Nuit blanche et encre noire, le magazine de BD

L’an dernier, alors que le confinement battait son plein, les étudiant·e·s de B2 de la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège ont commencé à réaliser le premier numéro du magazine de BD Nuit blanche et encre noire.

 

C’est dans le cadre du cours d’Infographie qu’est apparu ce projet. Les étudiant·e·s, en B2 à l’époque et à présent en dernière année, ont travaillé sur des thématiques très diverses allant du cinéma au paranormal en passant par les beaufs ou encore les mythes et légendes. Le magazine reflète la liberté d’expression sans tabou dont ils/elles ont pu profiter. Ces étudiant·e·s se également sont livré·e·s au travers de différentes interviews.

 

 

Ce premier numéro, imprimé avec l’aide de la maison d’édition de l’École, est dès aujourd’hui disponible à l’achat au service comptabilité, dans le bâtiment administratif (1er étage). Pour l’obtenir, il vous faudra simplement vous rendre sur place, durant les heures d’ouverture du service, muni·e de la somme de 14€ en liquide.

 

Le deuxième numéro est en phase de finalisation et sortira des presses dès la fin de l’année.

Jean Crémers, lauréat Grand Prix Jeunes Talents Quai des Bulles 2020

Diplômé de la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège avec distinction, Jean Crémers nous parle de son parcours scolaire, ses accomplissements, mais également de ses futurs projets !

 

Jean, parle-nous de ton parcours en général…

J’ai grandi dans une famille qui a suivi un parcours scolaire dans l’enseignement secondaire général. Sans me poser de question, j’ai tracé le même chemin. Après mon diplôme, j’ai décidé de m’orienter vers des études biomédicales mais très vite, je me suis rendu compte que je ne faisais que dessiner pendant mes cours. Une de mes enseignantes m’a d’ailleurs conseillé de me réorienter, conseil que j’ai appliqué !

 

Tu t’es donc inscrit chez nous…

Je me suis naturellement dirigé vers Saint-Luc Liège grâce à mon grand-père, qui est passé par cette école. En plus, étant Liégeois, je connais la belle réputation de l’école ! D’ailleurs, pour raconter une bonne anecdote, j’ai recroisé cette fameuse enseignante (de mes études biomédicales), qui m’a fait un grand sourire quand je lui ai parlé de ma réorientation.

 

Qu’est-ce que tu as le plus retenu lors de tes années chez nous ?

Je dirais la liberté ! C’est lorsque je me suis inscrit à Saint-Luc que j’ai pris conscience de la liberté d’expression que les études artistiques nous offrent. Nous étions dans un cadre où nous partagions tous la même passion, que ce soit les étudiants ou encore les enseignants. Les deux enseignants qui m’ont particulièrement aidé à construire mon style de dessin et à m’assumer, même si je n’aime pas faire de préférence, sont Hugo Piette et Dominique Fléron.

 

Et une fois ton diplôme en poche ?

Je ne me sentais pas encore prêt à entrer dans le monde du travail. J’ai d’ailleurs commencé un master en Communication visuelle et graphique, mais j’ai très vite compris que le dessin me manquait énormément. J’ai tout naturellement décidé d’abandonner ces études et me remettre au dessin. Je suis actuellement en Master 2 en Bande dessinée à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège.

 

Tu viens de recevoir un prix : dis-nous-en plus !

Oui ! Avec un ami de Saint-Luc, nous avons tous les deux participé à un concours au Quai des Bulles, le même festival auquel Alix Garin (NDLR : une autre alumni de BD qui a remporté un prix avec son premier album), qui est d’ailleurs une amie proche, a participé. Il s’agissait de dessiner une planche sur le thème « 40 ans plus tard ». À ma grande surprise, j’ai été lauréat du Grand Prix jeunes talents, ce qui m’a permis de remporter une bourse pour la réalisation de ces planches. D’un autre côté, j’ai surtout beaucoup gagné en confiance car j’ai senti que mon travail n’était pas seulement valorisé par mes proches, il l’était aussi par le grand public. On gagne en notoriété et d’ailleurs, plusieurs éditeurs m’ont contacté depuis lors. Je conseille donc à tous les artistes de participer à ce genre de concours, vous ne perdrez rien et vous bénéficierez d’une visibilité accrue !

As-tu d’autres projets artistiques pour le moment ? 

Je travaille actuellement sur une BD avec le soutien de mes enseignants. J’ai une volonté de retravailler ce projet pour rendre le sujet accessible à tous, vu que cet aspect est important pour moi. Deux ou trois éditeurs m’ont d’ailleurs contacté pour concrétiser cette BD !

 

De quoi parle cette première BD ?

Il s’agit donc de l’histoire de deux frères qui partent pour la Norvège. L’ainé s’y rend pour se rapprocher de ses croyances nordiques tandis que le petit frère, qui a raté un son examen de dessin, profite pour le rejoindre et dessiner la nature. Ce projet est en fait une autofiction, puisque je me suis rendu en Norvège avec mon frère et c’est grâce à ce voyage que je me suis rapproché de lui. 

Un conseil à donner à nos étudiants ?

Mon premier conseil, qui est crucial dans le domaine artistique, est d’oser ! Rome ne s’est pas faite en un jour, il faut sans cesse pratiquer et apprendre de ses erreurs et surtout, ne pas avoir peur de se lancer. Par exemple, participez à des concours, même si vous ne recevrez pas de prix, vous allez quand même gagner en notoriété ! Un second conseil très important est d’accepter les critiques des éditeurs, c’est eux qui savent ce qui se vend et ils sont là pour concrétiser votre projet. Ne vous fiez pas seulement à votre imagination, nourrissez-vous d’informations et comparez vos projets aux autres dans le marché.

 

 

Suivez Jean Crémers pour plus d’actualité :

 @gia_cre

artstation.com/gia_cre

 

 

Une interview de Golab Nematzadeh,

stagiaire du service communication de l’École Supérieure des Art Saint-Luc Liège

Ne m’oublie pas, premier album d’Alix Garin

Alix Garin, diplômée de la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Art Saint-Luc Liège, a sorti Ne m’oublie pas aux éditions Le Lombard au mois de janvier et déjà en rupture de stock ! Elle nous parle de son parcours chez nous.

 

Alix, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Alix Garin, j’ai 23 ans et viens de la région de Liège. J’ai fait mes études au sein de la section Bande dessinée à l’ESA Saint-Luc Liège. Je suis à présent auteure et illustratrice.

 

Qu’en est-il de tes années à l’ESA Saint-Luc Liège ?

C’était une superbe expérience. Autant que je me souvienne, je me suis toujours intéressée au dessin. Dès le secondaire, je me suis naturellement préparée à intégrer une école d’art : j’allais aux expos organisées par l’école, mais aussi aux journées portes ouvertes… J’ai beaucoup aimé mes années là-bas car j’ai rencontré des personnes avec lesquelles j’ai eu une connexion. C’était une véritable émulation. Les profs aussi m’ont beaucoup apporté et m’ont enrichie, chacun à leur façon, avec leurs différents points de vue.

 

Une anecdote  sur ton passage à Saint-Luc ?

Je pense qu’un de mes meilleurs souvenirs, c’est lorsqu’on a fait les 24h BD à Saint-Luc. C’était accessible à tous les élèves de BD volontaires, accompagnés de quelques profs qui avaient passé la nuit avec nous, dont YUIO (Etienne Simon) et Hugo Piette. Tout le monde avait amené à manger, à boire, des bouilloires, des cafetières… Bref, on campait tous ensemble dans une classe en grattant les planches, c’était extraordinaire ! Il fallait scanner et uploader sur le site officiel une planche par heure et par personne, c’était un super défi !

Et sinon, tous les profs m’ont marqué à leur manière, je n’aime pas faire de préférence, mais Fifi (Philippe Sadzot) m’a vraiment aidée. En deuxième année, un moment où je me cherchais beaucoup artistiquement, il a sincèrement cru en moi, à tel point que j’ai eu un déclic et j’ai commencé à assumer pleinement mon style. Il m’a permis de faire de grands pas en avant !

 

Et une fois ton diplôme en poche ?

Après mes études, je comptais faire un master en motion design à Bruxelles afin d’être autonome et d’entrer dans la vie active. Durant ce cursus, je devais effectuer un stage dans une entreprise de communication. J’ai choisi Cartoonbase et ça m’a tellement plu que j’y travaille toujours !

Penses-tu qu’avoir été lauréate du prix Saint-Malo en 2017 t’a ouvert des portes ?

Lors de ma dernière année d’études, j’ai participé au festival de bande dessinée et d’image projetée Quai des bulles. J’y ai remporté un prix dans la catégorie Jeunes Talents. Celui-ci m’a permis de rencontrer mon éditeur, chez qui j’ai publié Ne m’oublie pas, mon tout premier album. À travers lui, il s’agissait pour moi d’aborder des thèmes comme le passage à l’âge adulte, les relations et les parents…

 

De quoi parle ce premier album ?

Ne m’oublie pas, c’est l’histoire de Clémence et sa grand-mère, unies par une amour presque maternelle. Clémence décide de faire fuguer sa grand-mère atteinte d’Alzheimer de la maison de retraite afin de l’aider à retrouver sa maison d’enfance. S’en suit un road trip au gré de la mémoire de la dame.

 

 

Ton actualité ?

Le 17 février prochain, sortira le livre C’est comment la première fois  d’Apolline Guichet dont j’ai fait les illustrations. C’est un super livre, je vous invite à le guetter sur les étagères de votre libraire préféré.

 

Quels conseils pourrais-tu donner à nos étudiant·e·s ?

Soyez ouverts d’esprit et curieux car être artiste ne dépend pas de l’école de laquelle on sort. Il est également nécessaire de beaucoup travailler, de montrer ses travaux à des professionnels et des maisons d’éditions afin de nouer des contacts ; ça apporte de la crédibilité. Et puis, vous n’avez rien à perdre : il faut oser ! Ça marche à presque tous les coups, et quand ça ne marche pas, au moins ça marque les esprits !

 

 

Suivez l’actualité d’Alix Garin

 @alix_garin

 

 

Muguette RABAUD

Couché, le nouveau livre de Vincent Mathy

Édité par L’Articho, Couché est le nouveau livre de Vincent Mathy, enseignant dans la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège.

 

Couché est un imagier singulier, un inventaire des gens couchés. Du berceau au tombeau, sur le macadam, dans son lit, dans un camion à la frontière, ou sur la plage… On y observe la vie, en position allongée. Couché s’adresse aux jeunes enfants mais propose une réflexion à laquelle l’adulte sera sensible. C’est un livre qui se veut universel : parfois léger, parfois drôle, tendre, trivial, ou tragique, mais toujours ludique.

 

 

Un mot sur l’auteur

Après des études à Saint-Luc à Bruxelles, Vincent Mathy débute en faisant de la BD. Dans la série pour enfant Ludo (Dupuis), il dessine l’inspecteur Castar : la BD dans la BD que le personnage de Ludo lit en permanence. Son dessin à l’époque est marqué par l’influence du dessinateur flamand Ever Meulen. Il réunit les mêmes qualités de stylisation très graphique.

Peu à peu, Il se détourne de la BD pour se consacrer au livre jeunesse. Son dessin devient plus doux, plus plastique et va en se simplifiant. Il enchaine les commandes et travaille pour tous les âges, tous les éditeurs. Certains projets plus personnels se dégagent du lot comme La plus grande bataille de polochons du monde (Gallimard Giboulées) un album sans texte, ou Jojo & Co (Les fourmis rouges), un livre pensé pour les tout petits, public qu’il affectionne et qui correspond bien à son style graphique. À partir de cette époque, il simplifie encore plus son dessin. Cette démarche va le pousser à une certaine radicalisation. Il crée un système graphique basé sur des formes géométriques basiques qui rappelle l’univers du jouet en bois. Continuant ses recherches, il épure à la limite de l’abstraction.

C’est un connaisseur du dessin et son approche graphique se nourrit de nombreuses influences : des affichistes aux grands maîtres du graphisme, en passant par le design ou les jouets. Ce savoir a été mis en pratique à travers le festival liégeois Jungle dont il a été à la fois le co-fondateur et le directeur artistique. Il a eu à cœur de proposer une programmation transversale où se mêlent livre jeunesse, design, graphisme, aires de jeux, affiche. Un généreux assemblage d’images à travers des expositions ou les différents éléments se répondent les uns les autres pour le plaisir des amateurs pointus, sans pour autant être hermétique pour le public néophyte.

En savoir plus

Couché sur le site de l’éditeur

 Vincent Mathy sur Instagram

Bande dessinée

Le tome 2 de Purple Heart (Eric Warnauts) est sorti !

Il y a tout juste un an sortait le premier tome de la série Purple Heart, aux éditions Le Lombard. C’est Éric Warnauts, enseignant dans la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, qui signait cet album avec Guy Raives, son complice de longue date.

Paru à la fin de l’été, le tome 2, sous-titré « Projet Bluebird » nous permet de voyager à nouveau aux États-Unis et dans le temps : direction Hawaï aux débuts des années 50.

 

 

Le pitch

Aloha Bay, Hawaï, 20 décembre 1953. Ce jour-là, un effroyable drame s’est produit au luxueux Pacific Hotel : Paul Innerney, l’héritier d’une riche famille new-yorkaise, s’est en effet jeté du 12e étage de ce palace ! Dans sa chambre, la police a découvert le corps d’une jeune Hawaïenne gisant sur le sol, étranglée ! Porte barricadée de l’intérieur, lit défait, cadavre dénudé… pour les enquêteurs, pas de doute possible : il s’agit d’un crime passionnel suivi d’un suicide. En dépit du nombre d’indices irréfutables, pour les parents puritains et ultra-conservateurs du jeune homme, il n’y a qu’une certitude : jamais leur fils n’aurait commis de pareils actes. Ils veulent une nouvelle enquête. Quelques jours plus tard, le détective Joshua Flannagan débarque à Hawaï…

 

À propos de l’album

Intrigant, fascinant, déconcertant, hallucinant, interpellant… : tels pourraient être les qualificatifs s’additionnant au fil des rebondissements et des révélations de cette nouvelle enquête menée par « Purple Heart », alias le futé et réputé détective Josuah Flannagan. Habilement entrecoupées de mises en situation et en atmosphère intervenant comme en « voix off », la narration et les images en parfaite adéquation avec le rythme prenant de l’évolution du récit évoquent immanquablement les films dits « noirs » de la grande époque des polars hollywoodiens. C’est à peine si, au détour d’une page, on ne se surprend pas à croiser Bogart ou d’autres privés légendaires aux prises avec de tout aussi mythiques adversaires. Cette fois encore, les embarquant dans le jeu trouble de personnages à fleur de peau, Warnauts et Raives immergent leurs lecteurs dans l’ambiance de l’Amérique paranoïaque de la Guerre froide. Un thriller palpitant donc à dévorer absolument.

Plus d’infos

Pour vous procurer le tome 2 de Purple Heart, cliquez ici !

 

« Merci l’amour, merci la vie », nouvelle BD de Yannick Grossetête

Yannick Grossetête, diplômé de la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, vient de sortir Merci l’amour, merci la vie !, publié chez Fluide Glacial. Il a présenté son ouvrage en avant-première au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, qui se tenait du 30 janvier au 2 février. Dans la foulée, il signe la couverture de la dernière édition du magazine Fluide Glacial.

 

© Yannick Grossetête

« Avec Merci l’amour, merci la vie !, Yannick Grossetête tourne en ridicule le moindre évènement du quotidien en poussant l’absurde à son paroxysme. Rien n’échappe à l’humour grinçant et au dessin faussement naïf de l’auteur. À la manière d’un Bastien Vivès dans La Famille ou d’un Delisle dans Le Guide du mauvais père, l’auteur nous parle d’amour, de rencontre, de famille, de la vie. Le ton est acerbe et désopilant et Grossetête sait exactement mettre le doigt où ça fait mal mais toujours avec une grande tendresse. »

 

L’auteur sera en dédicace à Liège ce samedi 22 février, de 15h à 17h, à la libraire Slumberland (rue des Dominicains, 24 à 4000 Liège).

À Angoulême, retrouvailles de l’ancien étudiant et de l’enseignant, Yannick Grossetête (gauche) et Éric Warnauts (droite)

Découvrez l’interview de Yannick Grossetête (vers 40 min) dans l’émission C’est presque sérieux, du 14 février 2020.

Obsessions, expo curatée par Bertrand Léonard

­Depuis la fin du mois de septembre, le MIMA Museum à Bruxelles accueille l’exposition hors-normes Obsessions. Celle-ci présente plusieurs centaines de travaux de 23 artistes, principalement belges, sous forme de dessins, sculptures, céramiques ou installations in situ. Elle est organisée en partenariat avec La S Grand Atelier, une association située au cœur des Ardennes Belges qui propose une série d’ateliers de création (arts plastiques et arts de la scène) pour des artistes mentalement déficient.e.s.

Bertrand Léonard, professeur de dessin dans la section BD, est le curateur de cette exposition. Il a travaillé des années durant comme artiste-animateur à La S Grand Atelier ; afin de terminer en beauté ses activités au sein de l’association, il a pensé l’exposition Obsessions.

Son idée était de présenter une sélection d’œuvres liées à des thématiques sur la série ou obsessionnelles qui font sens dans la production des artistes hors-normes accueilli.e.s à La S Grand Atelier. Le parti pris de cette exposition et de l’ancien travail de Bertrand Léonard est de montrer des œuvres de qualité avant même de mentionner le handicap de l’artiste.

C’est pourquoi les œuvres sont exposées sur un pied d’égalité avec celles d’artistes que l’on qualifiera de « normaux » dans le sens non porteur.se.s de handicap, car la pratique de la mixité est fortement présente au sein des ateliers.

 

 

L’exposition

Expressionniste gestuel ou introverti méticuleux, humoristique ou triste, l’univers singulier de chacun.e des artistes se dilate dans la production abondante et la série. Les travaux prouvent une application hors norme dans leurs exécutions qui confine à l’obsession. Les artistes sont-ils.elles pour autant maladivement obsédé.e.s par leurs créations ? Les œuvres ne le disent jamais. C’est pour cette raison que les informations sur les artistes ne sont partagées qu’à la fin de l’exposition ; le visiteur embrasse ainsi les travaux du regard sans à priori, sans refouler sa propre émotion au regard de la personnalité de l’artiste sous prétexte qu’il.elle est différent.e.

Depuis un siècle, l’art brut ne cesse de fasciner. Au début sans doute, la société est restée incrédule face au talent inattendu d’artistes qu’elle jugeait inaptes et sur lesquel.le.s planait, trop souvent et encore aujourd’hui, un regard paternaliste et complaisant. Il est temps de regarder les œuvres pour elles-mêmes, et de reconnaître l’importance de leur contribution à la culture sous toutes ses formes.

 

Les artistes
Artistes Résidents : Sarah Albert, Rita Arimont, Adolpho Avril, Marie Bodson, Kostia Botkine, Laura Delvaux, Gabriel Evrard, Irène Gérard, Régis Guyaux, Alexandre Heck, Jean Leclercq, Pascal Leyder, Philippe Marien, Barbara Massart, Benoit Monjoie, Rémy Pierlot, Marcel Schmitz, Florent Talbot, Elke Tangeten, Dominique Théâte.

Artistes invités : Pakito Bolino, Paul Loubet, Monsieur Pimpant.

Artistes animateurs : Michiel De Jaeger, Juliette Bensimon Marchina, Fabian Dores Pais, Anaïd Ferté, Antoine Boulangé, Bertrand Léonard.

 

 

Des étudiant.e.s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège visiteront l’exposition dans le cadre de leur cursus.

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Obsessions

Exposition jusqu’au 5 janvier 2020

Du mercredi au dimanche

Au MIMA Museum (9-41, Quai du Hainaut à 1080 Brussels)

www.mimamuseum.eu

Purple Heart, le nouvel album BD d’Éric Warnauts

Ce mois-ci, l’un des enseignants de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège a sorti son 55e album de bande dessinée en 35 ans de carrière. Il s’agit d’Éric Warnauts, qui signe avec son complice de longue date, Guy Raives, le premier tome de la série Purple Heart aux éditions Le Lombard.

 

Le pitch

New York, 1950. Josuah Harrison est enquêteur pour le cabinet d’avocats Glenn, Rodger & Bernstein. Étudiant avant-guerre, il n’a jamais eu le temps de terminer son droit. En lieu et place, il a récolté une blessure et une Purple Heart durant son service sous les drapeaux. Désormais éloigné des champs de bataille, Josuah parcours les rues de la Big Apple, qu’il connaît comme personne. Sa nouvelle mission : découvrir qui fait chanter Ronald Layton, un magnat de l’immobilier. À première vue, les infidélités de son épouse, Lauren, semblent être à l’origine de cette tentative d’extorsion. Mais en réalité, l’enquêteur se rend bien vite compte que l’affaire remonte beaucoup plus loin dans le passé de cette femme à la beauté troublante.

 

 

 

À propos de l’album

Plus qu’un hommage au genre, Purple Heart se présente comme un véritable polar en bande dessinée. Un récit avec des personnages à fleur de peau, plongés dans une ambiance à la fois pesante et euphorique, celle de l’Amérique triomphante de l’après-guerre. « C’est très référencé ; on sait très bien vers quoi on va… », assure Warnauts. « Le tout était de trouver à cette série sa petite musique, au sein d’un genre très exploré. »

Dans ce premier tome, New York constitue un personnage à part entière. Un rôle qui en fait plus qu’un simple décor, et que la métropole endossera tout au long de la série. Les deux auteurs ont soigné chaque détail, pour une lecture la plus immersive possible. Les belles voitures américaines tout en rondeur, mais aussi le jeu autour du téléphone, les affiches de films, les vêtements, et même le papier peint : rien n’a été laissé au hasard afin de rendre l’album le plus crédible possible. « De nombreux polars se passent à New York. C’est une ville fascinante, qui nous inspire. L’ambiance, les ombres portées, les escaliers de secours le long des façades, les bouches d’aération du chauffage urbain, les néons qui brillent sur l’asphalte… Quand on a grandi avec ça, notamment à travers le cinéma comme c’est mon cas, c’est un vrai plaisir de s’y plonger pour y raconter une histoire », explique Raives.
Le dessin classique et maîtrisé du duo, qui porte naturellement l’accent sur le jeu trouble des personnages, se marie à merveille avec cet imaginaire qui a marqué toute une génération ; et qui continue de nous fasciner encore aujourd’hui…

 

Envie d’en savoir plus ?

Rendez-vous sur le site web des éditions Le Lombard pour lire un extrait et découvrir des articles connexes.

YUIO, ETIENNE SIMON, PROF EN BD, PUBLIE UN MODE D’EMPLOI EN… BD

Yuio, alias Etienne Simon, est dessinateur depuis 20 ans. Il a à son actif un beau palmarès dans l’illustration, la colorisation et la B.D. Il est aussi professeur de dessin à L’ESA Saint-Luc Liège. Il vient de publier un ouvrage didactique sous forme de B.D. qui met à la portée de chacun la réalisation d’une bande dessinée.

Yuio, comme il le dit lui-même,  est un auteur de B.D. mais il vit du dessin. Son expérience lui a en effet montré qu’il ne fallait pas mettre tous ses oeufs dans le même panier et que pour vivre de sa passion, il devait diversifier son travail.

Le nouvel ouvrage de Yuio n’est pas une B.D. comme les autres. C’est un mode d’emploi, une méthode pédagogique qui permet d’apprendre à dessiner tout en s’amusant. Le dessinateur l’a imaginé au départ pour ses étudiants.

Ce livre est bourré d’astuces en tous genres pour apprendre à bien dessiner. Le plus difficile, selon Yuio, c’est de savoir dessiner les expressions, non seulement grâce au visage mais aussi avec les mains.

Et pour couronner cette  rencontre avec Yuio, il nous a proposé une petite démonstration…. pour nous apprendre les bases du dessin d’un visage.

Vidéos sur :

http://www.canalc.be/yuio-dessinateur-namurois-publie-un-mode-demploi-en-bd/?fbclid=IwAR2L02DFv-OaMJ5sUOtL3D6oc4IPkIVOepPO2kjGTMUqVlXjF09JGxb4SB4

Article de CanalC PAR JOËLLE JANSSENS · PUBLIÉ FÉVRIER 22, 2019