Sara Martin Garcia lance le magazine Nicole.

C’était jeudi dernier qu’était lancé Nicole., le magazine créé par Sara Martin Garcia, alumni de la section Communication visuelle et Graphique de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Ce magazine nous parle sexe, corps et plaisir sans tabou et questionne les idées reçues relatives au plaisir féminin pour faire avancer les choses, ouvrir les esprits et partager ses réflexions. Découvrons-en un peu plus sur le projet.

 

 

 

Rencontre avec Sara Martin Garcia

Raconte-nous comment est né ce projet ?
Pour cela, on doit remonter à mon éducation : j’ai grandi dans une famille qui m’a encouragée à devenir indépendante, d’assumer qui je suis, d’assumer mon corps, de faire mes propres choix… La sexualité n’était pas un sujet tabou chez moi. Et en grandissant, je me suis rendue compte que ce n’était pas le cas de tout le monde. Au long des années, j’ai beaucoup discuté avec des personnes – tant bien femmes qu’hommes – sur le sujet de la sexualité notamment féminine et je me suis rendue compte que beaucoup d’entre elles manquaient cruellement d’informations sur le corps des femmes. Or les femmes représentent la moitié de la population mondiale ! J’étais vraiment en désaccord avec ça. En parallèle, j’ai découvert la série The Handmaid’s Tale qui m’a chamboulée : la métaphore du corps de la femme comme un objet révèle les failles de notre société. Ça m’a fort interpellée. Et c’était justement au moment de choisir le sujet de notre mémoire en Master 1 : je me suis donc orientée vers la thématique de la sexualité féminine et les aspects qui y étaient liés.

 

Comment as-tu mis en œuvre ce projet ?
À Saint-Luc, j’ai pu faire de cette thématique mon mémoire. Marie-Paule Henry, ma promotrice, m’a donné beaucoup de lectures ; j’ai découvert plein de nouvelles choses, j’ai rencontré des interlocuteurs comme des sexologues… C’était très enrichissant de faire les recherches pour ce mémoire. Pour toute la partie graphique, j’ai choisi un format éditorial ; j’ai hésité au début entre le format livre et le format magazine puis très vite, j’ai décidé d’opter pour la seconde option dans une idée de continuité. Et pour vraiment créer Nicole. en Master 2, j’ai été encadrée par les profs du cours d’atelier et j’ai apprécié la liberté qui nous était donnée. C’était un réel dialogue : on pouvait défendre nos points de vue et les professeurs n’hésitaient pas à nous confronter à nos propres contradictions. Tout cela dans notre but et dans celui de notre projet.

 

Puis tes études à Saint-Luc se terminent…
Oui, donc j’ai été diplômée il y a un an en juin 2019. Le jour du jury, j’ai réalisé que l’école était vraiment finie et j’avais un goût de trop peu. Je voulais approfondir le sujet, développer le projet et son aspect graphique. Encouragée par mes professeurs à persévérer, je me suis renseignée sur les possibilités qui s’offraient à moi. C’est comme ça que j’ai commencé un coaching avec Bénédicte Philippart de Foy de CreaPME. Elle m’a vraiment aidée à transformer un projet scolaire en un projet professionnel et ancré dans le monde réel. J’ai beaucoup travaillé sur la forme durant ce coaching et je sais à présent où je mène mon projet.

 

 

Peux-tu nous en dire un peu plus sur la forme que Nicole. va prendre ?
Le premier article a été publié jeudi dernier sur la page Facebook de Nicole. et c’est comme cela que je vais fonctionner dans un premier temps : j’alimenterai cette page avec des articles. La page Instagram servira également de relais. D’ici quelques mois, j’ai le projet de lancer un blog. Mais ce qui me tient le plus à cœur – et c’est ma ligne directrice – c’est d’organiser des moments de rencontre, que cela soit des conférences, des débats… J’aimerais échanger en groupe, poser les questions que je me pose aux autres, discuter des constats que l’on peut faire, entendre des témoignages, réfléchir ensemble, ouvrir les esprits (le mien aussi bien entendu !), etc. Mais attention, mon intention n’est absolument pas d’arriver avec une sorte de vérité absolue ou une vision moralisatrice. Loin de là ! Je pense que c’est en questionnant et en discutant qu’on peut déjà faire bouger pas mal de choses.

 

Pourquoi Nicole. s’appelle Nicole.
C’est la contraction entre deux mots : « nidicole » – on dit d’un animal qu’il est nidicole quand il reste dans son nid, là où il se sent protégé et dans son intimité – et « colere » – mot latin qui signifie habiter, être installé dans. Le nom indique ainsi clairement une manière de s’installer dans son corps et d’habiter son intimité. Il renvoie au contenu des articles qui y paraîtront puisqu’on y parlera du corps, de sexe, de plaisir féminin, d’épanouissement, du patriarcat, de la société…

 

Un mot sur tes études à Saint-Luc ?
Quand j’ai choisi le cursus en Communication Visuelle et Graphique, j’avais mûrement réfléchi mon choix qui s’est avéré bon pour moi : j’ai découvert les possibilités infinies du graphisme. À chaque projet, j’en découvrais encore ! Et au fur et à mesure des années, je me suis naturellement orientée vers l’option Éditions pour mon master. Je garderai un bon souvenir de mon passage à Saint-Luc, surtout la relation privilégiée avec les professeurs, qui s’accentue à la fin, durant le master. Ils sont d’un soutien incroyable à plusieurs niveaux et nous poussent à ouvrir sans cesse nos horizons. Et tout ça se déroulait toujours dans un dialogue d’adulte à adulte.

 

Un conseil pour nos étudiant·e·s ?

Après les études, il y a une infinité de possibilités en graphisme. Profitez de ces dernières pour vous ouvrir l’esprit, explorer tout ce que vous pouvez explorer et croire en vos projets !

 

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  Nicole.

  @nicole.lemagazine

Doris Michel, alumni CVG, nominée aux HERA Awards 2020

C’est avec fierté que l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège a vu Doris Michel être nominée aux HERA Awards 2020 de la Fondation pour les Générations Futures. Après un bachelier en Photographie, elle s’est tournée vers le master en Design social et numérique (Communication visuelle et graphique) dans le cadre duquel son mémoire, Captives, a été sélectionné pour ces HERA Awards. On vous en dit plus !

 

Les HERA Awards

Les Higher Education & Rewards Awards for Future Generations récompensent des mémoires et des thèses de doctorat toutes disciplines confondues et qui se distinguent par leur démarche systémique (à 360°) et la valeur ajoutée sociétale. Il y a neuf catégories différentes, parmi lesquelles « Sustainable Design » — catégorie dans laquelle Doris Michel a été nominée pour son mémoire, aux côtés de deux autres personnes.

La cérémonie de remise des différents prix aurait dû se tenir au début de ce mois de mai ; c’était sans compter la pandémie du covid-19. Les HERA Awards ont donc décidé d’adapter l’événement en publiant, durant sept semaines, des vidéos de tou·te·s les primé·e·s de 2020 qui, à travers leurs travaux, souhaitent participer à la transformation du monde de demain (plus d’infos par ici). Doris Michel sera bien entendu de la partie, découvrez-en plus dans la suite de cet article.

 

© Doris Michel

 

Doris Michel et Captives

Diplômée de la section Communication visuelle et graphique en 2019, Doris Michel a clôturé son master en Design social et numérique par un travail autour d’ateliers graphiques en prison. Son mémoire s’intitule Captives. Comment l’imagination et la créativité peuvent favoriser le processus de réinsertion post-carcérale des femmes en Belgique ? et a été encadré par Marie Sion, professeure d’atelier et de production et médiation du Master en communication visuelle et graphique, orientation design social et numérique.

Sur le site des HERA, on en retrouve la description suivante :

Le travail de Doris Michel repose sur un pari : l’art peut constituer une piste, parmi d’autres, pour la réinsertion socio-professionnelle d’anciens détenu·e·s. L’auteure a réalisé un état des lieux détaillé du système pénitentiaire belge, du processus de réinsertion post-carcéral et de la pratique artistique en prison. Elle a ensuite mis sur pied, pendant un mois, trois ateliers graphiques (collage, collage et dessin, édition) avec cinq détenues de la prison de Lantin, avec l’objectif de renforcer leur confiance en soi et les aider à se projeter dans la vie d’après la prison. Sur le plan méthodologique, Doris Michel s’est inspirée des méthodes d’innovation sociale comme le design social, soit un ensemble d’approches et d’outils élaborés en co-création avec le public concerné et destinés à faire émerger de nouvelles formes de citoyenneté. Cette méthodologie spécifique peut également s’appliquer dans les établissements pénitentiaires masculins ou de type Institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ).

Il est possible de trouver une version plus détaillée de ce mémoire avec des photos à l’appui pour mieux se rendre compte du travail mis en œuvre et accompli, tant bien par Doris Michel que par les détenues.

Nous vous proposons de rejoindre Doris Michel, ainsi que les deux autres personnes de la catégorie Sustainable Design, le jeudi 18 juin à 10h pour un webinar sur le design thinking. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes : cliquez ici.

 

Présentation du mémoire à l’expo de fin d’année de l’École © Doris Michel

 

Rencontre avec Doris Michel

Comment t’est venue l’idée de travailler dans ce milieu particulier qu’est la prison ?

Pour répondre à cela, je dois remonter dans mon parcours scolaire. J’ai en fait d’abord réalisé un bachelier en Photographie à Saint-Luc et pour mon TFE, j’ai voulu travailler sur la thématique de la liberté. Après avoir contacté plusieurs établissements, je me suis retrouvée à la prison de Marche-en-Famenne. De fil en aiguille, mon travail de fin d’études s’est transformé en un travail sur l’enfermement. Donc le milieu carcéral était déjà présent à cette époque-là. Quand j’ai repris le master en Design social et numérique en CVG, c’est à nouveau vers ce milieu que je me suis orientée, car le design social vise à travailler sur des thématiques sociales, sociétales via l’artistique. La prison est revenue naturellement à moi pour boucler la boucle, si je puis dire, en passant de l’enfermement à la réinsertion.

 

Pourquoi te consacrer particulièrement à la réinsertion ?

Il faut savoir que la question de la réinsertion est omniprésente en prison. Dans mes discussions avec les détenu·e·s, revenaient souvent des interrogations du type « que vais-je faire après ma sortie ? » ou encore « comment vais-je m’en sortir ? » J’ai appris qu’en fait, la plupart arrivent en prison très jeunes, pour des faits mineurs. À leur sortie, ils ou elles n’ont pas de deuxième chance et que trop peu d’options ; cela se résume bien souvent à : être à la rue ou être en prison. Ces personnes rentrent alors dans une spirale infernale. De mon côté, je suis persuadée que la réinsertion serait plus que bénéfique si elle était menée correctement, avec des moyens conséquents.

 

Et comment as-tu concrétisé l’idée durant ton master ?

En design social, on crée des ateliers, on travaille avec et pour les gens, etc. Comme j’étais déjà passée dans le milieu carcéral et qu’en fait, il s’est révélé hyper enrichissant et intéressant, j’ai pris contact avec Claire Denis qui donne des cours d’arts plastiques à Saint-Luc Liège Promotion sociale mais aussi des cours à la prison de Lantin (Initiation au dessin d’observation et Formes et couleurs) ; c’est elle qui m’a permis d’entrer à Lantin. L’idéal pour mon mémoire aurait été de réaliser mes ateliers dans plusieurs prisons mais elles ne répondent que trop rarement à des propositions d’ateliers artistiques par manque de temps et de budget mais aussi en raison de la lourdeur administrative qu’ils requièrent.

J’ai donc travaillé avec cinq détenues durant en mois et leur ai proposé différents ateliers. Ce que je voulais avant tout, c’était leur proposer un espace de parole libre. Je n’ai pas voulu imposer des choses ou encore un agenda. Et c’est justement grâce à cette liberté qu’elles ont adhéré aux ateliers. D’ailleurs, je me rends compte qu’elles ont été tout de même marquées en recroisant l’une d’entre elles un an plus tard. J’ai trouvé ça génial d’avoir eu un tel impact !

 

Comment cela a-t-il été reçu par tes profs ?

Très bien ! Même si la plupart des gens lèvent les sourcils quand je leur dis que je vais travailler en prison (et que j’apprécie cela !), à Saint-Luc, mes profs ont été d’un grand soutien, surtout ma promotrice, Marie Sion. Philippe Landrain, Pierre Smeets mais aussi Maud Dallemagne m’ont beaucoup aidée également. J’aime beaucoup l’ouverture d’esprit en CVG, ils acceptent qu’on soit complètement nous-mêmes dans nos projets. J’aimerais souligner au passage que lors de mon bachelier en Photo, j’ai reçu aussi un excellent accompagnement de la part de mes enseignants.

 

Peux-tu nous parler de ce choix vers le master en design social et numérique ?

Lorsque que j’étais étudiante en Photo, j’ai effectué un stage chez Martin Dellicour, qui est photographe et graphiste. C’est grâce à lui que j’ai découvert le graphisme. C’est pourquoi, entre mon bachelier et mon master, j’ai suivi des cours d’infographie en promotion sociale. Puis quand j’ai appris que Saint-Luc ouvrait des nouveaux masters, j’ai été séduite par celui en design social qui mêle l’artistique et l’humain. C’est exactement ce que je cherchais en Photo : faire de l’humain. Pour la petite anecdote, comme c’était un nouveau master, des nouvelles épreuves d’admission étaient organisées. Sauf qu’il y a eu un mic mac dans les consignes et j’ai été… refusée ! Encore heureux que l’erreur a été remarquée ! J’ai pu ensuite intégré le master, où je me suis sentie comme un poisson dans l’eau, au point de le finir avec une grande dis’ !

 

Qu’as-tu appris durant ce master ?

Ma grande révélation a été la sérigraphie. J’adore ça ! D’ailleurs, je donne des cours et des stages en sérigraphie, technique que j’ai aussi utilisée dans le cadre des ateliers de mon mémoire. Ensuite, tout l’aspect mise en page, éditions, graphisme… Je travaille d’ailleurs maintenant comme graphiste dans une association. Puis surtout, le contact social. J’ai tellement aimé la méthodologie de construction d’ateliers qu’ici, en agrégation, je l’applique pour construire mes leçons ! Je dois aussi dire que j’ai appris beaucoup sur moi-même, j’ai évolué beaucoup durant ces deux années, tant bien humainement que professionnellement. Une excellente décision ce master ! Puis je dois dire aussi qu’il y avait une bonne ambiance entre nous. Nous étions une vingtaine réparti·e·s sur trois finalités différentes mais on partageait énormément, on s’entraidait, on se complétait, on créait… 

 

À présent, tu es donc inscrite à l’agrégation

Oui, j’aimerais beaucoup enseigner en prison. Durant le master, la didactique est déjà bien présente mais je voulais aller encore plus loin et étudier la pédagogie en profondeur. Je souhaite vraiment m’orienter vers les pédagogies alternatives. Je travaille sur le côté comme graphiste, comme dit plus haut, mais je fais également partie d’un collectif, Les Gaphistes, que j’ai créé avec des camarades du master. Notre ligne de conduite est de faire du graphisme humain et social, la dimension collaborative étant primordiale. On avait commencé en Master 1 un projet, Welcome to Bavière, qui va certainement avoir de suites avec l’Aquilone. On est aussi à chaque fois présents à la Braderie de l’Art et on travaille pas mal avec Dérivation 54, avec qui on partage la même philosophie.

 

Un conseil pour nos étudiant·e·s ?

Allez-y à fond ! Faites ce qui vous plaît, mettez-y de la passion et persévérez — même si les profs sont parfois dubitatifs au tout début. Si vous y croyez et que vous vous investissez, vous réaliserez vos projets. Et… ne désespérez pas en périodes de jury, ça finit par passer 😉

 

Un dernier mot sur les HERA Awards ?

J’ai vraiment aimé l’expérience, même si cela ne se clôture pas comme prévu, avec une cérémonie où on peut tou·te·s se rencontrer, discuter, etc. et que j’en suis un peu triste. La bonne nouvelle, c’est que ce n’est que post-posé, on se retrouvera quoi qu’il arrive. Pour avoir déjà rencontré la plupart des nominé·e·s et les membres de la fondation en février dernier, je me réjouis de réitérer l’expérience. Je trouve que la fondation fait un chouette travail. Et puis ils me permettent encore maintenant de tester quelque chose de nouveau puisque le 18 juin prochain, je participerai donc à mon premier webinar !

 

Rendez-vous pris !

 

 

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 @doris.mchl

  @dorismichel

Webinar : « Le design thinking : penser de manière dynamique et systémique » (18 juin à 10h)

 

Justine Warin présente Unalome – Design graphique

En 2017, l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège diplômait la première génération d’étudiant·e·s issu·e·s du master en Communication Visuelle et Graphique, qui était jusqu’alors un bachelier en Graphisme. Justine Warin en faisait partie. Il y a quelques jours à peine, elle lançait officiellement son activité professionnelle de graphiste indépendante : Unalome – Design graphique. Rencontre par téléphone avec Justine, confinement oblige.

 

 

Comment est né ce projet ?

À ma sortie de Saint-Luc Liège, j’ai d’abord travaillé dans une entreprise en tant que graphiste. Le travail n’était pas déplaisant mais je débordais d’énergie et voulais abattre plus de travail ! Après cette expérience professionnelle, j’ai été engagée par une marque de vêtements pour un poste de graphiste également. Mais après quelques années en travail de bureau, je me suis rendue compte que ce n’était pas un environnement optimal pour moi. J’ai donc décidé de lancer mon activité professionnelle un peu avant le confinement… C’est plutôt raté pour se libérer de l’enfermement du bureau ! 😉 À côté de cet aspect-là, j’avais aussi envie de partager avec les autres ma touche en tant que graphiste indépendante.

 

Depuis quand nourris-tu l’idée de ce projet ?

L’idée prenait forme dans mon esprit depuis quelques temps. Ma sœur a pu un peu m’informer sur quelques aspects, étant elle-même graphiste indépendante (et ancienne de Saint-Luc aussi !) mais j’ai vraiment eu le déclic il y a un gros mois et demi quand j’ai lu la citation de Steve Jobs : « Si vous ne travaillez pas pour vos rêves, quelqu’un vous embauchera pour travailler pour les siens. » Je me suis alors dit : « Et si moi aussi, je travaillais pour mes propres rêves ? » Puis j’ai pris vraiment les choses en main : le lendemain, je prenais rendez-vous à l’Union des Classes Moyennes (UCM) et le 1er avril, je lançais officiellement Unalome ! Je suis assez déterminée : quand j’ai un projet en tête, je mets en œuvre tout ce qu’il faut pour qu’il aboutisse !

 

Peux-tu nous en dire plus sur le nom Unalome ?

C’est un mot issu du bouddhisme. Il signifie le chemin qui mène vers l’éveil, chemin sur lequel on peut évidemment rencontrer des épreuves. Je me suis dit que c’était en fait, comme dans la vie, et même, comme dans la recherche d’un projet (un logo par exemple). On retrouve dans le travail de graphiste cette même idée de cheminent.

 

Peux-tu nous parler de ton passage à Saint-Luc Liège ?

Je suis sortie en 2017 de Communication Visuelle et Graphique, c’était au moment où le bachelier avait été transformé en master, je faisais donc partie des premiers diplômés de ce nouveau master. Je garde un bon souvenir des cours d’atelier, notamment celui de sérigraphie. Ce que j’ai apprécié durant mes études, c’est que l’on nous pousse à être fort créatifs. Et on nous a aussi beaucoup appris à contextualiser notre idée, l’agrémenter de recherches pour que le projet soit solide. On ne faisait pas un projet juste pour en faire un.

 

Un conseil pour les étudiant·e·s acutel·le·s ?

Je dirais de rester passioné·e ! C’est grâce à cela que l’on va au bout des choses, qu’on y arrive : la passion !

 

Envie d’en savoir plus sur Unalome ou de devenir l’un de ses clients ?

C’est par ici !

 Unalome

 @unalome_designgraphique

 @  info@unalomedesign.be

 

 

ToucHer, l’expo de Lauryn Fernandez

Lauryn Fernandez, étudiante en B3 de la section Communication Visuelle et Graphique, réalise sa première exposition au Livre ou Verre à Charleroi. Elle nous parle de ce qu’elle a voulu mettre en valeur dans cette exposition.

« Le 8 mars est la journée internationale de lutte pour les droits de la femme. Ma manière de lutter est de faire paraître au travers d’une photo toute la beauté d’une femme. J’ai eu l’occasion il y a quelques mois d’ici de travailler avec l’ ASBL Oléa qui lutte justement pour les droits de la femme en aidant certaines d’entre elles venant de foyers à retrouver confiance en elles et en leurs capacités. Mon rôle à moi était de faire ressortir ce qu’elles avaient de plus joli en les photographiant. Avoir ces femmes au bout de mon objectif fut une expérience exceptionnelle, je les ai vues retrouver leur sourire en se voyant rayonner sur ces clichés, c’était magique. C’est grâce à ce genre de moments que je suis tombée amoureuse de la photographie… Lors de cette toute première exposition, vous retrouverez également des photographies plus artistiques et plus subliminales, où il faudra parfois chercher quelle partie du corps est mise en valeur. C’est aussi une manière pour moi de mettre en avant la beauté naturelle de la femme et de ses formes. Y a-t-il plus bel art que le corps d’une femme ? J’ai nommé cette exposition ToucHer car c’est un rapport au corps, au toucher, à la peau, aux formes et à toutes ces petites subtilités que la beauté féminine a à nous offrir. C’est avec un immense plaisir que je vous invite à venir découvrir ces clichés dans un superbe établissement, le Livre ou verre à Charleroi. Venez boire un verre tout en parlant droit de la femme, corps et art, ou même de tout et de rien dans une ambiance cosy et conviviale ! »

 

© Lauryn Fernandez

 

Le vernissage aura lieu le samedi 7 mars à 18h.

L’événement Facebook

L’exposition pourra se visiter jusqu’au 31 mars, du mardi au samedi de 11h à 19h.

 

 

 

En savoir plus sur Lauryn Fernadez

 @fglvisualsolutions

FGL Visual Solutions

 Lauryn Fernandez

Deux alumni primés au concours Redesign Bernard-Massard

Depuis plusieurs années, la société luxembourgeoise Bernard-Massard organise un concours d’habillage graphique de bouteille : Redesign.

En 2019, les artistes étaient invité.e.s à créer un design pour la bouteille de la cuvée Signature Édition du producteur, sur le thème red. Au final, ce sont six artistes qui ont été choisi.e.s et parmi eux, Ilse Theunissen et Florian Caucheteux (Florkey), deux alumni de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège.

 

 

Ilse Theunissen

La Liégeoise Ilse Theunissen, diplômée de Communication Visuelle et Graphique en 2017, travaille actuellement chez Knok Design. En parallèle, elle reste active et participe à différents concours comme CréaPicto ou encore Bernard-Massard. Pour ce dernier, elle a tenté sa chance au hasard et remporte finalement le prix du jury !

 

Suivre la page professionnelle d’Ilse Theunissen

 

Florian Caucheteux

Le Theutois était jusqu’il y a peu gérant de la galerie d’art verviétoise Nao Expo. Diplômé en 1998 de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc en Publicité et Graphisme, il connaissait quant à lui le concours et a décidé cette année de tenter le coup. Résultat : il fait partie de la sélection du jury, belle récompense et surtout un coup de remotivation pour celui qui vient d’encaisser un coup dur personnel. Le 23 novembre, il va d’ailleurs présenter son œuvre, le nom de Bernard-Massard en graffiti, à la galerie Jour et Nuit à Verviers.

Suivre la page professionnelle de Florkey

Deux étudiant.e.s de l’ESA Saint-Luc à la Commission Européenne !

Les 24 et 25 octobre derniers se tenait à Bruxelles la huitième édition du Forum Européen Universités-Entreprises, qui réunit des décideur.se.s politiques, des représentant.e.s de l’enseignement supérieur et du monde de l’entreprise, afin de débattre et discuter du rôle de la coopération universités-entreprises sur un thème spécifique. Cette année, il s’agissait du thème de l’innovation et du développement durable.

Différentes activités sont organisées pour permettre l’échange d’idées et de pratiques, notamment des workshops pour lesquels les organisateurs du Forum cherchaient des étudiant.e.s pour les illustrer d’une manière artistique, quel que soit le domaine, et ainsi garder une trace originale de l’événement.

Parmi tous les candidats, deux étudiants de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège ont été sélectionnés par la Direction Générale Éducation de la Commission Européenne pour assister à ce forum aux côtés de neuf autres étudiant.e.s venu.e.s de tous les coins de l’Union Européenne.

Il s’agit de Clarisse Thomas, M2 en Communication Visuelle et Graphique, et d’Alexandre Graves, B3 en Illustration, (ci-dessous : ligne du bas, respectivement en 1re et 5e position).

Lors de la première journée du Forum, ils se sont rendus à The Square, au Mont des Arts, pour suivre quelques conférences et laisser libre cours à leur créativité pour faire ressortir le contenu de celles-ci. La seconde journée leur a permis d’exposer leurs œuvres, à côté de celles de leurs camarades des autres écoles.

 

© Clarisse Thomas

 

 

© Alexandre Graves

 

Leur ressenti ?

Clarisse : « Dessiner pour la Commission Européenne, si un jour on m’avait dit ça… je ne l’aurais pas cru ! Cette expérience était géniale, j’ai rencontré des gens d’horizons différents avec des mentalités très enrichissantes. Puis bon, mon badge illustrateur m’a permis de dessiner plein de jolis messieurs et de jolies mesdames sur leur 31 en les regardant très attentivement sans paraître bizarre ! »

Suivre le travail de Clarisse Thomas sur Instagram

 

Alexandre : « Motivation, rencontre et avenir. J’ai passé deux jours intenses en dessin et en discussions. Rencontrer des jeunes dans le même cursus a été un point fort, une amitié et une même passion. »

Suivre le travail d’Alexandre Graves sur Instagram

 

Le Service communication de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège tient à remercier Clarisse et Alexandre pour leur réactivité et leur professionnalisme lors de la couverture cet événement.

CVG

WELCOME TO BAVIÈRE AVEC LES ÉTUDIANTS DE CVG

Les étudiants de Master en « Design Social et Numérique » (Section Communication visuelle et graphique) ont répondu à l’invitation de Nick Baerten et Virginia Tassinari pour l’événement RECIPROCITY 2018. Ils ont travaillé avec les habitants du quartier Bavière pendant une année complète afin de réaliser le projet ambitieux « Welcome_to Bavière ». Leur projet, une « Chill Zone » itinérante, est visible dans le cadre donc de la Triennale du Design à Liège, 3e édition (RECIPROCITY).

Voici leur démarche en 5 étapes :

“1. Dans le cadre de Reciprocity 2018 et de la 3ème édition de Welcome_to, nous avons travaillé sur le quartier de Bavière (en Outremeuse) afin d’imaginer, pour et avec les habitants du quartier, un meilleur futur. Un futur à leur image, selon leurs envies, et parfois même leurs utopies.

2. La recherche est indispensable dans la méthodologie du design social. Il nous a été indispensable de nous rendre sur le terrain, et d’enquêter directement auprès des habitants. Nous avons conçu des questionnaires et ainsi récolté leurs avis sur le quartier. Nous avons ensuite imaginé plusieurs ateliers afin d’obtenir des créations.

3. Le design social est basé sur un principe de co-design. C’est-à-dire qu’on travaille ensemble. Nos réalisations sont basées sur le résultat des habitants, qu’ils ont eux-même créées lors de nos ateliers, imaginées et conçues sur mesure pour le projet. Les témoignages et résultats ont mis en lumière un besoin des habitants de se retrouver, de créer une unité et une identité dans le quartier. Ils ont aussi émis une envie de couleur et de nature. Sur cette base, nous avons créé un concept d’île, pour rappeler l’histoire du quartier et fédérer ses habitants et ses associations, de là est née notre charte graphique que nous lions aux créations des acteurs du quartier et des associations dans nos propositions finales.

4. Cette partie de la méthodologie du design social prends vie aujourd’hui. Nous avons ainsi créé cette Chill Zone, un salon urbain équipé de coussins et des voiles afin d’améliorer le confort des habitants, de leur donner un espace et de les fédérer.

5. Le principe du design social est open-source. C’est-à-dire qu’en respectant la charte des Creative Commons tout un chacun peut utiliser notre idée et l’adapter. Il est donc indispensable pour chaque prototype de rédiger son protocole et de le partager sur une plateforme libre, tel que ce WordPress.”

 

Plus d’infos sur le site WEB codé par les étudiants.

Communication visuelle et graphique