Joris Degas, lauréat des Promenades photographiques

Joris Degas,
lauréat des Promenades photographiques

 

Joris Degas, tout juste diplômé en photographie, remporte le Prix Mark Grosset-SAIF 2022 des Promenades Photographiques de Vendôme, catégorie plasticienne, pour son projet En attendant Saïgon. 

Copyright Joris Degas

Ce concours, lancé depuis 2007, a pour ambition de mettre en lumière les démarches et regards de la jeune génération de photographes issus de plus de vingt écoles de photographie internationales.

Les candidatures sont exposées pendant le festival des Promenades Photographiques de Vendôme, que l’on peut découvrir du 2 juillet au 27 août 2022.

Chaque année, deux prix sont décernés pendant le festival par un jury de professionnels : le prix de la photographie documentaire (remporté par Aurélien Goubau, de l’ESA le 75) et celui de la photographie plasticienne. Et c’est dans cette dernière catégorie que le travail de Joris Degas a su faire résonance aux yeux du jury. Ce dernier était présidé par Marc Simon, membre du conseil d’administration des Promenades Photographique et composé de Fannie Escoulen, cheffe du Département de la photographie du ministère de la culture, Pierre Ciot, président de la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF), Aurélia Marcadier, directrice de PhotoSaintGermain, Nathalie Marchetti, Libération et William Daniels, photographe. Un troisième prix est également décerné par le public.

En plus du prix, le travail de Joris sera exposé dans la programmation officielle des Promenades Photographiques de l’an prochain !

Faire un geste

Faire un geste

Exposition des Bac1 en Photographie aux portes ouvertes des ateliers RAVI

Du vendredi 25 au dimanche 27 mars, les élèves de première année en Photographie exposent aux côtés de Charlotte Beaudry, Joséphine Javier et Ida Ferrand dans le cadre des portes ouvertes des Résidences Ateliers Vivegnis International (RAVI).

Beauté du geste… 

Un geste, un simple geste, c’est beaucoup et c’est peu à la fois; trois fois rien, à peine un zeste. 

Un geste grave ou léger, le geste de l’homme au travail ou celui de la mauvaise humeur… geste gratuit et donc d’autant plus beau — néanmoins, se méfier de la beauté du geste, ou de son revers ! Vilain geste ou mauvais réflexe, geste d’amour au contraire — qui vaut pour preuve! Un geste pour ou un geste contre, geste symbolique ou de protestation, de révolte. Gestes barrières, de fraîche et sinistre mémoire ! Ou doux geste de la main, de l’ami, de l’amant… Bouger, enfin ! Faire vibrer l’instant, tenter de le saisir ! En plein vol, temps suspendu… oui mais voler c’est pas beau: geste défendu ? Un geste pour conjurer l’immobilisme, se défaire de la contrainte… « la vie remue », comme disait l’autre ! Et sous l’œil de jeunes étudiants, ce réveil fait plaisir à voir. 

L’expérience esthétique nous a appris que, de toutes les images produites (ne serait-ce qu’un peu) par la main de l’homme, seule la photographie, rivée à l’ici et maintenant de la prise de vue, était du même coup liée au geste, au corps, à l’acte du photographe; à sa présence, même s’il n’agit que dans ses moments d’absence. 

Sur le versant théorique du geste, on fouinera du côté du philosophe Michel Guérin; de l’écrivain Charles Dantzig (qui, en 2017, entreprenait, en 143 chapitres, d’inventorier tous les gestes vus et retenus); ou encore du  sémiologue Vilem Flusser, qui faisait du geste de photographier le geste philosophique par excellence, philosophie par le regard et par l’action, philosophie en œuvre dans l’espace, observable à travers la démarche du photographe. Côté « raisons pratiques », on rappellera l’origine plus concrète de la présence de ces images aux « RAVI » : images produites par les étudiantes et étudiants de B1 (ils font de la photo depuis 6 mois !), invités à travailler librement au départ de ce thème donné, avec pour objectif que cette petite vente contribue à financer d’autres projets, à prolonger le mouvement. 

Chaque geste est dès lors… un geste qui compte, il n’y en a pas de petit ! Et marquer un intérêt, ou une simple présence, faire un pas et jeter un œil — c’est déjà agir et contribuer. 


Infos pratiques :

Plus d’info : http://www.ravi-liege.eu/

Ciné-club 7/12/21

Ciné-club 7/12 à l’An Vert

« Black and white » & film surprise !

18h : vernissage de l’exposition

Une exposition photographique des étudiants de B2 et B3 photographie de l’ESA Saint-Luc Liège.

Bien que la pandémie de Covid-19 persiste et nous distance les uns des autres, nous avons souhaité nous réunir autour d’une exposition photographique. Nous, ce sont les étudiants en photographie de deuxième et troisième année de l’ESA Saint-Luc Liège.

Notre défi fût d’organiser une exposition photographique sans nous rencontrer et de faire cohabiter dans l’espace intimiste de l’An vert, tous styles, tous angles et tous sujets photographiques. Tantôt s’interpellant, tantôt s’entrechoquant… Et pourtant, parmi toutes ces images, subsiste un intérêt commun: le regard. Chaque photographe porte et apporte un regard propre sur ce qui l’entoure. Il capture un instant et le partage avec le monde, avec vous.

Cette exposition est avant tout synonyme de nuance. Nuance de regard, nuance de lumière, nuance de gris… Et si nous avons réunis essentiellement des clichés noir et blanc, cela ne vous empêchera pas d’en voir de toutes les couleurs.

19h : projection suprise !

Cette fois-ci, laissez-vous surprendre …

L’équipe du Ciné-club vous concocte une projection surprise. En ces temps d’incertitudes sur notre quotidien, quoi de mieux que de se laisser surprendre positivement ? Tenter l’expérience et rejoignez-nous à l’An Vert pour le dernier ciné-club de 2021.

Informations pratiques

Accessible gratuitement

Covid safe ticket

Le mardi 7 décembre 

Dès 18h

À l’An Vert (rue Mathieu Polain n°4 – 4020 Liège)

Animal Pictures : expo des B1 Photo

Depuis plus d’un an, l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège a proposé à ses B1 en Photographie de travailler sur le thème de la puissance du lien homme-animal dans le cadre de l’exposition ANIMAL PICTURES, en complément de LOVE – Animal Stories, la nouvelle exposition que propose le Musée de la Vie wallonne.

 

Avec l’aide de plusieurs enseignant·e·s, puis sous la houlette de l’équipe de commissariat et d’accrochage du Musée, le résultat – partiel – de ce travail est à présent disponible dans la cour intérieure du bâtiment, aux côtés d’images puisées dans leurs collections propres ou dans celles du Musée de la photographie à Charleroi.

 

Le Centre culturel de Marchin-Modave-Clavier et la Fondation Bolly-Charlier (galerie Juvénal à Huy), dans le cadre d’une expo collective intitulée « Nos animaux les bêtes », montreront à partir d’octobre d’autres images réalisées par les étudiants sur ce thème, ainsi que des travaux d’étudiants d’autres sections.

 

Compléments d’infos suivront d’ici là !

 

 

Informations pratiques

Ouvert du mardi au dimanche, de 9h30 à 18h

Gratuit tous les premiers dimanche du mois

Rue des Mineurs, 4000 Liège

Cliquez ici pour plus d’informations

Expo (IM)POSSIBLES

L’an dernier, alors que le covid nous force tou·te·s au confinement, les étudiant·e·s de dernière année de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège finissent leurs études isolé·e·s, les événements étant tous annulés donc la traditionnelle expo de fin d’année. Impossible pour elles et pour eux de montrer au grand public leurs travaux, notamment leurs travaux de fin d’études (TFE).

 

Certain·e·s n’ont pourtant pas lâché le morceau ! En effet, les diplômé·e·s de la section Photographie de l’année académique 20219-2020 devaient montrer leurs travaux de fin d’études en 2020 mais l’exposition a dû être annulée pour les raisons que nous connaissons.

Et bien, cela sera chose (enfin) faite en 2021 ! L’exposition (IM)POSSIBLES reprenant les TFE des étudiant·e·s alors en B3 Photo sera visible les 17, 18 et 19 juin à L’image sans nom.

 

Les ancien·ne·s étudiant·e·s sont :

Laura Bourguignon, Emilie Burggraeve, Théodora Colige, Romain Coty, Damien Dejasse, Bryan Godefroid, Justine Guns, Nayef Hazimeh, Marie Jourdain, Eliot Lambert, Axelle Latour, Philippine Lecharlier, Sarina Mattiacci, Mehdi Merabti, Aurore Mignolet, Alexandre Duy Nguyen, Robin Nissen, Lauren Pearson, Julie Roland et Layla Saâd.

 

© Layla Saâd

 

Infos pratiques :

Jeudi 17, vendredi 18 et samedi 19 juin

À L’image sans nom (place Vivegnis, 6 – 4000 Liège)

Entrée libre

 

Des nouvelles de « L’objet qui parle »

Depuis le lancement du projet autour de la collection du designer Philippe Diricq, le projet « L’objet qui parle » ne cesse de se développer et permet aux étudiant·e·s et aux enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège d’envisager différents axes de travail. Il est aussi devenu l’intérêt d’une jeune artiste-chercheuse qui vient de commencer sa résidence à l’ESA, Kim Cappart.

 

 

Initiative du Groupe de travail Recherche, le projet « L’objet qui parle » a débuté en septembre 2019. Opportunité de collaboration pédagogique inter-section autant que point de départ d’activités de recherche, ce projet s’appuie sur une partie de la collection du designer Philippe Diricq, qui a confié un peu plus de 200 objets à Saint-Luc. Dès son arrivée, la collection a suscité l’enthousiasme d’étudiant·e·s et d’enseignant·e·s de différentes sections, qui ont pu utiliser ce “support pédagogique” hors-norme. Design industriel, Communication visuelle et graphique, Architecture d’intérieur, Conservation-restauration des œuvres d’art, Photographie… sont les premières sections à exploiter la richesse de la collection. Sans compter les classes de dessin et croquis de toutes les disciplines artistiques, qui se sont succédées pour profiter de cette collection remarquable. Dans deux ou trois ans, les objets présents à Saint-Luc rejoindront l’ensemble auquel ils appartiennent, dans le futur musée Design Innovation à Charleroi. D’ici-là, la collection est à la disposition du corps enseignant !

 

 

Un exemple concret d’utilisation de la collection

Les étudiant·e·s de première année de la section Photographie, dans le cadre de l’atelier Studio avec Nathalie Noël, ont utilisé et mis en scène des objets, comme ce téléphone Lady, l’un des objets les plus appréciés de la collection – le combiné n’est-il pas un objet qui parle ? Les travaux réalisés cette année seront présentés lors de l’expo de fin d’année, en relation avec les objets de la collection et des travaux d’autres sections qui s’en inspirent également, le tout dans un dispositif scénographique conçu par quatre étudiantes de master en Architecture d’intérieur, option scénographie.

© Maureen Bougnet 2020.

 

Une collection qui « parle » à Kim Cappart

L’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège accueille depuis le début du mois de mai une jeune artiste-chercheuse en résidence : Kim Cappart, qui a obtenu une bourse “Un futur pour la culture” de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celle-ci vise à encourager les artistes, et en particulier les artistes émergents, à consolider leur pratique à travers un projet en « compagnonnage ». Kim a choisi d’ancrer son travail d’exploration et de recherche artistique au Département recherche, dans le projet « L’objet qui parle ». Après une première visite de la collection en août dernier, elle élaboré un projet personnel qu’elle nous présente ci-dessous.
Sa proposition représente une réelle opportunité d’explorer un chemin singulier et innovant pour arpenter les enjeux contemporains liés à « L’objet qui parle ».  En effet, dans une démarche associant des réflexions suscitées par la collection (et les travaux déjà réalisés) à un processus participatif, l’artiste s’attachera à concevoir et à produire une œuvre originale, qui deviendra elle-même un ancrage pour des recherches ultérieures et pour la coopération avec nos partenaires muséaux à Charleroi. De plus, son projet rejoint des préoccupations de la scénographie (Architecture d’intérieur) et du design social (Communication visuelle et graphique).

 

Kim Cappart avec un objet de la collection Diricq

 

Kim, peux-tu retracer ton parcours ?
J’ai obtenu mon diplôme de master en scénographie à Saint-Luc Bruxelles en 2017. Depuis mon mémoire intitulé « Comment la scénographie d’exposition peut aider à sensibiliser les publics sur des problématiques contemporaines dans un musée de société ? », j’ai ancré mon travail dans le secteur muséal. J’ai tenté de remonter à la racine du travail scénographique dans l’exposition pour enclencher des facteurs de changement dans l’intervention du scénographe. J’ai beaucoup d’intérêt pour le combinaison entre la savoir, la théorie d’un domaine, et la pratique artistique. Au-delà de la scénographie, je suis artiste, et j’ai envie d’expérimenter plusieurs compétences artistiques pour créer une sorte de force hybride sur un projet global, un projet d’exposition. C’est la notion de scénographe-auteur, que j’ai esquissée dans mon mémoire et que je voudrais développer à travers ce projet exploratoire.
Durant près de deux ans, j’ai travaillé sur des expositions “Public à l’œuvre” : j’ai fait de la gestion de projet, de la coordination, pour l’association Arts et publics qui soutient ces expositions. J’ai donc pu approcher les coulisses logistiques d’un projet. J’ai également suivi une formation en médiation culturelle.

Quelle est ta proposition dans le cadre de la bourse que tu as obtenue ?
Au départ, j’étais venue à Saint-Luc Liège pour envisager un projet de recherche FRArt, pour lequel j’ai également postulé, quand l’appel de la FWB a été lancé. J’ai découvert la collection de Philippe Diricq. J’ai eu l’idée de combiner ma recherche avec les travaux interdisciplinaires sur “L’objet qui parle”. Pour moi, c’est une base concrète pour tester un processus, qui reste encore assez abstrait dans ma tête. C’est un beau prétexte pour me concentrer sur ma recherche à travers cette collection d’objets. “L’objet qui parle” a résonné à ce que je faisais pour « Public à l’œuvre » : faire parler les objets dans un commissariat participatif, avec des citoyens non-professionnels. On faisait partager des expériences personnelles à partir d’objets des musées. L’objet peut produire des récits différents en fonction de qui s’exprime à son sujet. L’objet devient un médium. Il ne s’agit pas seulement de parler de son fonctionnement. Je voudrais organiser des ateliers de réflexion participative, des “conversations” avec des objets, pour faire surgir des thématiques à partir d’eux. Ensuite, je m’attellerai à la conception de l’œuvre-installation à partir de réflexions collectives autour de la collection, J’ai envie de me laisser influencer par les autres mais l’œuvre qui sera produite restera une impulsion personnelle, qui pourrait d’ailleurs aller vers le contraste. Actuellement, je n’ai pas d’idée précise sur le résultat que je pourrai obtenir. Impossible de dire dès à présent ce qu’il adviendra au terme de cette résidence! En revanche, le processus exploratoire sera partagé grâce à un carnet de recherche.

Il y a aussi une forme d’engagement dans le travail que tu envisages…
Oui, j’aimerais que les expositions proposent des visions sur des actions concrètes que chacun peut mettre en œuvre. Il y a une vraie notion d’engagement, la recherche d’un impact sur le visiteur, sans que ce soit une leçon de morale. À travers la collection Diricq, il y a vraisemblablement des thématiques sociétales et contemporaines à explorer.

 

Rédaction :

Noémie Drouguet

Julie Roland est sélectionnée pour le Prix du Luxembourg

Diplômée de la section Photographie de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège en juin 2020, Julie Roland fait partie des 14 artistes sélectionné·e·s pour le Prix du Luxembourg.

Une exposition dédiée aux œuvres de ces artistes est organisée jusqu’au 30 mai. Celle-ci ouvre d’ailleurs la saison 2021 du Centre d’Art Contemporain du Luxembourg belge (CACLB) sur le site du Montauban. Il vous est possible de la visiter le mercredi, le samedi et le dimanche de 14h à 18h ou sur rendez-vous.

 

Julie et son œuvre

Julie est née à Libramont en 1993 et vit à Rossignol. Elle ressent souvent le besoin d’évasion qu’elle exprime par le biais de sa photographie analogique. Tout en figurant des interprétations, elle cristallise des émotions à travers des paysages. En 2020, elle est partie parcourir la Via Arduinna, l’un des nombreux chemins du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, durant huit jours, à pied. De cette expérience, naîtra le projet VIA ARDUINNA, un livre qui expose ce voyage dans un espace intemporel qui mêle le visible à l’invisible.

 

© Julie Roland

 

Suivre le travail de Julie Roland :

www.rolandjulie.myportfolio.com 

 @djuly.photography

 

Expo-vente des B1 Photo

Les B1 de la section Photographie de l’École Supérieure des Arts organisent trois journées d’expo-vente de leurs tirages afin de financer un projet de fanzine pour chacun·e.

 

Au numéro 10 de la rue des Mineurs se tiendront trois journées d’exposition et de vente photo. Un événement idéal pour chiner des tirages-posters uniques à un prix démocratique, ce qui permettra de créer un fanzine pour chaque étudiant.

Il vous est possible de prendre part à l’événement de deux manières. D’une part, vous passez au 10 rue des Mineurs, entre le vendredi 7 et le dimanche 9 mai pour admirer directement les tirages. Suite aux restrictions sanitaires, des groupes de 6 personnes seront accueillis pour une durée de 30 minutes. Réservez votre créneau gratuitement à l’adresse mail expovente.saintluc@hotmail.com en indiquant votre nom, votre prénom, la date et l’heure souhaitées.
Une autre possibilité est de soutenir le projet via une cagnotte PayPal, pour toute personne qui ne pourra pas se déplacer. « Nous tenons à ce que chaque famille, proche et visiteur puissent contribuer même à distance. » Accédez à la cagnotte PayPal.

 

 

Informations pratiques
Vendredi 7 mai de 16h à 20h
Samedi 8 mai de 12h à 20h
Dimanche 9 mai de 12h à 20h
Rue des Mineurs, 10 – 4000 Liège
Entrée libre
Événement Facebook

Outre Muse éditions, la nouvelle maison d’édition de l’école !

Il y a quelques jours sortait des presses le tout premier livre de la nouvelle maison d’édition de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Un cap important pour mettre en avant les travaux de ses étudiant·e·s. Ce premier opus n’est autre que le catalogue de l’exposition Where I am, I don’t know, qui montre le travail des étudiant·e·s de dernière année de la section Photographie au Centre de la Croix-Rouge de Manderfeld.

 

Le projet de maison d’édition a été initié par un groupe d’enseignant·e·s de la section Communication Visuelle et Graphique. L’idée était de concrétiser avec les étudiant·e·s un projet grandeur nature et de le faire vivre au sein de l’école. Le but pédagogique ? Aborder par une approche transversale les différents acteurs de la chaîne du livre. Les étudiant·e·s sont au centre du projet : ils ont créé la maison d’édition, réfléchi à sa structure ainsi qu’à son nom : Outre Muse éditions. Pour le premier livre édité, ce sont les étudiant·e·s de CVG qui ont mis en page, géré l’impression… en collaboration avec les étudiant·e·s de la section Photographie, qui étaient à l’origine du projet Where I am, I don’t know.

 

À l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, cette initiative de valorisation des travaux réalisés par les étudiant·e·s en cours de cursus fait déjà des émules : d’autres projets éditoriaux inter-sections sont en cours, tout comme la création d’un pôle pour l’édition d’objets 3D. Une formule est également à l’étude pour permettre aux étudiants de valoriser eux-mêmes leurs propres projets individuels. L’École souhaite clairement s’inscrire dans la dynamique d’autonomisation des étudiants, entamant déjà leur professionnalisation au moment de leurs études. Le moyen qu’elle a choisi pour mettre en œuvre cela est la création d’une structure de soutien et de coordination appelée, Tous CréActeurs, en cours de création grâce au soutien de la Sowalfin. Structure dont nous vous parlerons bientôt au travers des différents projets en cours de développement !

 

Where I am, I don’t know : un projet, une expo, un livre.

L’an dernier, les étudiant·e·s de dernière année de la section Photographie se rendaient au centre St. Elisabeth Haus, un centre pour demandeurs d’asile géré par la Croix-Rouge, pour une semaine totale d’immersion afin de découvrir le quotidien des résidents. De cette semaine humaine unique et enrichissante découle une série de travaux hétéroclites, à la fois écrits, vidéographiques, photographiques et issus d’ateliers participatifs. Ceux-ci offrent des regards d’auteurs sur le quotidien des personnes demandeuses d’asile. Le résultat est à présent visible au Centre culturel Les Chiroux (jusqu’au 20 mars) et à la Cité Miroir (jusqu’au 13 mars).

Le catalogue est quant à lui disponible au Centre culturel Les Chiroux et chez Livre aux trésors, au prix de 18€.

Libres contours, aspects du territoire

Pour démarrer sa saison 2020-2021, le Centre culturel de Namur inaugurait hier l’exposition Libres contours, aspects du territoire, qui réunit le travail de sept photographes, dont des étudiants, alumni et enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Le commissariat est assuré par Emmanuel D’Autreppe.

Territoire de provenance ou d’appartenance. De partance, de transit ou de transhumance. Intime, imaginaire ou symbolique. Politique ou artistique.  La notion de territoire, un vaste champ de réflexions, souvent poreux… Les photographes partagent leurs différentes visions du territoire avec un dénominateur commun, vous amener de la matière à penser ou simplement à regarder. Alors que l’enseignante de la section Photographie, Elodie Ledure expose son travail, Robin Nissen (diplômé de Photographie et actuellement étudiant en Communication visuelle et graphique) dévoile le résultat de sa résidence de cet été aux Abattoirs de Bomel, qui a pris la forme d’une mission photographique, qu’il a partagée avec Clyde Lepage. Du côté des alumni, l’exposition permet de découvrir le travail de Florian Tourneux mais aussi de Frédéric Materne (invité par le collectif Aspëkt).

 

© Centre culturel de Namur et Erika Meda

 

À propos de l’exposition

Une description par le commissaire Emmanuel D’Autreppe.

« Malgré son apparente étroitesse à l’échelle locale ou nationale, la question du territoire est pourtant une vaste et complexe question. Territoire de provenance ou d’appartenance — à l’image des photographes ici invités, moins parce qu’ils sont issus d’une région que parce qu’ils y sont actifs —, territoire de partance, de transit ou de transhumance, territoire intime, imaginaire ou symbolique, politique ou artistique… À chacun le sien, mais sans qu’aucune frontière soit établie de manière inamovible, ni même visible, et encore moins imperméable.

Terre de photographes — la complexité du territoire y est sûrement, précisément, pour quelque chose ! —, le cœur de la Wallonie ne regorge pas moins qu’un autre de talents émergents, d’artistes en devenir, d’approches innovantes et questionnantes. Les artistes réunis ici convergent autour d’une série de délimitations et de problématiques vagues mais essentielles : l’environnement et le rapport à l’autre ; l’errance, l’appropriation ou le déracinement ; le besoin d’intervention ou de contemplation ; la participation dans l’espace public ou le repli dans l’intimité… histoire, toujours réécrite, de la rencontre d’un contexte donné et d’un œil critique, attentif, créatif.

Chacun des territoires que ces regards photographiques parcourent, interrogent ou délimitent, témoigne de la richesse d’une génération et, focalisée ou non sur la situation à Bomel du Centre culturel qui héberge la proposition, de son besoin d’ancrage autant que de lien, de son aspiration à l’implication autant qu’à la liberté.

En outre, le thème de l’exposition se prêtera à la mise en résidence d’un jeune artiste photographe au départ de la zone des Abattoirs de Bomel, et à la transcription d’une expérience plus ou moins « immersive » à travers la diversité des quartiers qui composent l’agglomération namuroise : expérimentation libre, rencontre des quartiers et de leurs habitants, découverte d’un environnement, en amont et sur le pourtour du projet d’exposition lui-même… »

 

Les artistes

Nicolas BOMAL — Xavier ISTASSE — Élodie LEDURE — Clyde LEPAGE — Robin NISSEN — Mélanie PATRIS — Florian TOURNEUX — Le Collectif Aspëkt : David AMEYE, Kristel BRUSADELLI, Olivier CELLIÈRE, Caroline DERSELLE, Jean-François FLAMEY, Johan ‘Mydatah’ FLAMEY, Gaëlle GEORGE, Nathalie HANNECART, Denis TANCREDI, et en invité·e·s : Gaël BONNEFON, Erika MEDA et Frédéric MATERNE.

 

Infos pratiques

Jusqu’au 18 octobre
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h
Abattoirs de Bomel (Traverse des Muses 18 – 5000 Bomel / Namur)
Entrée libre
Réservation obligatoire : Stevie Lardoux / stevielardoux@centrecultureldenamur.be / +32 81 25 04 03 / +32 491 39 48 86
Plus d’infos

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