Hugo Piette et Etienne Simon (section BD) animent un Workshop en Espagne  

L’année dernière, grâce au programme de mobilité Erasmus, l’ESA Saint-Luc Liège avait accueilli Isabel Remohi et Fina Garcia, deux enseignantes de l’École d’Art et de Design de Valence (@easdvalencia) dans le cadre d’un workshop en section BD mettant la femme et l’environnement architectural au centre d’une narration. Cette année, à la fin du mois de mars, deux enseignants de la section Bande Dessinée, Hugo Piette et Simon Etienne, ont pris le relais en se rendant à Valence pour animer un atelier d’une durée d’environ quinze heures. Une fois de plus cette mobilité enseignante a été rendue possible à travers le programme Erasmus.  

Le concept de cet exercice avait été élaboré grâce à une collaboration entre le cours d’atelier et les connaissances théoriques de Frédéric Pâques, également enseignant à l’ESA Saint-Luc Liège. Le projet portait sur la création d’un atelier sur la Bande Dessinée Muette, une forme narrative qui permet au lecteur une plus grande liberté, étant dégagé de la contrainte du texte, et facilitant ainsi le franchissement des barrières linguistiques. Cette approche s’apparente à une forme de dessin expressif dénudé. L’atelier s’est déroulé sur trois journées, offrant non seulement une présentation de l’école et de l’atelier de Bande Dessinée, mais également une occasion supplémentaire de tester les méthodes pédagogiques en tant que professeurs de BD.    

Le premier jour a commencé par une introduction du travail des enseignants et de notre établissement, accompagnée de présentations des œuvres des élèves. Cette séance a permis de détailler la méthodologie d’apprentissage sur une période de trois ans, mettant en avant l’importance de ne pas confiner la Bande Dessinée à une seule idée, un format ou une volonté précise.  

Un point crucial de cette journée a été la prise de conscience que la Bande Dessinée est autant une expérience visuelle que narrative. Cette mise en avant de l’équilibre entre le dessin et la narration souligne l’essence même du travail narratif. Les journées qui ont suivi ont été dédiées à la pratique et aux échanges avec les étudiants, favorisant ainsi une collaboration étroite en vue d’améliorer leur travail. Les enseignants ont également remarqué des similarités dans les approches de travail entre les étudiants belges et espagnols.  

En dehors des périodes d’atelier, des occasions de convivialité ont été partagées avec les collègues espagnols, favorisant les échanges tant sur le plan culturel que professionnel.  

L’atelier s’est conclu par une séance de présentation des créations des étudiants, offrant ainsi une opportunité de partage et de réflexion collective. Sous le regard bienveillant des enseignants, des retours constructifs et des suggestions d’amélioration ont été offerts pour chaque projet. Cette expérience internationale s’est révélée enrichissante, mettant en lumière l’efficacité des méthodes pédagogiques employées et ouvrant de nouvelles perspectives quant à la mobilité des étudiants.  

Les interactions avec les étudiants espagnols ont été une part importante de cette expérience. Les professeurs ont partagé leur travail d’auteur et offert des conseils sur les récits des étudiants, notant des similitudes et des différences dans les méthodes de travail entre les étudiants belges et espagnols. De plus, des discussions ont eu lieu avec les professeurs espagnols sur les différences dans l’approche pédagogique et l’ambiance créative entre les deux écoles. 

L’expérience a également été enrichie par des aspects culturels et linguistiques, notamment à travers les défis linguistiques rencontrés lors des échanges avec les étudiants et les collègues, ainsi que les moments de convivialité partagés autour de la découverte de la nourriture valencienne. 

Enfin, les professeurs ont partagé leurs impressions finales et réflexions sur l’expérience internationale, soulignant la valeur de la pratique pédagogique et les ouvertures personnelles et artistiques que ces échanges permettent. Ils ont également mis en avant l’importance de laisser les étudiants parler de leur expérience pour promouvoir la mobilité étudiante. 

Rencontre inspirante entre Charlotte Dumortier et les étudiants d’Illu et BD Bac3 de l’ESA Saint-Luc Liège

Mardi 12 mars dernier, les étudiants de la section Illustration et Bande Dessinée Bac 3 de l’ESA Saint-Luc Liège ont eu l’opportunité unique de rencontrer Charlotte Dumortier, une illustratrice flamande de renom basée à Anvers.

Cette rencontre, organisée par Vincent Mathy dans le cadre des cours de pratique professionnelle et sociale, a été un moment enrichissant et inspirant pour les jeunes artistes en herbe.

Charlotte Dumortier, active dans le domaine de l’illustration depuis 2012, a partagé son parcours avec les étudiants, leur offrant un aperçu précieux du monde professionnel de l’illustration et de la bande dessinée. Durant deux heures, elle a abordé les défis et les étapes de la vie après l’école dans ce domaine artistique, ainsi que ses propres expériences avec des clients prestigieux tels que The New Yorker, Süddeutsche Zeitung Magazin et De Morgen.

Les étudiants ont eu l’occasion de poser des questions et d’obtenir des conseils pratiques sur le métier d’illustrateur et d’auteur de bande dessinée. L’interaction avec Dumortier a été une source d’inspiration et d’apprentissage précieuse pour les jeunes artistes, leur permettant de comprendre le processus créatif, les défis professionnels et les opportunités dans l’industrie de l’illustration.

En plus de son succès professionnel, Charlotte Dumortier est également membre du magazine collectif Aline, qui a remporté le prestigieux Fauve de la BD alternative au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême en 2024. Elle enseigne également l’illustration à Anvers, partageant ainsi son savoir et son expérience avec la prochaine génération d’artistes.

Pour découvrir davantage le travail de Charlotte Dumortier et suivre son parcours, vous pouvez la trouver sur Instagram : [@charlotte.dumortier]. Son influence et son engagement dans le monde de l’art continuent d’inspirer et de motiver les jeunes artistes à poursuivre leur passion et leur créativité, merci pour cette rencontre absolument enrichissante !

Workshop “en urgence” par l’illustrateur Jérôme Dubois en section BD.

Du 6 au 9 février derniers, l’ESA Saint-Luc Liège a accueilli l’illustrateur et auteur de bande dessinée Jerôme Dubois dans le cadre d’un workshop donné en section BD. Diplômé des Arts Décoratifs de Strasbourg, l’artiste s’est distingué par son style unique, fusionnant avec brio l’humour et le glauque à travers ses œuvres captivantes.

Le Workshop BD “en urgence” : Un Bain Créatif sous Contraintes à l’ESA Saint-Luc Liège

Reconnu pour son talent, Jérôme Dubois n’est pas seulement un artiste accompli mais aussi un formateur engagé. Son récent workshop à l’ESA Saint-Luc Liège a poussé les étudiants de 3ème année de bande dessinée à explorer la thématique de la reprise et de l’appropriation. Les participants, confrontés à des contraintes créatives stimulantes, ont choisi des images de films sélectionnés par Dubois pour constituer le point de départ et la fin de leur projet. Ces contraintes, associées à des défis techniques, ont enrichi leur créativité dans un cadre de travail sous pression simulant les conditions professionnelles futures. En somme, Jérôme Dubois continue d’inspirer la nouvelle génération d’auteurs de bande dessinée, avec son talent et son style graphique si plaisant.

Plongez dans l’univers singulier de Dubois, où l’humour et le glauque se rencontrent pour créer des expériences artistiques inoubliables. Parmi ses réalisations notables, la série “Citéville” chez Cornélius offre un voyage décalé dans une cité où l’absurde règne en maître. Les personnages atypiques et les situations loufoques créent une expérience de lecture captivante, illustrant le talent de Dubois à susciter des émotions dérangeantes avec des illustrations à la fois drôles et glauques.

Autre création marquante, “Citéruine” aux éditions Matières, sélectionnée au Festival d’Angoulême 2021, plonge le lecteur dans une vision sombre et dérangeante de la ville. Les illustrations percutantes de Dubois captivent, où le glauque prend le pas sur l’humour, créant une expérience artistique profonde.

Plus d’infos : https://www.jeromedubois.com/

Jean Cremers (alumni BD) remporte le Prix Rossel de la BD 2023 avec “Vague de froid”.

Depuis 2021, le Prix Victor Rossel récompense les talents exceptionnels de la bande dessinée, une forme d’expression graphique devenue intrinsèque à la culture belge. Parmi les œuvres en lice en 2023 figuraient : “Eddie & Noé, les agitateurs” de Max de Radiguès et Hugo Piette ; “Jim” de François Schuiten ; “Crépuscule”, le neuvième et dernier tome d'”Amours fragiles” par Jean-Michel Beuriot et Philippe Richelle ; “La Bête 2” de Frank Pé et Zidrou, ainsi que “Vague de Froid” de Jean Cremers.

Nous sommes ravis d’annoncer que Jean Cremers, alumni de l’ESA Saint-Luc Liège (section BD), a remporté le Prix Rossel de la bande dessinée 2023 avec “Vague de froid”, sacré meilleur ouvrage de BD.

Ce premier roman graphique de Cremers tisse une ode à la fraternité dans les terres vikings, guidant le lecteur à travers les paysages sauvages de Norvège, où les tourments intérieurs des deux frères, Jules et Martin, cherchant sens et identité, se profilent. Originaire de Liège, ce jeune auteur et dessinateur, Jean Cremers, entrelace habilement la nature nordique et la tragédie humaine dans un récit où la guérison des blessures de l’âme semble à portée de main.

“Vague de Froid” de Jean Cremers s’érige ainsi en tant que meilleur ouvrage de bande dessinée, témoignant du talent unique de l’artiste pour capturer la complexité des relations humaines au sein de paysages éblouissants.

Articles par Le Soir et La Libre.

La Famille Constant s’expose à l’ESA Saint-Luc Liège.

Les Daltons sont de retour !

Merci à tout.e.s d’avoir participé, ce 5 octobre 2023, au vernissage de l’exposition extraordinaire qui met en lumière la remarquable Famille Constant. Cette exposition captivante est visible jusqu’au 26 octobre 2023 à la BOX41, au cœur de l’ESA Saint-Luc Liège. Voilà une opportunité de célébrer le génie artistique de cette famille !


Venez découvrir les créations de quatre membres de cette famille d’artistes exceptionnels, tous diplômés de l’ESA Saint-Luc Liège. Cet événement marque leur retour dans notre institution pour une exposition collective familiale, nous immergeant dans leurs univers de la BD et de l’illustration.

  • Michel Constant : Né le 7/02/1963, a débuté son parcours artistique en étudiant l’illustration/bande dessinée à l’institut Saint-Luc Liège. Il crée sa première série avec Denis Lapière en 1986 : les aventures de Mauro Caldi. Suivrons ensuite les séries “Bitume”” avec Michel Vandam, “Red river Hotel”, “Au centre du Nowhere”et “Le sourire de Mao” avec Jean-Luc Cornette ainsi qu’un one shot en solo “Rue des chiens marins”. Il travaille actuellement aux éditions Futuropolis avec son épouse au scénario.
  • Béatrice Constant (Béa) : Née le 13/03/1962, a accompli ses études en illustration à l’institut Saint-Luc de Liège. Renommée pour son talent de coloriste, elle a réalisé la mise en couleur de la série “Les innommables” avec Jann et Conrad (Dargaud) et a travaillé sur de multiples illustrations, publicités et autres bandes dessinées. Tous les dessins de Michel ont été colorisés par ses soins et elle travaille actuellement avec lui, en charge de la partie scénario.
  • Joseph Constant : Né le 10/10/ 1992. Etudes en illustration à l’institut Saint-Luc de Liège. Il explore diverses techniques artistiques telles que la sérigraphie, la gravure et l’animation. Il réalise une série d’illustration jeunesse aux éditions Paquet : “Le village”, plusieurs pochettes de 33 tours dans le milieu rock/Metal ainsi que de multiples folders et autocollants. Il travaille depuis quelques années en animation et tient la basse dans un groupe de rock.
  • Emma Constant : Née le 11/11/1997 . Etudes en illustration à l’institut Saint-Luc Liège et master en illustration à l’académie des beaux arts de Liège. Remarquée rapidement par les éditions du Rouergue, elle y réalise quatre livres jeunesse dont “Merci pour la tendresse” avec Myren Duval (sélectionnée au festival de Paris / Montreuil). Elle travaille également pour Milan Presse et a été animatrice dessin en asbl.

Ne manquez pas cette occasion unique de plonger dans l’univers artistique captivant de cette famille d’artistes talentueux ! Leurs œuvres variées vous promettent une expérience artistique inoubliable à la BOX41 de l’ESA Saint-Luc Liège. Nous vous attendons nombreux au vernissage le 5 octobre à 18h pour célébrer cet événement exceptionnel avec nous.


Conférence de Christian Bruel : “L’aventure politique du livre jeunesse”

𝗖𝗼𝗻𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗖𝗵𝗿𝗶𝘀𝘁𝗶𝗮𝗻 𝗕𝗿𝘂𝗲𝗹 : « 𝗟’𝗮𝘃𝗲𝗻𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝘂 𝗹𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀𝘀𝗲 ».

Le jeudi 30 mars à 10h dans l’auditoire A125 à l’ESA Saint-Luc Liège, Aurélie Levaux invitait Christian Bruel. L’auteur et éditeur de littérature pour jeunesse, et fondateur des éditions Le Sourire qui mord, puis des éditions Être, nous a livré jeudi dernier une conférence captivante, illustrée et joyeuse sur l’aventure politique du livre jeunesse.

Un moment riche qui a suscité curiosité et réflexion et ne manquera pas de créer d’intéressantes discussions et débats au sein de nos sections. Ce fut une merveilleuse introduction à un workshop destiné aux étudiants de bande dessinée qui se tiendra du 17 au 21 avril sur les sujets de la précarisation de la société, de la démocratie, de la justice sociale, les manières de faire évoluer la société par l’art, questionner l’ordre établi, et s’émanciper avec créativité.

 

 

Le livre “L’aventure politique du livre jeunesse” de Christian Bruel, publié en novembre 2022, aborde la littérature pour enfants et adolescents sous un angle original : le politique. L’auteur montre que chaque livre jeunesse, même s’il peut sembler innocent, est éminemment politique car il participe, qu’on le veuille ou non, à la reproduction ou à la contestation d’un ordre établi dans toutes ses dimensions (famille, école, genre, amour, corps, sexualité, convictions religieuses, économie, écologie, violences, minorités, etc.).

L’auteur analyse plusieurs centaines d’albums jeunesse pour montrer comment le politique se manifeste dans la littérature jeunesse. Les analyses proposées sont subtiles et détaillées et permettent de débusquer toute irruption d’une opinion discutable dans le livre jeunesse. L’auteur souligne que chaque livre jeunesse est un livre de soumission ou d’émancipation selon qu’on décèle ou non sa portée politique.

Lors de cette rencontre, Christian Bruel a révélé à l’ensemble des étudiants présents (salle comble !) ces attitudes et comportements si courants dans la société et pourtant trop peu abordés dans la littérature jeunesse car difficiles à traités ou controversés, ce au profit d’une littérature jeunesse quelque peu consensuelle.

 

 

C’est pourquoi sa démonstration met en exergue les propositions s’inscrivant dans la logique inverse, qui ont l’ “audace” d’aborder des sujets tels que les discriminations, l’environnement ou la justice sociale. Il met en avant des personnages tels qu’une mère célibataire épanouie mais perçue comme “marginale”, une mare collectivisée par ses canards, des enfants solidaires résistant à “ceux qui décident”, un chien libertaire se disant conservateur, des masculinités moins hégémoniques, des filles rebelles plus nombreuses et de possibles mondes entrevus. Christian Bruel encourage donc une littérature jeunesse plus engagée et critique.

 

 

Toutes les photos :

 

Ciné Movil: Alexandre Falcone vs Saint-Luc Illustration & BD

Ciné Movil: Alexandre Falcone vs Saint-Luc Illustration & BD

Vendredi 3 mars, 19h00, Centre culturel des Chiroux.

 

Pour ce Ping.Pong : image et musique live, le guitariste liégeois, Alexandre Falcone (Mangrove, Trois gars dans le jardin…) invite les étudiants en BD et illustration de Saint-Luc à interpréter visuellement son nouveau projet solo Ciné Movil à l’occasion de sa première apparition live.

 

Avec un univers instrumental cinématographique, tant d’un point de vue rythmique qu’atmosphérique, le tout teinté d’une touche dansante, Ciné Movil est la bande sonore idéale pour cet échange d’expression musicale et visuelle.

 

Encadrés par Frédéric Hainaut, réalisateur de films d’animation et professeur à Saint-Luc, les étudiants ont relevé le défi d’animer collectivement cinq morceaux. Ils expérimentent la synesthésie artistique pour permettre une nouvelle perception des sens. Ce procédé avait été utilisé par Norman McLaren en 1940 avec la courte œuvre d’animation « Dots ».
Une fois ce défi relevé, ce sera à Alexandre Falcone de rebondir et conclure l’échange en illustrant musicalement une série de dessins proposés par les étudiants.

 

Peut être une image de texte qui dit ’保 CINÉ MOVIL ALEXANDRE FALCONE vs SAINT-LUC ILLUSTRATION & BD VE. 03 MARS 19:00 Chiroux- Centre culturel de Liège’
Plus d’infos :
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L’ESA en mission princière au Japon

L’ESA en mission princière au Japon

 

Durant la première semaine de décembre, L’ESA Saint-Luc Liège participera à la mission économique princière au Japon.

 

Fabienne Pironet accompagnera Etienne Simon et Hugo Piette. L’option BD a vu dans cette mission une opportunité à saisir pour initier des contacts avec des établissements d’enseignement supérieur japonais. Pouvoir développer un partenariat avec des écoles qui ont un département manga serait en effet une richesse pour répondre aux besoins et aspirations de nos étudiants et collègues.

Une dizaine de nos étudiants participeront à la première Game Jam belgo-japonaise organisée dans le cadre de cette mission et auront l’occasion d’y collaborer avec des étudiants japonais et belges provenant de divers types d’établissements (écoles d’art, hautes écoles et universités). Vous pourrez suivre de près cette Game Jam, observer et interagir avec les participant.e.s via Discord (la plateforme favorite des gamers) via le lien suivant : https://discord.com/invite/thKqdHzBNP.

 

Retour d’experience, jour après jour

(par Etienne Simon, professeur en BD)

Lundi 5/12

Un premier rendez-vous avec Madame Akiko Hayashi, responsable des relations internationales de la Joshibi University of Art and Design était prévu. Nous avons rencontré dans l’après-midi madame Hiroko Uchiyama même d’autres responsables de l’établissement et participé à une visite explicative de l’école. Celle-ci est uniquement constituée de filles. L’image dans cet établissement est tournée en partie vers l’animation et des programmes créés pour la jeunesse, même déficiente mentale, nous ont été montré. À notre grande surprise, ceux-ci sont même disponibles sur l’Apple Store. Le côté international de l’école est souligné par les différents représentants qui nous parlent de leur participation à des manifestations culturelles à Francfort ou à Paris – La Japan Expo notamment.

En soirée, une réception regroupant les officielles et les chargés de la mission rassemble plus de 900 personnes. Des représentants politiques et la Princesse prennent la parole avant le buffet.

Mardi 6/12

Le matin, nous partons du côté de Ueno. C’est l’un des plus grands quartiers de Tokyo, situé au nord-est de la capitale dans l’arrondissement de Taito. Nous devons aller à l’Université des Arts de Tokyo, officiellement abrégée en TUA et couramment abrégée en Geidai. Ms Mariko Kitano désirait nous parler de son travail axé principalement sur la restauration de céramique et marquait son intérêt pour notre section CROA. L’échange a pu se faire en français suite à l’envie et la réelle demande de Ms Mariko Kitano et de Ryutaro Nambu, représentant des échanges internationaux. Ce dernier était secondé par Mio Kuriwaki qui notait nos différents échanges.

L’après-midi, direction le quartier très animé de Shibuya et de la Nippon Designer School. Le quartier est en perpétuel mouvement et nos hôtes nous ont excusé nos 7 minutes de retard. Madame Yuko Zenitani nous a expliqué le fonctionnement et l’historique de son école etKatherine Blancha, américaine d’origine a servi d’interprête. Au niveau du manga et des sections liées, nous avons compris une hyperspécialisation des étudiants en fonction d’un poste précis : storyboard, recherche des personnages, environnements, etc. C’était à la fois vraiment intéressant de comprendre le jusqu’au-boutisme d’une tâche précise et aussi amusant de leur parler du côté auteur européen portant la plupart de ses postes sur ses propres épaules.

Mercredi 7/12

Réveil très matinal : direction Kyoto.

Jeudi 8/12

La journée a commencé par la visite du Kyoto International Manga Museum. Le musée est un partenariat public-privé qui se fait entre la ville elle-même et l’Université de Kyoto Seika. Le musée sert à la fois de mémoire globale pour le manga avec une quantité réellement impressionnante d’ouvrages disponibles mais aussi d’expérience pour l’université qui permet de créer des animations ou de montrer le résultat de leurs productions à travers des publications. Un des professeurs de la Seika nous fait découvrir chaque salle ainsi que les archives.

Nous arrivons ensuite à la Seika pour un lunch et une vidéo de présentation globale de l’école. Il y a différentes sections similaires entre nos deux institutions : design, sculpture, peinture,… mais aussi des cursus liés au dessin plus axé narration et illustration. Nous recevons une multitude d’explications via nos 3 hôtes : Kitawaki Manabu, Takayama Mayumi, Komatsu Toshibiro. La visite a duré jusqu’à la fin de l’après-midi et nous rentrons vers le centre ville avec le bus des étudiants.

« de 2 »

Vendredi 9/12

Journée plus libre avec comme seul point de rendez-vous, la GameJam mêlant autant des étudiants japonais que belges afin de réaliser en 48H le meilleur jeu possible. Plusieurs catégories possibles pour les lauréats. Leys Joussot – BAC2 – a reçu avec sa Team le prix du Graphic Design.

Samedi 10/12

Matinée culturelle et dernières heures avant l’ultime mouvement vers l’aéroport d’Osaka. Une nuit courte et on revient vers nos Sweet Home.

1,2,3, sauter !

1,2,3, sauter !

Le nouveau livre d’Émile Jadoul aux éditions Pastel / L’école des loisirs

Découvrez son nouvel album : un concentré d’amitié et de jeux à vous faire bondir de joie !

« Grand Lion, on s’ennuie ! » soupirent Lapin, Souris et Écureuil. « On joue à… 1, 2, 3, sauter ! » propose Grand Lion. Lapin veut aller très loin et très fort, jusqu’au rocher. Souris veut partir encore plus loin. Arrive Oiseau, lui aussi veut jouer à « 1, 2, 3… voler ! » « Nous aussi, Grand Lion, on veut voler ! »

Dans ces toutes nouvelles pages, hautes en couleurs et en douceur, nous retrouvons avec (grand) plaisir Grand Lion et ses amis, que nous avions rencontrés dans “Dans mon nid”.

Ensemble, ils nous plongent dans les défis des tout petits et les aident à surmonter leurs peurs, pas à pas, en sautillant joyeusement !

Des pages où l’on retrouve avec délice toute la malice de l’auteur et ses personnages.

Un mot sur l’auteur :

Émile Jadoul est professeur à Saint-Luc. Il enseigne en illustration.

« C’est dans le creux de l’oreille que m’arrivent les mots de mes albums. Mon crayon les dessine et l’aventure démarre. Il neige souvent dans mes images. Un petit lapin m’accompagne; alors je lui mets une écharpe pour qu’il ne prenne pas froid, parfois il la partage. Tiens, c’est le début d’une histoire ! »   

N’hésitez pas à aller lire les mots des libraires de Point virgule à Namur pour en apprendre d’avantage à propos d’Émile et de ses (nombreux) albums !

Informations pratiques :

  • Album pour les 2 à 4 ans
  • Prix : 12,50 €
  • ISBN : 9782211315395

Disponible dans toutes les librairies jeunesses.

Et prochainement en consultation à la Bibliothèque de l’ESA Saint-Luc Liège !

La nouvelle BD de Philippe Sadzot

Exportation d’armes : le commerce mortel de l’Europe

 

Découvrez, le premier décembre 2021, la nouvelle Bande Dessinée de Philippe Sadzot, Benjamin Vokar et Tomasz. 

 

Le grip et la fondation Rosa Luxemburg sont à l’initiative de cette bande dessinée qui vous explique le commerce international des armes, montre ce qui ne va pas et offre un aperçu de la façon dont nous pourrions mieux lutter contre la prolifération d’armes. Ils nous invitent à plonger dans ce monde méconnu du commerce des armes… 

 


 

Il est impossible de déterminer le nombre d’armes à feu qui circulent dans le monde mais une chose est certaine : il n’y en a jamais eu autant ! Selon les dernières estimations, il y en aurait aujourd’hui plus d’un milliard. Et si l’on considère les quantités qui sortent chaque jour des arsenaux, ce flux n’est pas près de diminuer.

Les États européens portent une grande part de responsabilité dans cette situation.
Les armes fabriquées en Europe sont utilisées pour blesser et tuer dans le monde entier. Alors que des gens perdent leur vie, leur santé, leurs proches et leur logement dans les conflits armés, les fabricants d’armes génèrent des profits. L’industrie européenne de l’armement est un secteur opaque qui viole les lois, influence les décideurs et se dérobe souvent à ses responsabilités.

Il n’y a pas de contrôle suffisant du commerce des armes en Europe. Une fois qu’une arme a été exportée, personne ne peut garantir quoi que ce soit. Entre la préservation des intérêts économiques et le respect des droits humains, entre les engagements pris au niveau international et la réalité pratique, il y a des marges et des contradictions.

Face à cette complexité, le GRIP et la Fondation Rosa-Luxemburg (Bureau de Bruxelles), ont estimé qu’il était important pour nous, citoyens, de découvrir certains rouages du système, pour nous permettre de mieux comprendre et peut-être de peser sur les décisions, parfois contestables, que prennent les autorités dans ce domaine. Cette bande dessinée explique le commerce international des armes, montre ce qui ne va pas et offre un aperçu de la façon dont nous pourrions mieux lutter contre la prolifération d’armes. Nous vous invitons à plonger dans ce monde méconnu du commerce des armes… Suivez le guide !


Précommandes pour la version papier et version numérique disponible gratuitement en ligne dès le 1er décembre.