Atelier Vertikal 2020 en Architecture d’intérieur

Les jeudi 15 et vendredi 16 octobre prochains, toute la section d’Architecture d’intérieur de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège se rassemble pour le workshop Atelier Vertikal 2020 !

 

L’Atelier Vertikal 2020 regroupe les cinq années de la section. Les étudiant·e·s seront réparti·e·s es groupes de travail et seront à l’œuvre dans les locaux d’Architecture d’intérieur.

Ce projet a pour but de faire réfléchir les étudiant·e·s de la section à l’aménagement d’un cadre de travail épanouissant pour tou·te·s, d’appliquer la réflexion au cadre de l’École pour créer un lieu agréable tant pour les étudiant·e·s que pour les enseignant·e·s et enfin, de prendre possession des locaux au travers d’installations pratiques et esthétiques pour se les réapproprier et leur donner une identité propre.

 

 

Ce workshop est organisé dans le cadre de Générations Entreprenantes avec la Sowalfin.

Le travail de fin d’études d’Aude Moutard présenté à Prague

Le Festival international de Design à Prague, Designblok, dans sa catégorie Design Helps, a sélectionné TINYPLAY, le projet de fin d’études d’Aude Moutard, récemment diplômée de la section Design industriel de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège.

Ce festival est l’un des événements majeurs en Europe centrale en matière de design sous toutes ses formes. Créé il y a plus de 20 ans, il réunit plus de 300 exposant·e·s venu·e·s de partout en Europe pour présenter leur travail, que cela soit les nouveautés de grandes marques ou des prototypes de jeunes designers et studios de design.

 

TINYPLAY

Pour son travail de fin d’études en Design industriel, Aude Moutard a designé une aire de jeux mobile qui peut s’établir dans diverses cours de récréation d’instituts spécialisés. TINYPLAY permet aux enfants atteints de troubles autistiques de développer leur psychomotricité avec des activités de motricité générale et fine, un espace d’éveil sensoriel, des assises oscillantes et un refuge.

 

 

En savoir plus

Le projet TINYPLAY sur Behance 

Aude Moutard sur Instagram

Le festival Designblok

Liège Souffle Vert #2 : découvrez l’œuvre La Symphonie de la biodiversité

En mars dernier, un article annonçait le projet de Livia Renault, étudiante en master Architecture d’Intérieur, orientation Espaces scénographiques, à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, Symphonie de la Biodiversité dans le cadre de la deuxième édition de Liège Souffle Vert.

 

Livia Renault s’est entourée de différentes personnes pour réaliser cette Symphonie de la Biodiversité : Thierry Roger, Pauline Fusini (alumni en Architecture d’intérieur), Clémence Desbarax, Eric de Raikem, Renaud Leroy, Fred Apiculteur ainsi que La Cité S’invente.

 

C’est à présent le moment de découvrir cette fameuse Symphonie de la Biodiversité ! Le grand public peut rencontrer trois installations conçues et réalisées avec l’aide de Louise Marot (étudiante en Architecture d’intérieure, orientation Patrimoines), dans la ville de Liège : place des Déportés (près des modules de jeux), place Saint Barthélémy (entre les deux espaces de pétanque) et au parc de la Boverie (près des modules de jeux). Sur chacun de ces modules en bois, il y a un code QR à scanner : il explique comment les utiliser et interagir de manière ludique avec ceux-ci.

 

Les trois installations (place Saint Barthélémy, parc de la Boverie, place des Déportés)

 

Le code QR indique également un lieu important : là où se trouve l’apidôme, la structure principale vivante et végétale. Celle-ci est en saule et a été réalisée en collaboration avec le Village du Saule de Braives, qui a prêté main forte à Livia Renault et son équipe pour réaliser la partie centrale durant le confinement.

L’apidôme permet aux visiteurs et aux visiteurs d’aller à la rencontre des abeilles, travailleuses de l’ombre et habitantes de la ville au même titre que les humains. Grâce à des micros et des haut-parleurs intégrés, des sons nous invitent dans l’intimité des ruches de l’écocentre urbain La Cité s’invente.

 

L’apidôme, derrière les ruches

 

Liège Souffle Vert #2 : Résonances

Le festival Liège Souffle Vert a pour but d’offrir aux usagers une expérience renouvelée de la ville. Cette expérience, à son tour, transforme peu ou prou la ville et participe à l’appropriation de l’espace public par les citoyens. Le dialogue entre le végétal et les différentes formes de vie et d’expériences de la ville est au cœur de la démarche du festival, qui souhaite explorer la ville dans « tous ses sens ». Après une première édition en 2016, le festival revient en 2020 avec la thématique des Résonances.

 

 

En savoir plus sur la Symphonie de la biodiversité

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Expo : D’hier et de deux mains

C’est à la fin du mois d’août qu’a été ouverte l’exposition D’hier et de deux mains, à la Maison des Métiers d’art. Celle-ci présente en parallèle des objets des collections du Musée de la Vie Wallonne et de designers contemporains, parmi lesquel·le·s des alumnis et des enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège.

 

Oeuvres de Pauline Dawans, Anaïs Schoondbrodt et Michaël Bihain

 

L’exposition montre des œuvres d’ancien·ne·s étudiant·e·s du master en Architecture d’Intérieur à finalité spécialisée en Mobilier : Anaïs Schoonbrodt, Pauline Dawans, Julien Dawagne et Charline de Grand Ry. Mais aussi des alumni de notre section Design industriel, comme Chanel Kapitanj et Romy Di Donato. Il sera également possible de voir le travail de certain·e·s de nos enseignant·e·s, Michaël Bihain, Pascal Koch et Les Tontons Racleurs (Maud Dallemagne).

Ils et elles seront accompagné·e·s de LV Créations, Ulle von Folador, DesignWithGenius, Frédéric Richard.

 

 

Un catalogue est également disponible en ligne. Vous pouvez le consulter en cliquant ici.

 

Infos pratiques

À la Maison des Métiers d’art (rue des Croisiers, 7 – 4000 Liège) : jusqu’au 24 octobre, du lundi au vendredi de 12h à 18h, le samedi de 10h à 16h.

À la Design Station (rue Paradis, 78 – 4000 Liège) : du 28 septembre au 16 octobre, du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h à 17h

Entrée libre

 

  La section d’Architecture d’intérieur sur Facebook

 

Sara Martin Garcia lance le magazine Nicole.

C’était jeudi dernier qu’était lancé Nicole., le magazine créé par Sara Martin Garcia, alumni de la section Communication visuelle et Graphique de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Ce magazine nous parle sexe, corps et plaisir sans tabou et questionne les idées reçues relatives au plaisir féminin pour faire avancer les choses, ouvrir les esprits et partager ses réflexions. Découvrons-en un peu plus sur le projet.

 

 

 

Rencontre avec Sara Martin Garcia

Raconte-nous comment est né ce projet ?
Pour cela, on doit remonter à mon éducation : j’ai grandi dans une famille qui m’a encouragée à devenir indépendante, d’assumer qui je suis, d’assumer mon corps, de faire mes propres choix… La sexualité n’était pas un sujet tabou chez moi. Et en grandissant, je me suis rendue compte que ce n’était pas le cas de tout le monde. Au long des années, j’ai beaucoup discuté avec des personnes – tant bien femmes qu’hommes – sur le sujet de la sexualité notamment féminine et je me suis rendue compte que beaucoup d’entre elles manquaient cruellement d’informations sur le corps des femmes. Or les femmes représentent la moitié de la population mondiale ! J’étais vraiment en désaccord avec ça. En parallèle, j’ai découvert la série The Handmaid’s Tale qui m’a chamboulée : la métaphore du corps de la femme comme un objet révèle les failles de notre société. Ça m’a fort interpellée. Et c’était justement au moment de choisir le sujet de notre mémoire en Master 1 : je me suis donc orientée vers la thématique de la sexualité féminine et les aspects qui y étaient liés.

 

Comment as-tu mis en œuvre ce projet ?
À Saint-Luc, j’ai pu faire de cette thématique mon mémoire. Marie-Paule Henry, ma promotrice, m’a donné beaucoup de lectures ; j’ai découvert plein de nouvelles choses, j’ai rencontré des interlocuteurs comme des sexologues… C’était très enrichissant de faire les recherches pour ce mémoire. Pour toute la partie graphique, j’ai choisi un format éditorial ; j’ai hésité au début entre le format livre et le format magazine puis très vite, j’ai décidé d’opter pour la seconde option dans une idée de continuité. Et pour vraiment créer Nicole. en Master 2, j’ai été encadrée par les profs du cours d’atelier et j’ai apprécié la liberté qui nous était donnée. C’était un réel dialogue : on pouvait défendre nos points de vue et les professeurs n’hésitaient pas à nous confronter à nos propres contradictions. Tout cela dans notre but et dans celui de notre projet.

 

Puis tes études à Saint-Luc se terminent…
Oui, donc j’ai été diplômée il y a un an en juin 2019. Le jour du jury, j’ai réalisé que l’école était vraiment finie et j’avais un goût de trop peu. Je voulais approfondir le sujet, développer le projet et son aspect graphique. Encouragée par mes professeurs à persévérer, je me suis renseignée sur les possibilités qui s’offraient à moi. C’est comme ça que j’ai commencé un coaching avec Bénédicte Philippart de Foy de CreaPME. Elle m’a vraiment aidée à transformer un projet scolaire en un projet professionnel et ancré dans le monde réel. J’ai beaucoup travaillé sur la forme durant ce coaching et je sais à présent où je mène mon projet.

 

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur la forme que Nicole. va prendre ?
Le premier article a été publié jeudi dernier sur la page Facebook de Nicole. et c’est comme cela que je vais fonctionner dans un premier temps : j’alimenterai cette page avec des articles. La page Instagram servira également de relais. D’ici quelques mois, j’ai le projet de lancer un blog. Mais ce qui me tient le plus à cœur – et c’est ma ligne directrice – c’est d’organiser des moments de rencontre, que cela soit des conférences, des débats… J’aimerais échanger en groupe, poser les questions que je me pose aux autres, discuter des constats que l’on peut faire, entendre des témoignages, réfléchir ensemble, ouvrir les esprits (le mien aussi bien entendu !), etc. Mais attention, mon intention n’est absolument pas d’arriver avec une sorte de vérité absolue ou une vision moralisatrice. Loin de là ! Je pense que c’est en questionnant et en discutant qu’on peut déjà faire bouger pas mal de choses.

 

Pourquoi Nicole. s’appelle Nicole.
C’est la contraction entre deux mots : « nidicole » – on dit d’un animal qu’il est nidicole quand il reste dans son nid, là où il se sent protégé et dans son intimité – et « colere » – mot latin qui signifie habiter, être installé dans. Le nom indique ainsi clairement une manière de s’installer dans son corps et d’habiter son intimité. Il renvoie au contenu des articles qui y paraîtront puisqu’on y parlera du corps, de sexe, de plaisir féminin, d’épanouissement, du patriarcat, de la société…

 

Un mot sur tes études à Saint-Luc ?
Quand j’ai choisi le cursus en Communication Visuelle et Graphique, j’avais mûrement réfléchi mon choix qui s’est avéré bon pour moi : j’ai découvert les possibilités infinies du graphisme. À chaque projet, j’en découvrais encore ! Et au fur et à mesure des années, je me suis naturellement orientée vers l’option Éditions pour mon master. Je garderai un bon souvenir de mon passage à Saint-Luc, surtout la relation privilégiée avec les professeurs, qui s’accentue à la fin, durant le master. Ils sont d’un soutien incroyable à plusieurs niveaux et nous poussent à ouvrir sans cesse nos horizons. Et tout ça se déroulait toujours dans un dialogue d’adulte à adulte.

 

Un conseil pour nos étudiant·e·s ?

Après les études, il y a une infinité de possibilités en graphisme. Profitez de ces dernières pour vous ouvrir l’esprit, explorer tout ce que vous pouvez explorer et croire en vos projets !

 

Suivez l’aventure Nicole. sur les réseaux sociaux

  Nicole.

  @nicole.lemagazine

Shake in Conservation 2021 : postulez !

L’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège est partenaire de la deuxième édition de Conservation Talks : Big Research in Tiny Speeches qui aura lieu en février 2021 à Bruxelles.

 

Ce colloque d’une journée entière permettra aux professionnel·le·s de la conservation ainsi qu’aux étudiant·e·s dans le domaine de présenter leurs recherches et de partager leurs connaissances et leurs expériences. Le format est dynamique puisque chaque exposé ne devra pas dépasser 10 minutes. Cet événement souhaite vraiment démontrer et partager la diversité de la recherche académique en conservation en Belgique.

 

 

Proposez votre présentation ou votre poster

Il vous est possible de postuler pour proposer un présentation ou un poster concernant un mémoire de master, une thèse de doctorat ou tout travail de recherche dans le domaine de la conservation et réalisé dans une université ou une haute école belge. Les candidatures sont ouvertes à tou·te·s, diplômé·e·s (récemment ou non) ou étudiant·es : il s’agit ici de permettre à ceux et celles-ci de faire leurs premiers pas de le monde professionnel.

L’événement sera en anglais mais les débutant·e·s sont plus que bienvenu·e·s !

Intéréssé·e ?

Vous avez jusqu’au 30 septembre 2020 pour rendre votre candidature. Le programme final sera publié à la mi-novembre.

 

À noter dans vos agendas

Jeudi 25 février 2021 de 9h30 à 17h30

Musée de la Bande dessinée de Bruxelles

Conservation Talks: Big Research in Tiny Speeches

 

 

Contacts

shakeinconservation.be

  SHAKE in Conservation

  SHAKE in Conservation (groupe)

  Shake_iC

Le Red Dot Award Product Design 2020 revient à Michaël Bihain !

Le studio de Michaël Bihain, enseignant de la section Architecture d’intérieur (Mobilier) de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, a conçu pour la marque belge Noël et Marquet une série de luminaires qui se voit récompensée par le prestigieux prix de design international Red Dot Award Product Design 2020 !

 

Le Red Dot Award

Créé en 1955, le Red Dot Design Award est un prix international de design de produits et de design de communication attribué par le Musée du Design Red Dot (Essen, Allemagne). Ce prix a pour but d’évaluer professionnellement la diversité dans le domaine du design et se décline en trois catégories : le design de produit, le design de la communication et le concept de design. Les personnes en charge de la conception et de la production postulent en proposant des produits qui seront analysés par un jury international composé d’experts dans différents domaines. Les lauréat·e·s sont présentés lors d’une cérémonie alors que leurs produits sont présentés dans une des pièces du musée. À titre d’exemple, en 2020, des designers et des entreprises de 60 nations ont soumis plus de 6.500 produits pour le concours.

 

© Photo Noël & Marquet — Interior Design Project : Michaël Bihain Studio

 

La collection de luminaires primée

Les profilés design pour éclairage IL5IL6IL7 MEMORYIL8 et IL9 MEMORY ont donc reçu la distinction Red Dot Award : Product Design 2020 et sont récompensés pour la qualité exceptionnelle de leur design.
Ces cinq profilés répondent à l’air du temps : ils sont puristes, simples et parfaitement proportionnés. Grâce à une petite encoche à l’arrière, ils peuvent également être équipés de bandes LED et être utilisés comme solutions d’éclairage direct.
Pour les deux modèles Memory, Michaël Bihain a repris le langage esthétique de moulures de plafond historiques pour l’interpréter dans de nouveaux profilés minimalistes plus modernes. L’effet Memory est la rencontre entre deux mondes, le passé et le présent.

 

Le PDG de Red Dot, Peter Zec, a souligné que Noël & Marquet et Michaël Bihain avaient créé d’excellents produits, convaincants sur le plan esthétique mais aussi fonctionnels. Ils ont établi avec ces créations de nouvelles normes dans leur secteur d’activité.

Dès le 22 juin, les cinq profilés seront donc exposés au Musée du Design Red Dot et seront visibles sur l’exposition en ligne du site web. L’annuaire Red Dot Design 2020-2021 paraîtra quant à lui en juillet 2020.

 

 

 

 

Studio Michaël Bihain

Le studio propose des services en design Industriel, design de mobilier d’édition, design de mobilier pièces unique, mais aussi d’architecture d’intérieur.
bihain.com
  Michaël Bihain Studio
  Michaël Bihain
  @michaelbihainstudio
 Michaël Bihain Studio
 Michaël Bihain

Doris Michel, alumni CVG, nominée aux HERA Awards 2020

C’est avec fierté que l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège a vu Doris Michel être nominée aux HERA Awards 2020 de la Fondation pour les Générations Futures. Après un bachelier en Photographie, elle s’est tournée vers le master en Design social et numérique (Communication visuelle et graphique) dans le cadre duquel son mémoire, Captives, a été sélectionné pour ces HERA Awards. On vous en dit plus !

 

Les HERA Awards

Les Higher Education & Rewards Awards for Future Generations récompensent des mémoires et des thèses de doctorat toutes disciplines confondues et qui se distinguent par leur démarche systémique (à 360°) et la valeur ajoutée sociétale. Il y a neuf catégories différentes, parmi lesquelles « Sustainable Design » — catégorie dans laquelle Doris Michel a été nominée pour son mémoire, aux côtés de deux autres personnes.

La cérémonie de remise des différents prix aurait dû se tenir au début de ce mois de mai ; c’était sans compter la pandémie du covid-19. Les HERA Awards ont donc décidé d’adapter l’événement en publiant, durant sept semaines, des vidéos de tou·te·s les primé·e·s de 2020 qui, à travers leurs travaux, souhaitent participer à la transformation du monde de demain (plus d’infos par ici). Doris Michel sera bien entendu de la partie, découvrez-en plus dans la suite de cet article.

 

© Doris Michel

 

Doris Michel et Captives

Diplômée de la section Communication visuelle et graphique en 2019, Doris Michel a clôturé son master en Design social et numérique par un travail autour d’ateliers graphiques en prison. Son mémoire s’intitule Captives. Comment l’imagination et la créativité peuvent favoriser le processus de réinsertion post-carcérale des femmes en Belgique ? et a été encadré par Marie Sion, professeure d’atelier et de production et médiation du Master en communication visuelle et graphique, orientation design social et numérique.

Sur le site des HERA, on en retrouve la description suivante :

Le travail de Doris Michel repose sur un pari : l’art peut constituer une piste, parmi d’autres, pour la réinsertion socio-professionnelle d’anciens détenu·e·s. L’auteure a réalisé un état des lieux détaillé du système pénitentiaire belge, du processus de réinsertion post-carcéral et de la pratique artistique en prison. Elle a ensuite mis sur pied, pendant un mois, trois ateliers graphiques (collage, collage et dessin, édition) avec cinq détenues de la prison de Lantin, avec l’objectif de renforcer leur confiance en soi et les aider à se projeter dans la vie d’après la prison. Sur le plan méthodologique, Doris Michel s’est inspirée des méthodes d’innovation sociale comme le design social, soit un ensemble d’approches et d’outils élaborés en co-création avec le public concerné et destinés à faire émerger de nouvelles formes de citoyenneté. Cette méthodologie spécifique peut également s’appliquer dans les établissements pénitentiaires masculins ou de type Institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ).

Il est possible de trouver une version plus détaillée de ce mémoire avec des photos à l’appui pour mieux se rendre compte du travail mis en œuvre et accompli, tant bien par Doris Michel que par les détenues.

Nous vous proposons de rejoindre Doris Michel, ainsi que les deux autres personnes de la catégorie Sustainable Design, le jeudi 18 juin à 10h pour un webinar sur le design thinking. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes : cliquez ici.

 

Présentation du mémoire à l’expo de fin d’année de l’École © Doris Michel

 

Rencontre avec Doris Michel

Comment t’est venue l’idée de travailler dans ce milieu particulier qu’est la prison ?

Pour répondre à cela, je dois remonter dans mon parcours scolaire. J’ai en fait d’abord réalisé un bachelier en Photographie à Saint-Luc et pour mon TFE, j’ai voulu travailler sur la thématique de la liberté. Après avoir contacté plusieurs établissements, je me suis retrouvée à la prison de Marche-en-Famenne. De fil en aiguille, mon travail de fin d’études s’est transformé en un travail sur l’enfermement. Donc le milieu carcéral était déjà présent à cette époque-là. Quand j’ai repris le master en Design social et numérique en CVG, c’est à nouveau vers ce milieu que je me suis orientée, car le design social vise à travailler sur des thématiques sociales, sociétales via l’artistique. La prison est revenue naturellement à moi pour boucler la boucle, si je puis dire, en passant de l’enfermement à la réinsertion.

 

Pourquoi te consacrer particulièrement à la réinsertion ?

Il faut savoir que la question de la réinsertion est omniprésente en prison. Dans mes discussions avec les détenu·e·s, revenaient souvent des interrogations du type « que vais-je faire après ma sortie ? » ou encore « comment vais-je m’en sortir ? » J’ai appris qu’en fait, la plupart arrivent en prison très jeunes, pour des faits mineurs. À leur sortie, ils ou elles n’ont pas de deuxième chance et que trop peu d’options ; cela se résume bien souvent à : être à la rue ou être en prison. Ces personnes rentrent alors dans une spirale infernale. De mon côté, je suis persuadée que la réinsertion serait plus que bénéfique si elle était menée correctement, avec des moyens conséquents.

 

Et comment as-tu concrétisé l’idée durant ton master ?

En design social, on crée des ateliers, on travaille avec et pour les gens, etc. Comme j’étais déjà passée dans le milieu carcéral et qu’en fait, il s’est révélé hyper enrichissant et intéressant, j’ai pris contact avec Claire Denis qui donne des cours d’arts plastiques à Saint-Luc Liège Promotion sociale mais aussi des cours à la prison de Lantin (Initiation au dessin d’observation et Formes et couleurs) ; c’est elle qui m’a permis d’entrer à Lantin. L’idéal pour mon mémoire aurait été de réaliser mes ateliers dans plusieurs prisons mais elles ne répondent que trop rarement à des propositions d’ateliers artistiques par manque de temps et de budget mais aussi en raison de la lourdeur administrative qu’ils requièrent.

J’ai donc travaillé avec cinq détenues durant en mois et leur ai proposé différents ateliers. Ce que je voulais avant tout, c’était leur proposer un espace de parole libre. Je n’ai pas voulu imposer des choses ou encore un agenda. Et c’est justement grâce à cette liberté qu’elles ont adhéré aux ateliers. D’ailleurs, je me rends compte qu’elles ont été tout de même marquées en recroisant l’une d’entre elles un an plus tard. J’ai trouvé ça génial d’avoir eu un tel impact !

 

Comment cela a-t-il été reçu par tes profs ?

Très bien ! Même si la plupart des gens lèvent les sourcils quand je leur dis que je vais travailler en prison (et que j’apprécie cela !), à Saint-Luc, mes profs ont été d’un grand soutien, surtout ma promotrice, Marie Sion. Philippe Landrain, Pierre Smeets mais aussi Maud Dallemagne m’ont beaucoup aidée également. J’aime beaucoup l’ouverture d’esprit en CVG, ils acceptent qu’on soit complètement nous-mêmes dans nos projets. J’aimerais souligner au passage que lors de mon bachelier en Photo, j’ai reçu aussi un excellent accompagnement de la part de mes enseignants.

 

Peux-tu nous parler de ce choix vers le master en design social et numérique ?

Lorsque que j’étais étudiante en Photo, j’ai effectué un stage chez Martin Dellicour, qui est photographe et graphiste. C’est grâce à lui que j’ai découvert le graphisme. C’est pourquoi, entre mon bachelier et mon master, j’ai suivi des cours d’infographie en promotion sociale. Puis quand j’ai appris que Saint-Luc ouvrait des nouveaux masters, j’ai été séduite par celui en design social qui mêle l’artistique et l’humain. C’est exactement ce que je cherchais en Photo : faire de l’humain. Pour la petite anecdote, comme c’était un nouveau master, des nouvelles épreuves d’admission étaient organisées. Sauf qu’il y a eu un mic mac dans les consignes et j’ai été… refusée ! Encore heureux que l’erreur a été remarquée ! J’ai pu ensuite intégré le master, où je me suis sentie comme un poisson dans l’eau, au point de le finir avec une grande dis’ !

 

Qu’as-tu appris durant ce master ?

Ma grande révélation a été la sérigraphie. J’adore ça ! D’ailleurs, je donne des cours et des stages en sérigraphie, technique que j’ai aussi utilisée dans le cadre des ateliers de mon mémoire. Ensuite, tout l’aspect mise en page, éditions, graphisme… Je travaille d’ailleurs maintenant comme graphiste dans une association. Puis surtout, le contact social. J’ai tellement aimé la méthodologie de construction d’ateliers qu’ici, en agrégation, je l’applique pour construire mes leçons ! Je dois aussi dire que j’ai appris beaucoup sur moi-même, j’ai évolué beaucoup durant ces deux années, tant bien humainement que professionnellement. Une excellente décision ce master ! Puis je dois dire aussi qu’il y avait une bonne ambiance entre nous. Nous étions une vingtaine réparti·e·s sur trois finalités différentes mais on partageait énormément, on s’entraidait, on se complétait, on créait… 

 

À présent, tu es donc inscrite à l’agrégation

Oui, j’aimerais beaucoup enseigner en prison. Durant le master, la didactique est déjà bien présente mais je voulais aller encore plus loin et étudier la pédagogie en profondeur. Je souhaite vraiment m’orienter vers les pédagogies alternatives. Je travaille sur le côté comme graphiste, comme dit plus haut, mais je fais également partie d’un collectif, Les Gaphistes, que j’ai créé avec des camarades du master. Notre ligne de conduite est de faire du graphisme humain et social, la dimension collaborative étant primordiale. On avait commencé en Master 1 un projet, Welcome to Bavière, qui va certainement avoir de suites avec l’Aquilone. On est aussi à chaque fois présents à la Braderie de l’Art et on travaille pas mal avec Dérivation 54, avec qui on partage la même philosophie.

 

Un conseil pour nos étudiant·e·s ?

Allez-y à fond ! Faites ce qui vous plaît, mettez-y de la passion et persévérez — même si les profs sont parfois dubitatifs au tout début. Si vous y croyez et que vous vous investissez, vous réaliserez vos projets. Et… ne désespérez pas en périodes de jury, ça finit par passer 😉

 

Un dernier mot sur les HERA Awards ?

J’ai vraiment aimé l’expérience, même si cela ne se clôture pas comme prévu, avec une cérémonie où on peut tou·te·s se rencontrer, discuter, etc. et que j’en suis un peu triste. La bonne nouvelle, c’est que ce n’est que post-posé, on se retrouvera quoi qu’il arrive. Pour avoir déjà rencontré la plupart des nominé·e·s et les membres de la fondation en février dernier, je me réjouis de réitérer l’expérience. Je trouve que la fondation fait un chouette travail. Et puis ils me permettent encore maintenant de tester quelque chose de nouveau puisque le 18 juin prochain, je participerai donc à mon premier webinar !

 

Rendez-vous pris !

 

 

Suivre l’actualité de Doris Michel

 @doris.mchl

  @dorismichel

Webinar : « Le design thinking : penser de manière dynamique et systémique » (18 juin à 10h)

 

Justine Warin présente Unalome – Design graphique

En 2017, l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège diplômait la première génération d’étudiant·e·s issu·e·s du master en Communication Visuelle et Graphique, qui était jusqu’alors un bachelier en Graphisme. Justine Warin en faisait partie. Il y a quelques jours à peine, elle lançait officiellement son activité professionnelle de graphiste indépendante : Unalome – Design graphique. Rencontre par téléphone avec Justine, confinement oblige.

 

 

Comment est né ce projet ?

À ma sortie de Saint-Luc Liège, j’ai d’abord travaillé dans une entreprise en tant que graphiste. Le travail n’était pas déplaisant mais je débordais d’énergie et voulais abattre plus de travail ! Après cette expérience professionnelle, j’ai été engagée par une marque de vêtements pour un poste de graphiste également. Mais après quelques années en travail de bureau, je me suis rendue compte que ce n’était pas un environnement optimal pour moi. J’ai donc décidé de lancer mon activité professionnelle un peu avant le confinement… C’est plutôt raté pour se libérer de l’enfermement du bureau ! 😉 À côté de cet aspect-là, j’avais aussi envie de partager avec les autres ma touche en tant que graphiste indépendante.

 

Depuis quand nourris-tu l’idée de ce projet ?

L’idée prenait forme dans mon esprit depuis quelques temps. Ma sœur a pu un peu m’informer sur quelques aspects, étant elle-même graphiste indépendante (et ancienne de Saint-Luc aussi !) mais j’ai vraiment eu le déclic il y a un gros mois et demi quand j’ai lu la citation de Steve Jobs : « Si vous ne travaillez pas pour vos rêves, quelqu’un vous embauchera pour travailler pour les siens. » Je me suis alors dit : « Et si moi aussi, je travaillais pour mes propres rêves ? » Puis j’ai pris vraiment les choses en main : le lendemain, je prenais rendez-vous à l’Union des Classes Moyennes (UCM) et le 1er avril, je lançais officiellement Unalome ! Je suis assez déterminée : quand j’ai un projet en tête, je mets en œuvre tout ce qu’il faut pour qu’il aboutisse !

 

Peux-tu nous en dire plus sur le nom Unalome ?

C’est un mot issu du bouddhisme. Il signifie le chemin qui mène vers l’éveil, chemin sur lequel on peut évidemment rencontrer des épreuves. Je me suis dit que c’était en fait, comme dans la vie, et même, comme dans la recherche d’un projet (un logo par exemple). On retrouve dans le travail de graphiste cette même idée de cheminent.

 

Peux-tu nous parler de ton passage à Saint-Luc Liège ?

Je suis sortie en 2017 de Communication Visuelle et Graphique, c’était au moment où le bachelier avait été transformé en master, je faisais donc partie des premiers diplômés de ce nouveau master. Je garde un bon souvenir des cours d’atelier, notamment celui de sérigraphie. Ce que j’ai apprécié durant mes études, c’est que l’on nous pousse à être fort créatifs. Et on nous a aussi beaucoup appris à contextualiser notre idée, l’agrémenter de recherches pour que le projet soit solide. On ne faisait pas un projet juste pour en faire un.

 

Un conseil pour les étudiant·e·s acutel·le·s ?

Je dirais de rester passioné·e ! C’est grâce à cela que l’on va au bout des choses, qu’on y arrive : la passion !

 

Envie d’en savoir plus sur Unalome ou de devenir l’un de ses clients ?

C’est par ici !

 Unalome

 @unalome_designgraphique

 @  info@unalomedesign.be

 

 

Conférence : Économie circulaire, Éco-conception, Entrepreunariat

En raison des mesures gouvernementales concernant la pandémie de coronavirus, nous sommes contraints d’annuler ou reporter cet événement. Vous serez tenu·e au courant dès que possible.

 


 

 

La section Design industriel de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège propose une conférence regroupant divers intervenants qui apporteront un éclairage précieux sur l’usage adéquat des matériaux et le développement durable : « Économie circulaire, Éco-conception, Entrepreunariat — Entreprendre la transition en design industriel ».

 

Le designer est celui qui transforme les idées et concepts en réalités tangibles au service des utilisateurs. Au carrefour des contraintes techniques, commerciales et culturelles, le designer a pour mission de développer des réponses innovantes aux enjeux économiques, technologiques, sociaux et environnementaux. La démarche reste identique à celle du passé, mais les priorités et les attentes évoluent.

La génération Y des étudiant·e·s en Design industriel est la première à faire face aux conséquences du réchauffement climatique. Elle se qualifie comme celle du changement et se montre sensible aux questions environnementales. Les produits ne doivent plus seulement être innovants, mais ils doivent également respecter des critères sociaux et environnementaux. Le choix des matériaux, leur mise en œuvre et l’usage des moyens de production sont à considérer pour l’ensemble du cycle de vie d’un produit.

 

Les intervenants seront révélés dans le courant du mois.

 

L’accès à cette conférence est gratuit mais uniquement sur inscription !

 

 

Infos pratiques :

Jeudi 2 avril à 17h

Cité Miroir (Place Xavier Neujean, 22 – 4000 Liège)

Gratuit sur inscription