Retour sur les journées franco-belges des ESA

Retour sur les journées franco-belges des ESA

Les 30 juin, 1er et 2 juillet derniers avaient lieu les journées franco-belges des Écoles supérieures des Arts organisées par l’ARES et l’Andéa. Un rassemblement de membres et d’étudiant.e.s d’écoles françaises et belges venus découvrir et échanger sur leurs pratiques respectives de part et d’autre de la frontière.

En tout, ce sont 130 personnes (avec, pour la première fois, des étudiant.e.s), issues de 10 ESA belges et 20 écoles d’art françaises qui ont arpenté et découvert Saint-Luc Liège, L’Académie des Beaux-Arts de Liège, La Cambre, la KASK et le Conservatoire Royal de Gand.

Ils ont organisé et/ou participé à une série d’ateliers et de conférences tout au long des trois jours qui leur ont permis d’échanger leurs points de vue, de faire découvrir des réalités différentes de l’enseignement de l’art, des enjeux et objectifs communs.

Du côté de Saint-Luc Liège, nous avons accueillis les participants en organisant des ateliers tout au long de la première matinée :

  • Tous Créacteurs a présenté son projet pilote et novateur pour une économie sociale. La structure, ouverte tant sur l’ensemble de l’école que sur l’extérieur, vise à valoriser les créations et les compétences des étudiant.e.s et les soutenir dans leur professionnalisation.
  • La Box 41 était le théâtre d’oeuvres de toutes les options en résonance avec les trois thématiques guidant les journées franco-belges : la transdisciplinarité, la technique à l’heure de la transition et l’activisme dans les écoles d’art.
  • Le projet Liège, ville partagée des étudiant.e.s du master en Communication Visuelle et Graphique à finalité en design social et numérique, qui s’inscrit dans le cadre européen d’Urbact Roof (dont Liège est une ville pilote) a été expliqué. Il s’agit d’un dispositif mobile d’ateliers artistiques (une caravane) destiné aux personnes concernées par le sans-abrisme afin de porter leur parole et de communiquer avec la population.
  • Norman Verschueren, désormais alumni, a exposé son sujet de mémoire en Conservation Restauration des Oeuvres d’Art. Il s’intéresse à l’étude du comportement mécanique d’un panneau peint du XVIe siècle en vue de sa conservation et de sa restauration. Et pour ce faire, il entreprend une recherche interdisciplinaire avec pour partenaires, les universités de Montpellier et Poitiers.
  • En Architecture d’Intérieur, Arnaud Sohet a fait le récit de leur projet qui contextualise, tente de comprendre l’impact et l’histoire des logements insolites afin que le design devienne un vecteur de sensibilisation et propose de nouveaux modes de vie favorisant le lien entre l’homme et son environnement naturel. Un projet qui vise à répondre, en toute modestie, aux besoins primaires.
  • Please Touch, qui s’inscrit dans le projet interdisciplinaire de l’école L’Objet qui parle, est un projet de Design Industriel a visé à développer la connaissance haptique (forme-texture-matière) en explorant divers objets de la collection de P. Diricq, par la manipulation et le toucher afin d’utiliser la communication multisensorielle comme moteur de création.
  • Anna Dijon a montré son projet de fin d’études en Photographie : Déconnectés. Reportage photo à la marge de la société, Anna nous a fait découvrir François. C’est l’histoire d’une rencontre, d’une relation photographique qui lève le voile sur les invisibles de la société.
  • Célia Charbaut et les étudiant.e.s à l’origine du projet devenu réalité nous ont fait visiter le Village Circulaire, son food sharing, sa récupérathèque tout en expliquant la genèse de cette initiative étudiante. À l’heure de la transition énergétique, ces initiatives sont les nouveaux moteurs de l’innovation et de de la recherche-action ascendante.
  • Alain Maes s’est prêté à une mini-conférence et un atelier autour du consumérisme au départ d’une surprenante recherche publiée dans son dernier ouvrage Une vie discrète.

Merci à toutes les personnes qui ont rendu ces trois jours possible, devant la scène ou dans l’ombre !

Retrouvez, ci-dessous, un retour en images de ce qui s’est passé à Saint-Luc et ailleurs :

Rob Hopkins à Saint-Luc Liège

Rob Hopkins à Saint-Luc Liège

Dans le cadre de Nourrir Liège Campus, Rob Hopkins vient nous dire un petit bonjour, casser la croute et découvrir le village circulaire de Saint-Luc…

Le vendredi 25 mars, dès 16h30, devant le B9.

Cette année, le désormais célèbre festival Nourrir Liège, festival de la transition alimentaire, se décline en une version campus, pour et par les étudiants : Nourrir Liège Campus !

À cette occasion, Rob Hopkins (dont voici le lien wiki pour les plus curieux, parce qu’un petit lien vaut mieux qu’un long discours) vient exceptionnellement nous rendre visite à Saint-Luc !

Vous allez assez vite vous rendre compte que c’est pas « n’importe qui » ce petit anglais … Du coup, on en profite pour lui parler du village circulaire (la récupérathèque, le food sharing, etc.), pour lui demander conseil et pour taper causette tout simplement. En gros : on s’inspire et on reprend souffle avant l’été.

Je crois qu’un avenir plus extraordinaire nous attend si nous cheminons vers un avenir plus local et plus frugal en énergie, où nous devenons des producteurs-consommateurs au lieu d’être de simples consommateurs, où la nourriture, l’énergie et les biens essentiels sont produits sur place, où l’économie locale est vigoureuse et où nous vivons selon nos moyens réels.

Rob Hopkins

Informations pratiques :

Quand : vendredi 25 mars dès 16h30

Quoi : un barbecue organisé par les élèves de DI et AI

Où : devant le B9 et la récupérathèque

Prix : le repas est gratuit, prends juste de quoi payer tes boissons, parce que c’est sur : tu seras assoiffé (il fait chaud savez-vous !).

Inscription : via ce lien (ça ne prend même pas une minute top chrono)