
L’entre-deux se présente ainsi comme une école en devenir, en miniature, traversée par de nouvelles dynamiques.
Informations pratiques
Dates : du 17 avril au 13 mai 2026
Vernissage commun : vendredi 17 avril à 18h (concert & moment convivial)
L’entre-lieu
Hall du bâtiment AI–DI–CROA
Activations tout au long de la période (petits déjeuners, vide-dressing, rencontres, exposition sauvage…)
L’entre-deux
Hall (1er étage), bâtiment Architecture d’intérieur
Installation accessible en continu
Festival « Réparer, c’est créer » @ ESA Saint-Luc Liège
11 mars 2026 by Benjamin Franssen
Festival « Réparer, c’est créer »
8, 9 et 10 avril 2026 Village circulaire + Point-Virgule (B16)
Pour embrasser les enjeux actuels de la crise écologique, l’ESA Saint-Luc Liège organise le festival « Réparer, c’est créer » du 8 au 10 avril 2026.
Pendant trois jours, ateliers pratiques, conférences, tables rondes et moments conviviaux inviteront à réfléchir et expérimenter autour de la réparation : réparer le monde, les choses, les personnes et nos pratiques.
Un événement ouvert à la communauté étudiante, enseignante et au grand public, au Village circulaire et au Point-Virgule (B16).
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Face aux crises écologiques, sociales et humaines qui traversent notre époque, l’ESA Saint-Luc Liège propose un temps fort de réflexion, d’expérimentation et de rencontre autour d’une conviction simple et puissante : réparer, c’est déjà créer. Le festival se déploie sur trois journées et articule ateliers pratiques, conférences, tables rondes, projections et temps festifs et conviviaux.
Pensé comme un espace de dialogue et d’action, l’événement explore plusieurs dimensions de la réparation : réparer le monde, réparer les objets, réparer les personnes et réparer l’école elle-même. À travers des pratiques concrètes telles que le ravaudage, le repair café, la donnerie, le fablab ou encore des ateliers participatifs, les participant·es sont invité·es à interroger leurs usages, leurs gestes et leurs responsabilités. Ces temps pratiques sont nourris par des conférences et des tables rondes réunissant artistes, chercheur·euses et acteur·rices culturels, afin de croiser les regards, les disciplines et les expériences.
Le festival se veut également un moment de convivialité et de partage. Des temps informels, pensés pour favoriser la rencontre, l’échange et la coopération — comme une soupe participative ou des moments festifs — ponctuent la programmation et participent à créer un cadre ouvert et accessible à toutes et tous. En s’ancrant dans le Village circulaire et le Point-Virgule (B16), l’événement s’inscrit dans les dynamiques déjà à l’œuvre au sein de l’école et prolonge les réflexions menées autour des pratiques durables et collaboratives.
À travers ce festival, l’ESA Saint-Luc Liège affirme son rôle d’acteur culturel engagé, en prise avec les enjeux sociétaux contemporains. Il s’agit à la fois de faire le point sur les pratiques actuelles, d’imaginer celles de demain et de préparer les étudiant·es à devenir des artistes et designers capables d’agir sur le monde.
Le projet s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets Développement Durable de l’ARES et prolonge le travail initié autour du Village circulaire et du thème fédérateur « Réparer, c’est créer ».
Un nouveau partenariat international entre les ESA Saint-Luc et la Osaka Seikei University
26 janvier 2026 by Vincent Martorana
Les Écoles Supérieures des Arts Saint-Luc Liège et Saint-Luc Bruxelles annoncent la conclusion d’un Memorandum of Understanding (MoU) avec la Osaka Seikei University (Osaka, Japon), portant sur les domaines de la bande dessinée, de l’illustration et du graphisme.
Cet accord-cadre établit les fondements d’une coopération internationale structurante et pérenne, reposant sur un partenariat tripartite inédit réunissant les deux institutions Saint-Luc autour d’une vision partagée de l’enseignement artistique, de la création et de la recherche.
Faisant suite à une mission académique menée en 2025, cette initiative s’inscrit dans la volonté de renforcer les collaborations entre établissements partageant des valeurs pédagogiques communes, notamment dans le développement de partenariats internationaux avec des institutions situées hors du contexte européen.
La signature de l’accord par les directions des ESA Saint-Luc Liège et Bruxelles marque l’achèvement de la procédure officielle en Belgique et ouvre la voie à une collaboration appelée à s’inscrire dans la durée.
Le document est actuellement en cours de transmission vers Osaka, où il sera soumis à la signature des instances compétentes de la Osaka Seikei University.
Ce partenariat a vocation à être activé par l’ensemble de la communauté Saint-Luc — étudiant·es, enseignant·es, chercheur·euses et équipes — à travers des projets communs, des échanges académiques et des initiatives partagées.
Sortie culturelle à Anvers : une journée de découvertes pour les étudiant·es de B1 AI et B1 DI
10 décembre 2025 by Benjamin Franssen
Le 2 décembre 2025, les étudiant·es de première année en Architecture d’Intérieur et en Design Industriel ont pris la route vers Anvers pour une journée de découverte particulièrement dense et enthousiasmante. Partis à l’aube de Liège en car, ils ont rejoint le cœur de la métropole flamande, où un premier arrêt s’est immédiatement imposé : la gare centrale d’Anvers.
Ce bâtiment exceptionnel signé Louis de la Censerie, inauguré en 1905 dans un style éclectique d’une rare richesse, demeure un symbole éclatant d’une Belgique qui rayonnait alors sur la scène internationale. Très souvent citée parmi les plus belles gares au monde, elle a offert d’emblée aux étudiant·es un moment suspendu, un choc esthétique qui prépare idéalement à une journée consacrée à l’architecture et à l’art.
Après cette introduction « ferroviaire » magistrale, la journée s’est poursuivie en deux groupes à la découverte de deux lieux emblématiques de la ville : le Musée des Beaux-Arts d’Anvers et le MAS (Museum aan de Stroom).
Au Musée des Beaux-Arts, l’exposition « Magritte, une ligne de vie » dévoilait le contenu d’une conférence donnée par l’artiste en 1938 au sein même du musée. Les étudiant·es ont pu y découvrir des œuvres nombreuses, parfois inédites, qui jetaient une lumière nouvelle sur ce représentant incontournable du Surréalisme. Une autre exposition temporaire mettait en avant le travail de Marthe Donas, artiste du début du XXᵉ siècle dont la pratique oscille entre cubisme et abstraction. Cette créatrice, qui a côtoyé Alexandre Archipenko – inventeur des sculpto-peintures – s’y révélait dans une exposition dense et riche, soulignant sa détermination à s’affirmer en tant qu’artiste femme à une époque où cela relevait encore du défi. Quelques œuvres de figures majeures telles qu’Amadeo Modigliani, Théo Van Doesburg ou Piet Mondrian venaient compléter ce parcours, offrant un éclairage précieux sur le grand courant du Modernisme.
Porté·es par une météo étonnamment clémente pour un début décembre, les étudiant·es ont ensuite longé les quais de l’Escaut pour rejoindre, au nord de la ville, le MAS, déjà reconnaissable de loin grâce à son architecture contemporaine imposante. Évoquant un immense entrepôt, ce bâtiment conçu par le bureau néerlandais Neutelings Riedijk rend hommage à l’activité portuaire intense de la ville, mais aussi à sa légende fondatrice « Hand Werpen », à travers les milliers de petites mains ornant sa façade. L’édifice lui-même a suscité l’émerveillement des étudiant·es, tant en architecture d’intérieur qu’en design.
À l’intérieur, ce vaste musée consacre ses espaces à la ville d’Anvers et à ses collections historiques, près de 600 000 objets parfois révélés à travers des expositions temporaires. Parmi celles-ci, « Y a-t-il quelqu’un à la maison ? » proposait une exploration délicate et poétique du « chez soi » et des objets qui nous protègent, nous rassurent ou nous ramènent à ces madeleines de Proust que peuvent être les souvenirs enfouis dans nos intérieurs. Enfin, l’exposition « Universal Tongue » d’Anouk Kruithof a plongé les étudiant·es dans l’univers fascinant de la danse, grâce à une installation sonore et visuelle rassemblant mille formes d’expression corporelle récoltées à travers le monde.
Une journée exceptionnelle, dense, stimulante, un véritable cadeau offert à nos étudiant·es pour aiguiser leur sens de l’observation, nourrir leur curiosité et les inviter à regarder autrement le monde qui les entoure.
Un atelier électrique : les M1 CVG fabriquent des machines à dessiner avec Élie Bolard
28 novembre 2025 by Benjamin Franssen
Le 17 novembre dernier, il y a eu comme de l’électricité dans l’air, et des circuits imprimés partout dans la salle. Un workshop en mode art numérique s’est préparé à prendre forme, un groupe de M1 Communication Visuelle et Graphique s’est installé, déjà traversé par cette intuition : aujourd’hui, il allait se passer un truc.
Dans le cadre du cours d’Image numérique, Olivier Evrard et Grégory Berger ont invité Élie Bolard, artiste qui fait rimer poésie visuelle et électronique contemporaine, à mener un workshop dont l’objectif était simple : fabriquer une machine électronique à dessiner.
La séance s’est ouverte sur un partage d’expérience : Élie a eu l’occasion de parler de son parcours et de son univers artistique, une pratique où se croisaient hardware low-cost, détournements de composants, moteurs, capteurs… bref, de la bidouille artistico-digitale. Il a expliqué comment la technologie pouvait devenir matière sensible, comment un microcontrôleur pouvait rêver et comment un moteur, parfois, semblait vouloir s’exprimer… graphiquement parlant.
Main d’œuvre – Emulation, Mutantx – Bip Liège, Windows Went Wind, Tangible Cloud Exhibition à la Galerie KBK, Forêt Discrète à l’Espace de l’Art Concret… Le parcours d’Élie était riche : autant d’indices de sa manière singulière de faire dialoguer l’art et l’électronique.
Puis, place à la pratique !
Les tables se sont transformées en petites zones expérimentales : câbles entremêlés, capteurs étalés, microcontrôleurs Micro:bit, morceaux de carton, minuscules moteurs, scotch, tournevis… et cette émulation créatrice très particulière où l’on devinait que quelque chose allait prendre vie.
Élie a circulé entre les groupes « avec joie et amour » — c’est ainsi que les étudiant·es l’ont décrit, et c’était exactement cela : encouragements, ajustements, conseils précis, détournements ingénieux, petits miracles techniques, et beaucoup de rires.
Il y a eu des machines timides, qui tremblaient avant d’oser laisser une trace. D’autres, au contraire, ont pris la feuille d’assaut. Certaines ont dessiné en spirale, d’autres en zigzag, d’autres encore semblaient hésiter, comme si elles réfléchissaient. Dans tous les cas, chacun a ressenti cette joie simple : « Eurêka ! Ça fonctionne. » Un moteur a vibré, un capteur a répondu, un feutre s’est mis en mouvement.
L’objectif du workshop — désacraliser le hardware low-cost, montrer qu’on pouvait fabriquer un outil graphique interactif avec trois composants, un moteur et beaucoup de curiosité — a traversé la journée sans jamais avoir besoin d’être théorisé.
Les étudiant·es ont surtout compris qu’une machine pouvait devenir un partenaire de dessin, qu’on pouvait apprivoiser la matérialité du numérique, et que la créativité passait parfois par un circuit bricolé, un programme simple ou un moteur qui coûtait à peine trois francs cinquante.
Un workshop dense et généreux, de ceux qui ont laissé sur les tables un chaos de câbles et, dans les têtes, une large ouverture des possibles créatifs en art numérique.
En attendant le prochain, il est resté les machines — parfois bancales, parfois brillantes — et ce souvenir précis : l’instant où un moteur s’est mis à trembler, et où tout le monde a compris qu’il allait dessiner des formes abstraites et surprenantes, dans une sorte de mouvement aléatoire perpétuel.
Saint-Luc explore le futur créatif avec les IA Days 2025
19 novembre 2025 by Benjamin Franssen
L’ESA Saint-Luc a pris part à la première édition des IA Days, un événement dédié aux industries culturelles et créatives, organisé du 13 au 17 octobre 2025. Objectif : interroger, inspirer et éveiller les consciences sur les impacts de l’intelligence artificielle dans les métiers artistiques.
Micro-Trottoir sur l’IA des étudiants de Saint-Luc – Réalisation avec le Backpack pédagogie numérique
Après une journée de conférences immersives à Louvain-la-Neuve, où les étudiants ont pu questionner leurs représentations de l’IA, ils ont pris part à quatre jours de formation hybride dans les locaux de Saint-Luc. Ce programme mêlait capsules pédagogiques, visioconférences et travaux pratiques, encadrés par Xavier Zinzen et Vincent Klinkenberg (respectivement professeurs en Bac 3 Publicité et Master 1 Design industriel). Au total, plus de 30 étudiants se sont lancés dans le parcours vidéo, avec la mission de réaliser un projet créatif intégrant des outils d’IA.
“Nous voulions nous faire une opinion personnelle, basée sur la pratique plutôt que sur la lecture d’articles à propos de l’IA”, explique Vincent Klinkenberg. “Les étudiants se sont énormément investis, ils ont beaucoup appris, et cette première édition était une très belle réussite.”
De son côté, Xavier Zinzen souligne combien cette expérience a permis de remettre la créativité au centre du processus technologique :
“L’intention du créatif reste le vrai moteur de la génération. Sans une vision claire et une bonne compréhension de l’outil, l’IA ne crée rien. L’avenir de l’artiste n’est pas compromis : un outil supplémentaire est maintenant à notre disposition, mais il ne remplacera jamais la vision.”
Entre curiosité, expérimentations et réflexions éthiques, cette semaine immersive a permis aux étudiants de mieux comprendre le potentiel et les limites de l’IA dans la création artistique, tout en affirmant une conviction forte : la technologie ne remplace pas la vision de l’artiste, elle la prolonge. “Beaucoup s’attendaient à ce que le bouton ‘générer’ soit magique. Ils ont découvert à quel point il faut du temps, de la clarté dans l’intention et une vraie maîtrise technique pour obtenir un résultat satisfaisant. Cette bulle collective a été un formidable catalyseur de créativité.” — conclut Xavier Zinzen. Découvrez ci-dessous les réalisations vidéo des étudiants et quelques images de cette expérience inspirante.
Les réalisations des étudiants
Ces productions sont le résultat d’un processus d’exploration où chacun a dû trouver sa manière d’utiliser l’IA, sans perdre sa singularité :
Les mondes de Lyah
Shrink
OpenMe
NY 2030
Just a nightmare
Voyage d’étude au Luxembourg : une immersion culturelle et artistique pour les étudiant·es de Saint-Luc Liège
22 octobre 2025 by Benjamin Franssen
Du 8 au 10 octobre, près de 70 étudiant·es de l’ESA Saint-Luc Liège, accompagnés d’une dizaine d’enseignant·es et de membres du personnel, ont pris la route du Luxembourg pour un séjour de découverte culturelle et patrimoniale.
Ce voyage d’étude s’inscrit dans la continuité des actions menées par la section CROA (Conservation-Restauration des Œuvres d’Art) pour confronter les étudiant·es aux pratiques européennes de la conservation et de la restauration, et encourager une approche comparée des patrimoines.
Une initiative du département Conservation-Restauration des Œuvres d’Art
Organisé à l’initiative du département CROA, ce voyage avait pour objectif de plonger les étudiant·es dans la richesse muséale et patrimoniale du Luxembourg, tout en favorisant les échanges entre les différents niveaux d’études — B2, B3, M1 et M2.
Les accompagnateurs — Sophie Moreaux, Delphine Gourdon, Fabien Denoël, Noémie Drouguet, Valérie Rousseau, Justine Gautier, Catherine Cools, Manon d’Haenens, Claire Dehon, Vincent Martorana et Nico Broers — ont contribué à faire de ce séjour un moment de cohésion et de formation, où la curiosité et l’analyse critique étaient au cœur des activités.
Entre mémoire et modernité : trois jours d’exploration
Le séjour s’est ouvert à Clervaux, avec la découverte de la célèbre exposition The Family of Man, rassemblant les photographies humanistes d’Edward Steichen. Véritable hommage à l’humanité dans toute sa diversité, cette exposition, inscrite au registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO, a marqué le point de départ d’une réflexion collective sur le regard, la mémoire et la transmission visuelle.
Les étudiant·es ont ensuite rejoint Luxembourg-ville, où une visite guidée du centre historique, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, leur a permis d’explorer les fortifications et les différentes strates d’histoire qui structurent la ville.
La deuxième journée fut consacrée à la découverte des grands musées luxembourgeois : le MUDAM – Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean, le Musée national d’archéologie, d’histoire et d’art (MNHA). Ces visites ont nourri la réflexion des étudiant·es sur les relations entre art contemporain, patrimoine et restauration.
Enfin, la dernière journée a mis l’accent sur la rencontre avec des professionnel·les du patrimoine : atelier de restauration du MNHA à Bertrange, Musée national d’histoire naturelle et Lëtzebuerg City Museum. Ces moments privilégiés ont permis d’aborder concrètement les enjeux de la conservation, de la recherche et de la médiation des œuvres d’art.
Un voyage formateur et fédérateur
Au-delà de la richesse des visites, le voyage a favorisé la cohésion entre les étudiant·es, tout en renforçant leur regard critique sur les pratiques muséales et les démarches de conservation.
Ce séjour a également permis de comparer différentes approches de la conservation et de la valorisation patrimoniale — entre musées nationaux, ateliers spécialisés et institutions locales — et d’observer les enjeux liés à la préservation du patrimoine bâti, à la recherche scientifique et à la médiation auprès des publics.
Cette immersion internationale renforce ainsi la compréhension des réalités professionnelles auxquelles les futur·es restaurateur·ices seront confronté·es
« Le voyage au Luxembourg s’inscrit dans la volonté du département de former des restaurateurs et restauratrices conscients des enjeux actuels de la conservation, tout en nourrissant leur curiosité culturelle », souligne Noémie Drouguet, responsable du département Recherche et co-organisatrice du séjour.
Un voyage d’étude riche et fédérateur, qui illustre pleinement l’importance de la mobilité, de la découverte et de la transversalité dans la formation artistique et patrimoniale proposée à l’ESA Saint-Luc Liège.
Le Point Recherche 2025 à l’ESA Saint-Luc Liège : une soirée dédiée à « La réparation »
16 octobre 2025 by Benjamin Franssen
Lieu : La Box – ESA Saint-Luc Liège Date : Jeudi 2 octobre 2025
Pour marquer la rentrée académique 2025-2026, l’ESA Saint-Luc Liège a organisé une nouvelle édition de son Point Recherche, un rendez-vous qui met à l’honneur les projets menés par les enseignant·es, étudiant·es et invité·es de l’école. Cette année, la soirée s’articulait autour de la thématique annuelle « La réparation », explorée sous des angles artistiques, pédagogiques, sociaux et philosophiques.
Une thématique transversale et fédératrice
En ouverture, Roland Decaudin a présenté les enjeux de cette nouvelle orientation thématique. Dès cette année, l’ESA Saint-Luc Liège adopte une thématique annuelle qui irrigue plusieurs moments forts de la vie de l’école : les soirées Point Recherche, la Semaine Transversale et une grande exposition publique en fin d’année. En 2025-2026, c’est « La réparation » qui occupe cette place centrale. Notion plurielle, elle invite à porter attention à la fragilité et à l’altérité, tout en favorisant des pratiques artistiques durables, engagées et porteuses de sens.
Cette thématique s’enracine dans des projets développés en 2024-2025 : usage de la technique japonaise du kintsugi, conception d’objets pensés pour plusieurs vies, adoption de l’orthographe inclusive, ou encore design participatif d’un monument pour la paix. Autant de pratiques qui témoignent d’un dialogue fécond entre création et réparation.
Projets artistiques et démarches sensibles rojets marquants :
Plusieurs interventions ont illustré la diversité des approches possibles. Célia Charbaut et Stefan Askew ont présenté le village circulaire, une initiative où réparer revient à créer, encourageant les étudiant·es à s’approprier les matériaux et à réinventer les usages.
Valérie Rousseau, historienne de l’art et conservatrice-restauratrice, a proposé une réflexion sur le tiraillement entre création et restauration, en présentant diverses techniques de réparation artistique. Lidya Theodoridis a dévoilé Deuil blanc, un projet touchant autour de la perte de mémoire liée à la maladie d’Alzheimer, où l’art devient un vecteur de réparation symbolique des liens familiaux et mémoriels.
Enfin, Odile Knubben a présenté L’écho des flots, un dispositif commémoratif dédié aux inondations de Pepinster, transformant les récits personnels en mémoire collective partagée.
La réparation comme rapport à l’Histoire : l’intervention de Julien Jeusette d’échanges à Saint-Luc
Moment fort de la soirée, l’intervention de Julien Jeusette a apporté une dimension théorique et critique à la réflexion. Chercheur en littérature et philosophie politique, actuellement directeur de programme de recherche au Käte Hamburger Kolleg CURE (Université de la Sarre), Julien Jeusette explore les pratiques culturelles de réparation et les “fantômes” de l’Histoire.
À travers une analyse fine de récits fictionnels inspirés de traumatismes historiques, il a montré comment la littérature et les pratiques artistiques permettent de faire résonner des blessures collectives, de réinscrire les silences dans des narrations partagées, et d’ouvrir des espaces de réappropriation critique du passé. Son intervention a permis de lier la notion de réparation à des enjeux mémoriels et politiques, soulignant la puissance de l’art comme outil de résistance et de transmission.
Un moment d’échanges conviviaux e expérience enrichissante
La soirée s’est conclue autour d’un verre de l’amitié, propice aux échanges informels entre participant·es, invité·es et membres de la communauté de l’ESA Saint-Luc Liège. Les discussions ont prolongé les questionnements soulevés, confirmant la richesse et la pertinence de cette thématique transversale pour l’année à venir.
Retour sur la mission académique au Japon : une semaine de rencontres, de découvertes et de perspectives ESA Saint-Luc Liège renforce sa collaboration avec l’Université des Arts d’Aïchi (Japon)
10 octobre 2025 by Benjamin Franssen
En cette rentrée académique 2025, l’ESA Saint-Luc Liège souhaite revenir sur une expérience exceptionnelle qui s’est déroulée du 25 au 31 mai 2025 : la mission académique au Japon. Cette initiative a permis de renforcer nos liens avec les écoles supérieures d’art nippones et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour nos étudiant.e.s, enseignant.e.s et chercheurs. Le service international en profite également pour lancer un appel à contribution afin de continuer à développer ces partenariats (plus d’infos prochainement).
Une exposition, un voyage, des rencontres
L’Exposition universelle d’Osaka constitue un rassemblement international majeur, réunissant plus de 160 pays autour de leurs innovations technologiques, scientifiques, sociales et culturelles. La Belgique y participe activement et, dans ce cadre, Wallonie-Bruxelles International (WBI) a organisé une mission académique visant à développer et renforcer les partenariats avec les établissements d’enseignement supérieur japonais.
L’ESA Saint-Luc Liège était représentée par M. Roland Decaudin, directeur, Valérie Rousseau, professeure en restauration de céramique, ainsi que Nico Broers , professeur en restauration de peinture et Stefan Askew, chargés des relations internationales. La délégation a participé à un programme riche combinant visites officielles, rencontres institutionnelles et échanges bilatéraux avec plusieurs écoles d’art japonaises.
Déroulé de la mission académique au Japon
Dimanche 25 mai – Ouverture et immersion artistique La semaine a débuté par l’ouverture officielle de la semaine « Fédération Wallonie-Bruxelles » au pavillon belge de l’Exposition universelle d’Osaka. Ce moment a permis à la délégation belge de se retrouver au cœur d’un événement international majeur, entourée de représentants de nombreux pays et institutions. La journée s’est poursuivie par la visite de l’exposition Folon, Agent of the Imaginary au Musée Abeno Harukas, qui mettait en lumière l’œuvre emblématique de Jean-Michel Folon, offrant une première immersion artistique et culturelle au Japon. Voir le programme officiel
Lundi 26 mai – Premiers partenariats académiques La délégation s’est rendue à l’Université Seikei d’Osaka afin d’explorer les possibilités de collaboration dans les domaines de la bande dessinée, de l’illustration et du design graphique. Cet établissement privé, membre du groupe éducatif Gakuen, accueille environ 3 500 étudiant.e.s, dont 1 000 au sein des départements arts et design. Les échanges ont permis de poser les bases de futurs partenariats et d’identifier des synergies avec la Tainan University of Technology, déjà partenaire de l’ESA Saint-Luc. En savoir plus sur la collaboration avec Taïwan
Mardi 27 mai – Rencontre institutionnelle à Tokyo La journée a été marquée par la rencontre officielle à l’Université des arts de Tokyo en présence de Mme Elisabeth Degrijse, Ministre de l’Enseignement supérieur. Cette rencontre a offert un cadre formel pour discuter des enjeux de la coopération académique et des échanges entre les établissements belges et japonais. La mission s’est poursuivie par un séminaire à l’ambassade de Belgique à Tokyo, consacré aux leviers d’action favorisant la mobilité internationale avec le Japon. Article sur la visite
Mercredi 28 mai – Découverte de l’Université des arts d’Aichi La délégation a ensuite visité l’Université des arts d’Aichi, située dans la banlieue de Nagoya. Cette université publique, accueillant environ 1 000 étudiant.e.s, s’est révélée être un environnement idéal pour discuter de collaborations dans les domaines de la conservation, du design, de l’illustration et de la sculpture. Les échanges ont été enrichissants, offrant une perspective sur les méthodes pédagogiques et artistiques japonaises.
Jeudi 29 mai – Design et conservation à Tokyo À Shibuya, la délégation a rencontré la Nippon Designer School, en plein cœur de Tokyo, pour explorer des pistes de collaboration dans le design et les arts appliqués. En parallèle, Valérie Rousseau et Nico Broers ont animé une masterclasse de conservation-restauration à l’Université des arts de Tokyo, faisant suite à l’échange initié en 2024 dans le cadre du programme ASEM-DUO. Cette expérience avais notamment permis aux participant.e.s de découvrir de près l’art du Kintsugi et les techniques japonaises de restauration. La Masterclasse proposée par les deux enseignants de l’ESA était consacrée aux prises de décision sur les interventions à mener dans le contexte de conservation de patrimoine endommagé. Ils y ont notamment présenté le cas de la restauration du Bethléem de Verviers meurtri au cours des innondations de l’été 2021. Découverte du Kintsugi à Tokyo
Vendredi 30 mai – Clôture et perspectives La masterclasse de conservation-restauration s’est poursuivie, offrant une immersion approfondie dans les techniques et pratiques japonaises tandis que la mission officielle s’est conclue par la cérémonie de clôture au pavillon belge de l’Exposition universelle, marquant la fin officielle de cette semaine riche en rencontres et échanges.
Samedi 31 mai – Immersion culturelle à Kyoto Avant le retour en Belgique, la délégation a profité d’une journée culturelle à Kyoto, permettant de découvrir le patrimoine historique et artistique japonais, et de conclure la mission sur une note d’enrichissement culturel et humain.
Perspectives et appel à contribution
Quatre mois après cette semaine riche en découvertes et en échanges, il est temps de concrétiser le potentiel et les partenariats identifiés lors de la mission. Le service international de l’ESA Saint-Luc invite donc l’ensemble de la communauté à manifester son intérêt pour poursuivre et renforcer les collaborations avec les écoles supérieures d’art japonaises.
Cette mission au Japon constitue une étape majeure dans le développement des relations internationales de l’ESA Saint-Luc, offrant à nos étudiant.e.s, enseignant.e.s et chercheurs un horizon élargi pour l’échange, l’apprentissage et l’innovation artistique.
CVG au festival Transat de Cambrai
21 août 2025 by Stagiaire Communication
CVG au festival Transat de Cambrai
Du 21 au 27 avril 2025, dix étudiant·e·s en communication visuelle et graphique de l’ESA Saint-Luc Liège ont pris part au festival Transat Graphique à Cambrai. Cette mobilité, inscrite dans le projet Prompto, s’intègre dans un dispositif transfrontalier imaginé par l’association Fig. (Liège) et l’ESAC de Cambrai, qui associe expositions, workshops et conférences autour du design graphique contemporain.
Durant une semaine, les étudiant·e·s liégeois ont travaillé main dans la main avec leurs homologues cambraisiens. Ils ont participé à l’ensemble de la préparation de l’événement : scénographie, impressions, finitions, accrochage et installation des œuvres. Ce travail collectif a trouvé son aboutissement lors de l’ouverture de l’exposition à la Chapelle des Jésuites, un lieu patrimonial exceptionnel en présence des directeurs des deux ESA, M. Roland Decaudin et Mme Sandra Chamaret.
Au-delà de la production visuelle, cette expérience a revêtu une forte dimension pédagogique. Les étudiant·e·s ont pu mettre en pratique leurs compétences en communication visuelle et graphique dans un contexte réel, où la collaboration, la gestion de projet et l’adaptabilité étaient essentielles.
Ils se sont confrontés aux réalités de la scénographie, de l’édition et de la médiation, tout en développant des compétences transversales précieuses : organisation en grand groupe, écoute, esprit d’équipe.
Cette immersion a aussi permis de découvrir des pratiques contemporaines centrées sur des valeurs fortes : création collective, mutualisation des moyens, réemploi et consommation raisonnée. Autant d’approches qui rejoignent les préoccupations actuelles des designers graphiques émergents, telles que les met en avant Transat Graphique.
En parallèle du travail, des moments conviviaux – repas partagés, soirées festives – ont renforcé la cohésion du groupe. Le gîte, loué pour l’occasion, a constitué un véritable lieu de vie et d’échanges, permettant aux étudiant·e·s de se ressourcer après des journées intenses.
Cette mobilité a été rendue possible grâce au soutien du programme Erasmus+ (mobilités courtes de groupe) et à l’engagement des enseignant·e·s Marie Sion et Benjamin Dupuis, qui ont coorganisé l’atelier créatif avec l’ESAC de Cambrai.