Projet d’abri à vélos pour le campus

La section Design industriel s’est penchée sur une thématique importante du campus de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège : la création d’abris à vélos, pour les étudiant·e·s et les membres du personnel. Ce sont les étudiant·e·s de B3 qui ont relevé le défi dans le cadre de leur atelier, encadré par Pierre Delvoie et Michaël de Gottal.

 

Lancé·e·s sur ce projet dès la rentrée, les étudiant·e·s ont reçu un briefing précis reprenant toutes les qualités que devaient revêtir l’abri à vélos. Ce type de mobilier urbain doit s’intégrer harmonieusement dans le site du campus, ce qui a d’office un impact sur sa forme, son usage, les matériaux utilisés, etc. L’abri s’inscrira d’ailleurs dans la dynamique de développement durable déjà en marche au sein de notre école.

Après des mois de recherches, de conceptions, de réalisations de maquettes… le projet de chaque étudiant·e a été soumis au regard d’un jury, spécialement réuni pour l’occasion, au mois de décembre. Après des échanges assez riches, voici les huit projets retenus par les membres de ce jury. Ces projets seront examinés par le Conseil social de l’ESA pour pouvoir concrétiser le projet. Suite au prochain épisode !

 

 

TULP (Talia Lodewyckx)

 

ADEL (Manon Wagneur)

 

Vel Park (Ludivine Ryavec)

Brio (Loïc Lefèvre)

 

Arch (Siméon Grégoire)

 

Abicy (Quentin Dolet)

 

Sello (Adrien Delvaux)

 

Oria (Mathilde Posocco)

Boîtes à livres pour la SNCB par les B3 DI

La SNCB lançait il y a quelques mois un concours pour réaliser un design de boîte à livres qui serait réalisé en cinquante exemplaires, répartis dans différentes gares de Belgique.

 

Dans une optique de convivialité, la SNCB a voulu ce concours pour promouvoir la lecture et le partage dans ses gares belges. Et quoi de mieux qu’un concours pour révéler les talents créatifs des designers ? Les étudiant·e·s de B3 de la section Design Industriel ont relevé le défi dans le cadre de leur atelier encadré par Pierre Delvoie.

Les étudiant·e·s en pleine réalisation

 

Résultat : après une pré-sélection à la mi-novembre, ce sont quatre projets de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège qui ont été retenus ! 

Les quatre projets retenus : BEBOOK, ReadPass, BookSATION, SNCBook

 

Les étudiant·e·s ayant participé à ces projets sélectionnés sont :

  • pour BEBOOK : Augustin de Ville, Adrien Delvaux et Ludivine Ryavec
  • pour ReadPass : Liam Lannoo, Loïc Lefèvre et Pierre Leleu
  • pour BookSTATION : Ophélie Pirnay, Sacha Volvert, Madleen Fontaine et Alix Wysota
  • pour SNCBook : Emma Rixhon, Manon Wagneur et Federico Di Dato

 

La SNCB va réaliser un vote du public sur différentes plateformes afin d’élire le projet gagnant de ce concours, dont l’auteur·e pourra le voir se concrétiser dans 50 gares ! Nous partagerons bien évidemment le vote sur nos réseaux !

 

Suivez les différents projets des étudiant·e·s de bachelier en Design industriel sur leur page Instagram ou encore sur la page Facebook de la section.

Workshop Vertikal 2020

Les 15 et 16 octobre derniers, toute la section d’Architecture d’intérieur de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège — étudiant·e·s et enseignant·e·s confondu·e·s — s’est réunie pour l’édition 2020 du workshop Vertikal. Ces deux journées avaient pour objectif d’envisager la transition et intégrer le bien-être au travail en revisitant la conception des locaux de la section.

 

Au cours des dernières années, plusieurs projets ont rassemblé différentes années d’étude en Architecture d’intérieur : réaménagement du Passage Lemonnier, interventions dans les quartiers et rues en déclin comme Saint-Léonard et Puits-en-Sock. Parenthèses dans le déroulement ordinaire des cours, ces initiatives ont pour objectif de mélanger les étudiants et de les fédérer autour d’un projet commun, durant plusieurs journées de travail intensif. Ces activités pédagogiques « verticales » rencontrent un franc succès auprès des étudiant·e·s. Elles exigent un engagement important de la part de l’équipe enseignante et une organisation minutieuse. Grâce à la ténacité d’une poignée d’enseignant·e·s et avec le concours de la Sowalfin dans le cadre des Générations entreprenantes, l’Atelier Vertikal a vu le jour !

 

Le défi de l’Atelier Vertikal est ambitieux et particulièrement stimulant : rien moins que réinventer l’occupation des locaux d’architecture d’intérieur ! Partant du constat que ces locaux sont actuellement peu habités par l’identité de la section et que certains d’entre eux sont peu adaptés à toutes les facettes du projet pédagogique, il est convenu de donner une carte blanche pour redessiner les espaces, pour les étudiant·e·s et par les étudiant·e·s ! L’optique retenue est de créer une transition entre chez soi et l’école, un cadre de travail pour les étudiant·e·s et pour les enseignant·e·s qui vise le bien-être.

Concrètement, près de 200 étudiant·e·s, de la 1re à la 5e année, se sont réparti·e·s en 15 équipes « verticales » avec pour mission de repenser chacune une partie du premier étage : les couloirs et les sas d’entrée, les classes d’atelier ainsi qu’un espace de détente et rencontre. Ce workshop prend la forme d’un concours d’idées : à l’issue des deux jours, un jury se prononcera sur la qualité des projets et un seul sera retenu en vue d’une réalisation à court terme. Une équipe Reportage, emmenée par le journaliste-reporter Renaud Dubois, armée d’appareils photos et de caméras, doit quant à elle capter l’ambiance et documenter le travail en cours.

 

Coup d’envoi

La première journée commence par un accueil de l’ensemble des participant·e·s au B9 – le seul local qui permet de respecter la distanciation physique de rigueur. Plusieurs intervenant·e·s précisent le cadre des projets de groupes et donnent à réfléchir sur la portée des interventions. François Marchal, cheville ouvrière de ce workshop, rappelle les objectifs et les consignes de travail. Questionnant ce que représente l’identité, Jean-François Lavis avance que c’est « comment les autres me perçoivent et ce qu’ils attendent de moi ». Qu’est-ce que cela signifie pour l’architecture d’intérieur au sein de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège ? Il nous invite aussi à réfléchir à la notion de bien-être au travail, qui, pour louable qu’elle soit, est aussi une façon de rendre étudiant·e·s et enseignant·e·s productif·ve·s et créatif·ve·s, c’est-à-dire rentables. L’identité des architectes d’intérieur, c’est aussi d’apporter des réponses critiques à cette nouvelle injonction. Valérie Hambye, designer de bien-être en entreprise, souligne qu’il est important que l’environnement raconte l’histoire de la section. Elle ajoute que pour améliorer la qualité de vie au travail, il ne faut pas oublier le besoin d’appartenance, d’estime de soi, et le rappel des valeurs de l’école ; tout cela peut se lire dans l’espace. Bernard Gilbert, qui enseigne la couleur, démontre, exemples à l’appui, combien la perception d’un lieu de vie ou de travail varie en fonction de la couleur, en tant que matière et en tant que lumière, et qu’il est important de trouver un équilibre pour s’y sentir bien.

 

 

Ça pense…

Après ce démarrage, les équipes rejoignent leur poste. L’ambiance de la première matinée est plutôt calme. Les étudiant·e·s, qui ne se connaissent pas forcément, restent sur leurs gardes, écoutant le briefing relatif à l’espace attribué à leur équipe et se demandant par où commencer et surtout comment finir en deux petits jours… Pour les étudiant·e·s de B1, c’est le premier grand bain, après seulement quelques semaines de présence à l’école ! La glace brisée et les premières discussions passées, le climat se fait plus dynamique et plus bruyant, enjoué ou tendu selon les moments, et toujours concentré sur l’objectif, voire sur la ferme intention de gagner. Bernard Gilbert, expert couleurs, et Stéphanie Carabin, experte éclairage, se mettent à la disposition des étudiant·e·s durant toute la matinée.

Les différentes équipes s’affairent, arpentent les espaces et analysent les lieux d’intervention. Quels sont nos besoins, de quoi avons-nous envie pour nous sentir bien ? Les discussions sont soutenues. À la fin de la première journée, concepts, scénarios et les intentions émergent, s’appuyant sur les premières esquisses. On découvre que les espaces de transit, de circulation sont aussi des espaces de stationnement et de papote et que ces simples couloirs sont en réalité très occupés et visibles. Les sas sont de petits espaces qui semblent ingrats à première vue mais qui sont les portes d’entrée dans la section et à ce titre, ils doivent être porteurs de l’identité. Les locaux d’atelier sont réinventés pour créer davantage de lien et mieux répondre aux différentes contraintes d’occupation : travailler en semble ou s’isoler, suivre un cours plus théorique ou faire une maquette… tout en reflétant la réalité d’une école artistique. La zone des Arcades, qui fait la jonction entre les deux ailes du plateau, doit quant à elle se muer en espace de détente, propice à la rencontre et la communication sur la section, via l’affichage et l’exposition notamment.

 

 

Ça travaille…

La deuxième journée est parcourue d’une énergie plus tendue tandis que les tables et le sol se couvrent de papiers, cartons, plexis colorés et ustensiles en tous genres. Ça découpe, ça colle, ça peint, ça crayonne, ça trace à l’ordinateur, ça fait des allers-retours à grandes enjambées vers le local d’impression… Les moments de calme où chacun s’active à sa tâche alternent avec des discussions vives car il est temps à présent de trancher et de conclure. Les reporters captent l’émulation, la concentration, le plaisir de travailler tous ensemble, l’excitation du défi, les sourires derrière les masques. Ils enregistrent les réactions des étudiant·e·s, heureux·ses de se rencontrer, de voir comment les autres travaillent, de penser à plusieurs têtes, dans un timing serré qui exige des équipes organisées. Les enseignant·e·s se réjouissent de cette dynamique qui mixe les années, qui mélange les acquis des un·e·s et des autres et qui change de l’enseignement classique. Ils et elles sont là pour aiguiller les groupes quand c’est nécessaire mais ce sont vraiment les étudiant·e·s qui définissent le planning et les étapes.

 

Le jury

Enfin arrive le moment à la fois attendu et redouté : le passage du jury dans chacun des groupes. Pour présenter son projet, la maquette à l’échelle 1/20e est le seul moyen de communication imposé. Pour le reste, les équipes sont libres d’ajouter des plans, une note d’intention, des croquis, des mood boards ou autre communication graphique – pas de présentation orale. Le jury est composé d’un membre de la direction (Philippe Pirlot), de trois enseignant·e·s (Roland Juchmès, Carine Maes et François Marchal), d’un membre de la Sowalfin (Carine Frérard) et enfin de cinq étudiant·e·s, un par année d’étude (Enola Saive, Sarah Jonlet, Shanshan Chen, Clara Cornot et Thomas Kaisin).

Dans chaque catégorie, le jury doit sélectionner un groupe lauréat et ensuite, il lui faut choisir le meilleur projet. Les lauréats sont récompensés par plusieurs prix offerts par des magasins et organismes culturels. Le premier prix est attribué au groupe « Réenchantement », qui a travaillé sur le couloir de transit vers l’auditoire 125. La proposition, haute en couleurs, intègre une signalétique efficace pour identifier les locaux, tout en permettant des pratiques inhérentes aux couloirs : assises, rangement, zones d’affichage sont ainsi créées par des modules complémentaires aux éléments signalétiques. L’ensemble améliore le bien-être dans ce long couloir, resté vide jusque là. Ce projet sera bel et bien concrétisé grâce au financement de la Sowalfin. La réalisation est prévue pour la fin de l’année 2020… en croisant les doigts pour que la situation sanitaire ne compromette pas le processus !

Le projet du groupe Réenchantement

 

Terminons en levant notre chapeau à l’implication sans faille des représentants des étudiant·e·s, et tout particulièrement à Emilie Sferlazza et à Maëlle Paquay, qui se sont investies tout au long de la préparation et du suivi du workshop et dont l’enthousiasme est si précieux pour l’ensemble de la section. Merci à elles !

 

En vidéo

Découvrez en images le résultat du travail du groupe Reportage, chapeauté par le journaliste Renaud Dubois.

Workshop Unfree Labour

Les 7 et 8 octobre derniers s’est tenu le workshop Unfree Labour dans le grand hangar du B9, sur le campus de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Retour sur ces deux journées.

 

Premier acte de conception d’une exposition itinérante sur le thème du  « travail non-libre »

 

Un projet d’exposition en co-design avec des responsables de musées : la DASA à Dortmund, La Fonderie à Bruxelles, le MUAR à Kayl (Luxembourg), les Territoires de la Mémoire à Liège, des étudiant·e·s et des enseignant·e·s de l’Université de Liège et de l’Université du Luxembourg (histoire et muséologie), des étudiant·e·s et des enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Lège (Architecture d’intérieur – scénographie et Communication visuelle et graphique – Design social et numérique).

 

L’étincelle…

C’était en janvier, autour d’un café à La Fonderie, le Musée de l’Industrie et du Travail, à Monlenbeek, après un séminaire sur les « muséologies insurgées ». Pascal Majerus, le conservateur, songeait aux sujets d’expositions qu’il aurait envie de traiter. Il évoque alors le thème du travail forcé. La muséologue Marie-Paule Jungblut l’écoutait et, saisissant la balle au bond, elle propose que des étudiant·e·s en muséologie puissent y participer. Belle intention… mais la Fonderie seule ne peut porter un projet aussi ambitieux. Qu’à cela ne tienne, nous trouverons des partenaires ! Quelques jours plus tard, Marie-Paule avait contacté la DASA à Dortmund, musée consacré à l’univers du travail, et l’équipe du futur Musée du Travail, le MUAR, à Kayl, dans le sud du Luxembourg. Tous partants pour concevoir une exposition en commun, qui serait montée successivement dans les trois pays. Titre provisoire : Unfree Labour.

 

… qui met le feu

Aux étudiant·e·s de muséologie, s’ajoutent des étudiant·e·s et des enseignant·e·s en histoire publique, en scénographie et en design social et numérique. L’équipe de choc est en ordre de marche, les premières réunions se déroulent de février à juillet. Objectif de l’exposition : inviter le (futur) visiteur à se questionner sur ce que représente pour lui le travail « non libre », aujourd’hui. On prévoit un premier moment de travail participatif début octobre à Liège. Marie Sion relève le défi avec le groupe de master 2, aussi connu sous le nom « collectif Chiclette », qui consacre les trois premières semaines de cours à la conception des ateliers de co-design. Les étudiant·e·s de master 1 préparent le volet création graphique. En amont du workshop, ils demandent un devoir à chaque participant·e. De gré ou de force, il leur faut envoyer une playlist de trois morceaux, une définition, un témoignage, trois images, le tout inspiré par le thème du travail non libre. Qu’est-ce qu’on nous mitonne ?

 

Se rencontrer, co-construire

Epargné de justesse par la vague d’annulations dues à l’épidémie, et malgré l’absence des conservateurs de la DASA interdits de séjour en zone rouge, le workshop Unfree Labour s’est déroulé en toute sérénité sanitaire au B9 (900 m2 pour laisser 36 personnes respirer sous leur masque), avec au menu de la sérigraphie, de la musique, deux chicons magiques, un gong et des gens contents, tellement contents de pouvoir être là. Mais on n’est pas là pour s’amuser, on est là pour bosser. Chacun passe sous le flash pour sa carte de pointage, puis on est commis d’office dans l’une des six équipes mixtes. Les objectifs sont ambitieux : définir les intentions et les axes thématiques de l’exposition. On se retrousse les manches.

 

   

À droite : Début du workshop – les participant·e·s sont photographié·e·s (avec et sans masque) pour compléter les carte de pointage et illustrer les carnets de bord. / À gauche : Dispositif MaKey-MaKey qui permet d’actionner le générateur de réponses aléatoires en appuyant sur des chicons.   © Marie Maréchal

 

Carnet de bord

Chaque équipe se voit confier un carnet de bord contenant les instructions. Introduire de l’aléatoire dans les ateliers permet de développer la créativité et de décomplexer, paraît-il. Ca tombe bien parce que la première heure n’est pas la plus simple… On va écouter l’oracle du chicon magique et on se retrouve avec de la matière à travailler, générée automatiquement par la base de données que les devoirs ont alimentée. On se décoince progressivement. D’abord faire connaissance et définir son rôle dans le groupe. Puis c’est parti. Les débats, vifs, passionnés, se déclenchent. Plusieurs interventions d’enseignants et de partenaires rythment les deux journées. On s’aperçoit que le thème du travail forcé rend bavard et surtout ne laisse pas indifférent. C’est plutôt bon signe pour une expo qui veut susciter la réflexion des visiteurs !

 

   

À droite : Dazibao reprenant la Déclaration universelle des droits de l’homme, à compléter, annoter, questionner. / À gauche : Un atelier de sérigraphie proposé par les étudiant·e·s de CVG ; chaque participant·e appose « Unfree Labour » sur une affiche sur laquelle ont été imprimés son picto et son slogan.  © Marie Maréchal

 

Sortir de sa zone de confort

Expression à la mode, qui commence à lasser… Mais dans ce cas, loin d’être galvaudée, elle prend tout son piquant, à des moments différents selon les participants. Sortir de sa zone de confort, ça veut dire quelque chose maintenant pour le muséologue à qui on demande un « picto » ou pour l’historien qui doit sérigraphier lui-même son affiche ! Certains moments semblent longs – discussions qui sentent la glu, d’autres trop courts – quelques minutes pour transformer des concepts en slogan. Et parfois, le doute s’immisce : vous pouvez nous rappeler pourquoi on est là ? Dur labeur que celui des designers sociaux, constamment dans l’ajustement des consignes à la dynamique du groupe. Non, on ne sait pas exactement à quel résultat on va arriver.

 

Le mur d’affiches et le groupe des participant·e·s luxembourgeois·e·s de l’Uni.LU et du Musée du Travail (MUAR) à Kayl. © Marie Maréchal

 

La suite

Et pourtant, on y arrive : un mur d’affiches, des pictos, des mots qui synthétisent visuellement les réflexions. Autant d’intentions adressées aux futurs visiteurs de l’exposition. Une feuille de route ? Pas encore vraiment. Toute cette matière générée en deux jours doit être digérée, et fera l’objet d’une publication dans les prochaines semaines, pour témoigner du processus de recherche et des expérimentations artistiques collectives. Le travail des étudiants d’histoire publique de l’Uni.Lu va suivre. Sur base des axes thématiques qui ont été dégagés, ils vont s’atteler à des recherches documentaires et livrer, à la fin du quadrimestre, une storymap, premier scénario de l’exposition. Affaire à suivre… Ouverture prévue à l’automne 2022, rendez-vous à Dortmund.

 

Noémie Drouguet

 

Découvrez la playlist collective :

Atelier Vertikal 2020 en Architecture d’intérieur

Les jeudi 15 et vendredi 16 octobre prochains, toute la section d’Architecture d’intérieur de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège se rassemble pour le workshop Atelier Vertikal 2020 !

 

L’Atelier Vertikal 2020 regroupe les cinq années de la section. Les étudiant·e·s seront réparti·e·s es groupes de travail et seront à l’œuvre dans les locaux d’Architecture d’intérieur.

Ce projet a pour but de faire réfléchir les étudiant·e·s de la section à l’aménagement d’un cadre de travail épanouissant pour tou·te·s, d’appliquer la réflexion au cadre de l’École pour créer un lieu agréable tant pour les étudiant·e·s que pour les enseignant·e·s et enfin, de prendre possession des locaux au travers d’installations pratiques et esthétiques pour se les réapproprier et leur donner une identité propre.

 

 

Ce workshop est organisé dans le cadre de Générations Entreprenantes avec la Sowalfin.

Le travail de fin d’études d’Aude Moutard présenté à Prague

Le Festival international de Design à Prague, Designblok, dans sa catégorie Design Helps, a sélectionné TINYPLAY, le projet de fin d’études d’Aude Moutard, récemment diplômée de la section Design industriel de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège.

Ce festival est l’un des événements majeurs en Europe centrale en matière de design sous toutes ses formes. Créé il y a plus de 20 ans, il réunit plus de 300 exposant·e·s venu·e·s de partout en Europe pour présenter leur travail, que cela soit les nouveautés de grandes marques ou des prototypes de jeunes designers et studios de design.

 

TINYPLAY

Pour son travail de fin d’études en Design industriel, Aude Moutard a designé une aire de jeux mobile qui peut s’établir dans diverses cours de récréation d’instituts spécialisés. TINYPLAY permet aux enfants atteints de troubles autistiques de développer leur psychomotricité avec des activités de motricité générale et fine, un espace d’éveil sensoriel, des assises oscillantes et un refuge.

 

 

En savoir plus

Le projet TINYPLAY sur Behance 

Aude Moutard sur Instagram

Le festival Designblok

Liège Souffle Vert #2 : découvrez l’œuvre La Symphonie de la biodiversité

En mars dernier, un article annonçait le projet de Livia Renault, étudiante en master Architecture d’Intérieur, orientation Espaces scénographiques, à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, Symphonie de la Biodiversité dans le cadre de la deuxième édition de Liège Souffle Vert.

 

Livia Renault s’est entourée de différentes personnes pour réaliser cette Symphonie de la Biodiversité : Thierry Roger, Pauline Fusini (alumni en Architecture d’intérieur), Clémence Desbarax, Eric de Raikem, Renaud Leroy, Fred Apiculteur ainsi que La Cité S’invente.

 

C’est à présent le moment de découvrir cette fameuse Symphonie de la Biodiversité ! Le grand public peut rencontrer trois installations conçues et réalisées avec l’aide de Louise Marot (étudiante en Architecture d’intérieure, orientation Patrimoines), dans la ville de Liège : place des Déportés (près des modules de jeux), place Saint Barthélémy (entre les deux espaces de pétanque) et au parc de la Boverie (près des modules de jeux). Sur chacun de ces modules en bois, il y a un code QR à scanner : il explique comment les utiliser et interagir de manière ludique avec ceux-ci.

 

Les trois installations (place Saint Barthélémy, parc de la Boverie, place des Déportés)

 

Le code QR indique également un lieu important : là où se trouve l’apidôme, la structure principale vivante et végétale. Celle-ci est en saule et a été réalisée en collaboration avec le Village du Saule de Braives, qui a prêté main forte à Livia Renault et son équipe pour réaliser la partie centrale durant le confinement.

L’apidôme permet aux visiteurs et aux visiteurs d’aller à la rencontre des abeilles, travailleuses de l’ombre et habitantes de la ville au même titre que les humains. Grâce à des micros et des haut-parleurs intégrés, des sons nous invitent dans l’intimité des ruches de l’écocentre urbain La Cité s’invente.

 

L’apidôme, derrière les ruches

 

Liège Souffle Vert #2 : Résonances

Le festival Liège Souffle Vert a pour but d’offrir aux usagers une expérience renouvelée de la ville. Cette expérience, à son tour, transforme peu ou prou la ville et participe à l’appropriation de l’espace public par les citoyens. Le dialogue entre le végétal et les différentes formes de vie et d’expériences de la ville est au cœur de la démarche du festival, qui souhaite explorer la ville dans « tous ses sens ». Après une première édition en 2016, le festival revient en 2020 avec la thématique des Résonances.

 

 

En savoir plus sur la Symphonie de la biodiversité

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 La page Instagram

Expo : D’hier et de deux mains

C’est à la fin du mois d’août qu’a été ouverte l’exposition D’hier et de deux mains, à la Maison des Métiers d’art. Celle-ci présente en parallèle des objets des collections du Musée de la Vie Wallonne et de designers contemporains, parmi lesquel·le·s des alumnis et des enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège.

 

Oeuvres de Pauline Dawans, Anaïs Schoondbrodt et Michaël Bihain

 

L’exposition montre des œuvres d’ancien·ne·s étudiant·e·s du master en Architecture d’Intérieur à finalité spécialisée en Mobilier : Anaïs Schoonbrodt, Pauline Dawans, Julien Dawagne et Charline de Grand Ry. Mais aussi des alumni de notre section Design industriel, comme Chanel Kapitanj et Romy Di Donato. Il sera également possible de voir le travail de certain·e·s de nos enseignant·e·s, Michaël Bihain, Pascal Koch et Les Tontons Racleurs (Maud Dallemagne).

Ils et elles seront accompagné·e·s de LV Créations, Ulle von Folador, DesignWithGenius, Frédéric Richard.

 

 

Un catalogue est également disponible en ligne. Vous pouvez le consulter en cliquant ici.

 

Infos pratiques

À la Maison des Métiers d’art (rue des Croisiers, 7 – 4000 Liège) : jusqu’au 24 octobre, du lundi au vendredi de 12h à 18h, le samedi de 10h à 16h.

À la Design Station (rue Paradis, 78 – 4000 Liège) : du 28 septembre au 16 octobre, du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h à 17h

Entrée libre

 

  La section d’Architecture d’intérieur sur Facebook

 

Sara Martin Garcia lance le magazine Nicole.

C’était jeudi dernier qu’était lancé Nicole., le magazine créé par Sara Martin Garcia, alumni de la section Communication visuelle et Graphique de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Ce magazine nous parle sexe, corps et plaisir sans tabou et questionne les idées reçues relatives au plaisir féminin pour faire avancer les choses, ouvrir les esprits et partager ses réflexions. Découvrons-en un peu plus sur le projet.

 

 

 

Rencontre avec Sara Martin Garcia

Raconte-nous comment est né ce projet ?
Pour cela, on doit remonter à mon éducation : j’ai grandi dans une famille qui m’a encouragée à devenir indépendante, d’assumer qui je suis, d’assumer mon corps, de faire mes propres choix… La sexualité n’était pas un sujet tabou chez moi. Et en grandissant, je me suis rendue compte que ce n’était pas le cas de tout le monde. Au long des années, j’ai beaucoup discuté avec des personnes – tant bien femmes qu’hommes – sur le sujet de la sexualité notamment féminine et je me suis rendue compte que beaucoup d’entre elles manquaient cruellement d’informations sur le corps des femmes. Or les femmes représentent la moitié de la population mondiale ! J’étais vraiment en désaccord avec ça. En parallèle, j’ai découvert la série The Handmaid’s Tale qui m’a chamboulée : la métaphore du corps de la femme comme un objet révèle les failles de notre société. Ça m’a fort interpellée. Et c’était justement au moment de choisir le sujet de notre mémoire en Master 1 : je me suis donc orientée vers la thématique de la sexualité féminine et les aspects qui y étaient liés.

 

Comment as-tu mis en œuvre ce projet ?
À Saint-Luc, j’ai pu faire de cette thématique mon mémoire. Marie-Paule Henry, ma promotrice, m’a donné beaucoup de lectures ; j’ai découvert plein de nouvelles choses, j’ai rencontré des interlocuteurs comme des sexologues… C’était très enrichissant de faire les recherches pour ce mémoire. Pour toute la partie graphique, j’ai choisi un format éditorial ; j’ai hésité au début entre le format livre et le format magazine puis très vite, j’ai décidé d’opter pour la seconde option dans une idée de continuité. Et pour vraiment créer Nicole. en Master 2, j’ai été encadrée par les profs du cours d’atelier et j’ai apprécié la liberté qui nous était donnée. C’était un réel dialogue : on pouvait défendre nos points de vue et les professeurs n’hésitaient pas à nous confronter à nos propres contradictions. Tout cela dans notre but et dans celui de notre projet.

 

Puis tes études à Saint-Luc se terminent…
Oui, donc j’ai été diplômée il y a un an en juin 2019. Le jour du jury, j’ai réalisé que l’école était vraiment finie et j’avais un goût de trop peu. Je voulais approfondir le sujet, développer le projet et son aspect graphique. Encouragée par mes professeurs à persévérer, je me suis renseignée sur les possibilités qui s’offraient à moi. C’est comme ça que j’ai commencé un coaching avec Bénédicte Philippart de Foy de CreaPME. Elle m’a vraiment aidée à transformer un projet scolaire en un projet professionnel et ancré dans le monde réel. J’ai beaucoup travaillé sur la forme durant ce coaching et je sais à présent où je mène mon projet.

 

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur la forme que Nicole. va prendre ?
Le premier article a été publié jeudi dernier sur la page Facebook de Nicole. et c’est comme cela que je vais fonctionner dans un premier temps : j’alimenterai cette page avec des articles. La page Instagram servira également de relais. D’ici quelques mois, j’ai le projet de lancer un blog. Mais ce qui me tient le plus à cœur – et c’est ma ligne directrice – c’est d’organiser des moments de rencontre, que cela soit des conférences, des débats… J’aimerais échanger en groupe, poser les questions que je me pose aux autres, discuter des constats que l’on peut faire, entendre des témoignages, réfléchir ensemble, ouvrir les esprits (le mien aussi bien entendu !), etc. Mais attention, mon intention n’est absolument pas d’arriver avec une sorte de vérité absolue ou une vision moralisatrice. Loin de là ! Je pense que c’est en questionnant et en discutant qu’on peut déjà faire bouger pas mal de choses.

 

Pourquoi Nicole. s’appelle Nicole.
C’est la contraction entre deux mots : « nidicole » – on dit d’un animal qu’il est nidicole quand il reste dans son nid, là où il se sent protégé et dans son intimité – et « colere » – mot latin qui signifie habiter, être installé dans. Le nom indique ainsi clairement une manière de s’installer dans son corps et d’habiter son intimité. Il renvoie au contenu des articles qui y paraîtront puisqu’on y parlera du corps, de sexe, de plaisir féminin, d’épanouissement, du patriarcat, de la société…

 

Un mot sur tes études à Saint-Luc ?
Quand j’ai choisi le cursus en Communication Visuelle et Graphique, j’avais mûrement réfléchi mon choix qui s’est avéré bon pour moi : j’ai découvert les possibilités infinies du graphisme. À chaque projet, j’en découvrais encore ! Et au fur et à mesure des années, je me suis naturellement orientée vers l’option Éditions pour mon master. Je garderai un bon souvenir de mon passage à Saint-Luc, surtout la relation privilégiée avec les professeurs, qui s’accentue à la fin, durant le master. Ils sont d’un soutien incroyable à plusieurs niveaux et nous poussent à ouvrir sans cesse nos horizons. Et tout ça se déroulait toujours dans un dialogue d’adulte à adulte.

 

Un conseil pour nos étudiant·e·s ?

Après les études, il y a une infinité de possibilités en graphisme. Profitez de ces dernières pour vous ouvrir l’esprit, explorer tout ce que vous pouvez explorer et croire en vos projets !

 

Suivez l’aventure Nicole. sur les réseaux sociaux

  Nicole.

  @nicole.lemagazine

Shake in Conservation 2021 : postulez !

L’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège est partenaire de la deuxième édition de Conservation Talks : Big Research in Tiny Speeches qui aura lieu en février 2021 à Bruxelles.

 

Ce colloque d’une journée entière permettra aux professionnel·le·s de la conservation ainsi qu’aux étudiant·e·s dans le domaine de présenter leurs recherches et de partager leurs connaissances et leurs expériences. Le format est dynamique puisque chaque exposé ne devra pas dépasser 10 minutes. Cet événement souhaite vraiment démontrer et partager la diversité de la recherche académique en conservation en Belgique.

 

 

Proposez votre présentation ou votre poster

Il vous est possible de postuler pour proposer un présentation ou un poster concernant un mémoire de master, une thèse de doctorat ou tout travail de recherche dans le domaine de la conservation et réalisé dans une université ou une haute école belge. Les candidatures sont ouvertes à tou·te·s, diplômé·e·s (récemment ou non) ou étudiant·es : il s’agit ici de permettre à ceux et celles-ci de faire leurs premiers pas de le monde professionnel.

L’événement sera en anglais mais les débutant·e·s sont plus que bienvenu·e·s !

Intéréssé·e ?

Vous avez jusqu’au 30 septembre 2020 pour rendre votre candidature. Le programme final sera publié à la mi-novembre.

 

À noter dans vos agendas

Jeudi 25 février 2021 de 9h30 à 17h30

Musée de la Bande dessinée de Bruxelles

Conservation Talks: Big Research in Tiny Speeches

 

 

Contacts

shakeinconservation.be

  SHAKE in Conservation

  SHAKE in Conservation (groupe)

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