Prix ISEM 2020 : l’ESA Saint-Luc Liège représentée !

Il y a quelques jours, le festival ImageSingulières annonçait les résultats de ses deux prix ISEM 2020. Parmi la poignée de finalistes, on retrouve une étudiante et une enseignante de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Lauren Pearson, B3 Photographie, est finaliste du prix ISEM Jeune photographe et Brigitte Grignet, enseignante au sein de la section Photographie également, l’est pour le Grand Prix ISEM. Félicitations à elles !

 

Les Prix ISEM

Combien de photographes au talent certain, en France ou ailleurs, manquent de moyens pour achever un sujet ? Combien, après quelques mois passés à documenter un sujet, arrêtent. Parce que leur sujet est plus complexe qu’ils ne l’avaient envisagé, qu’il demande plus de temps qu’imaginé. Ils ou elles passent alors à autre chose en espérant trouver une histoire plus rentable, nécessitant parfois moins d’engagement sur fonds propres.

C’est pour soutenir ces projets difficiles que le festival ImageSingulières, le journal d’information Mediapart et l’ETPA, école de photographie installée à Toulouse, s’engagent, depuis 2018, autour de deux prix :

  • le Grand Prix ISEM est ouvert aux photographes du monde entier. Il entend contribuer à développer et achever un travail documentaire en cours. Ce prix devra être utilisé pour poursuivre le travail récompensé. Dès l’annonce des résultats du prix, ce travail sera présenté sous forme de portfolio sur Mediapart et, une fois complété, il fera l’objet d’une exposition à ImageSingulières ;
  • le second Prix ISEM Jeune Photographe s’adresse lui aux moins de 26 ans résidant sur le sol français. Il récompensera là aussi un travail en cours qui sera publié sur Mediapart. Le ou la lauréate pourra aussi intégrer une Masterclass de 3e année à l’ETPA.

En 2020, le Grand Prix ISEM a été décerné à Christian Lutz, pour son projet « Citizens ». Les finalistes sont Mélanie Wenger, Cristóbal Olivares, Brigitte Grignet et Alessandro Penso.

Polonia de Brigitte Grignet

 

Du côté, du Prix ISEM Jeune Photographe, Julia Gat, pour son projet « Upbringing », s’est vue choisie comme lauréate. Les finalistes de la catégorie sont Benoît Durand et Lauren Pearson.

Entre les mondes de Lauren Pearson

 

 

 

Elodie Ledure et Brigitte Grignet participent à The Female Gaze

Elodie Ledure et Brigitte Grignet, enseignantes de la section Photographie, prennent part à The Female Gaze, une vente en ligne de tirages photographiques au profit de femmes victimes de violences, avec 56 autres femmes photographes.

 

La crise sanitaire actuelle exacerbe nombre de luttes invisibles telles que la pauvreté, les insécurités psychologiques et les inégalités liées au genre. Celles-ci mènent souvent à la violence domestique et/ou sexuelle, et l’exploitation sous toutes ses formes. Un besoin pressant se fait sentir pour la création d’espaces sûrs où les femmes peuvent se réfugier en cas d’urgence. Ces derniers mois, la demande a augmenté de manière exponentielle. Plusieurs organisations au Benelux essaient d’aider ces femmes. La plupart n’ont pas les moyens suffisants afin de répondre à cette demande croissante. C’est pourquoi The Female Gaze – vente en ligne de tirages photographiques a été créée. Les profits seront répartis entre les organisations Ne(s)t vzw, Garance et Moviera.

 

La vente vient d’être lancée et se clôturera le 14 juin sur le site www.thefemalegaze.works

Les tirages (format A4) sont vendus au prix de 125€. Ils sont numérotés, édition limitée de 5. Impression sur papier Canon Luster Photo.

@thefemalegaze.works
The Female Gaze

Doris Michel, alumni CVG, nominée aux HERA Awards 2020

C’est avec fierté que l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège a vu Doris Michel être nominée aux HERA Awards 2020 de la Fondation pour les Générations Futures. Après un bachelier en Photographie, elle s’est tournée vers le master en Design social et numérique (Communication visuelle et graphique) dans le cadre duquel son mémoire, Captives, a été sélectionné pour ces HERA Awards. On vous en dit plus !

 

Les HERA Awards

Les Higher Education & Rewards Awards for Future Generations récompensent des mémoires et des thèses de doctorat toutes disciplines confondues et qui se distinguent par leur démarche systémique (à 360°) et la valeur ajoutée sociétale. Il y a neuf catégories différentes, parmi lesquelles « Sustainable Design » — catégorie dans laquelle Doris Michel a été nominée pour son mémoire, aux côtés de deux autres personnes.

La cérémonie de remise des différents prix aurait dû se tenir au début de ce mois de mai ; c’était sans compter la pandémie du covid-19. Les HERA Awards ont donc décidé d’adapter l’événement en publiant, durant sept semaines, des vidéos de tou·te·s les primé·e·s de 2020 qui, à travers leurs travaux, souhaitent participer à la transformation du monde de demain (plus d’infos par ici). Doris Michel sera bien entendu de la partie, découvrez-en plus dans la suite de cet article.

 

© Doris Michel

 

Doris Michel et Captives

Diplômée de la section Communication visuelle et graphique en 2019, Doris Michel a clôturé son master en Design social et numérique par un travail autour d’ateliers graphiques en prison. Son mémoire s’intitule Captives. Comment l’imagination et la créativité peuvent favoriser le processus de réinsertion post-carcérale des femmes en Belgique ? et a été encadré par Marie Sion, professeure d’atelier et de production et médiation du Master en communication visuelle et graphique, orientation design social et numérique.

Sur le site des HERA, on en retrouve la description suivante :

Le travail de Doris Michel repose sur un pari : l’art peut constituer une piste, parmi d’autres, pour la réinsertion socio-professionnelle d’anciens détenu·e·s. L’auteure a réalisé un état des lieux détaillé du système pénitentiaire belge, du processus de réinsertion post-carcéral et de la pratique artistique en prison. Elle a ensuite mis sur pied, pendant un mois, trois ateliers graphiques (collage, collage et dessin, édition) avec cinq détenues de la prison de Lantin, avec l’objectif de renforcer leur confiance en soi et les aider à se projeter dans la vie d’après la prison. Sur le plan méthodologique, Doris Michel s’est inspirée des méthodes d’innovation sociale comme le design social, soit un ensemble d’approches et d’outils élaborés en co-création avec le public concerné et destinés à faire émerger de nouvelles formes de citoyenneté. Cette méthodologie spécifique peut également s’appliquer dans les établissements pénitentiaires masculins ou de type Institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ).

Il est possible de trouver une version plus détaillée de ce mémoire avec des photos à l’appui pour mieux se rendre compte du travail mis en œuvre et accompli, tant bien par Doris Michel que par les détenues.

Nous vous proposons de rejoindre Doris Michel, ainsi que les deux autres personnes de la catégorie Sustainable Design, le jeudi 18 juin à 10h pour un webinar sur le design thinking. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes : cliquez ici.

 

Présentation du mémoire à l’expo de fin d’année de l’École © Doris Michel

 

Rencontre avec Doris Michel

Comment t’est venue l’idée de travailler dans ce milieu particulier qu’est la prison ?

Pour répondre à cela, je dois remonter dans mon parcours scolaire. J’ai en fait d’abord réalisé un bachelier en Photographie à Saint-Luc et pour mon TFE, j’ai voulu travailler sur la thématique de la liberté. Après avoir contacté plusieurs établissements, je me suis retrouvée à la prison de Marche-en-Famenne. De fil en aiguille, mon travail de fin d’études s’est transformé en un travail sur l’enfermement. Donc le milieu carcéral était déjà présent à cette époque-là. Quand j’ai repris le master en Design social et numérique en CVG, c’est à nouveau vers ce milieu que je me suis orientée, car le design social vise à travailler sur des thématiques sociales, sociétales via l’artistique. La prison est revenue naturellement à moi pour boucler la boucle, si je puis dire, en passant de l’enfermement à la réinsertion.

 

Pourquoi te consacrer particulièrement à la réinsertion ?

Il faut savoir que la question de la réinsertion est omniprésente en prison. Dans mes discussions avec les détenu·e·s, revenaient souvent des interrogations du type « que vais-je faire après ma sortie ? » ou encore « comment vais-je m’en sortir ? » J’ai appris qu’en fait, la plupart arrivent en prison très jeunes, pour des faits mineurs. À leur sortie, ils ou elles n’ont pas de deuxième chance et que trop peu d’options ; cela se résume bien souvent à : être à la rue ou être en prison. Ces personnes rentrent alors dans une spirale infernale. De mon côté, je suis persuadée que la réinsertion serait plus que bénéfique si elle était menée correctement, avec des moyens conséquents.

 

Et comment as-tu concrétisé l’idée durant ton master ?

En design social, on crée des ateliers, on travaille avec et pour les gens, etc. Comme j’étais déjà passée dans le milieu carcéral et qu’en fait, il s’est révélé hyper enrichissant et intéressant, j’ai pris contact avec Claire Denis qui donne des cours d’arts plastiques à Saint-Luc Liège Promotion sociale mais aussi des cours à la prison de Lantin (Initiation au dessin d’observation et Formes et couleurs) ; c’est elle qui m’a permis d’entrer à Lantin. L’idéal pour mon mémoire aurait été de réaliser mes ateliers dans plusieurs prisons mais elles ne répondent que trop rarement à des propositions d’ateliers artistiques par manque de temps et de budget mais aussi en raison de la lourdeur administrative qu’ils requièrent.

J’ai donc travaillé avec cinq détenues durant en mois et leur ai proposé différents ateliers. Ce que je voulais avant tout, c’était leur proposer un espace de parole libre. Je n’ai pas voulu imposer des choses ou encore un agenda. Et c’est justement grâce à cette liberté qu’elles ont adhéré aux ateliers. D’ailleurs, je me rends compte qu’elles ont été tout de même marquées en recroisant l’une d’entre elles un an plus tard. J’ai trouvé ça génial d’avoir eu un tel impact !

 

Comment cela a-t-il été reçu par tes profs ?

Très bien ! Même si la plupart des gens lèvent les sourcils quand je leur dis que je vais travailler en prison (et que j’apprécie cela !), à Saint-Luc, mes profs ont été d’un grand soutien, surtout ma promotrice, Marie Sion. Philippe Landrain, Pierre Smeets mais aussi Maud Dallemagne m’ont beaucoup aidée également. J’aime beaucoup l’ouverture d’esprit en CVG, ils acceptent qu’on soit complètement nous-mêmes dans nos projets. J’aimerais souligner au passage que lors de mon bachelier en Photo, j’ai reçu aussi un excellent accompagnement de la part de mes enseignants.

 

Peux-tu nous parler de ce choix vers le master en design social et numérique ?

Lorsque que j’étais étudiante en Photo, j’ai effectué un stage chez Martin Dellicour, qui est photographe et graphiste. C’est grâce à lui que j’ai découvert le graphisme. C’est pourquoi, entre mon bachelier et mon master, j’ai suivi des cours d’infographie en promotion sociale. Puis quand j’ai appris que Saint-Luc ouvrait des nouveaux masters, j’ai été séduite par celui en design social qui mêle l’artistique et l’humain. C’est exactement ce que je cherchais en Photo : faire de l’humain. Pour la petite anecdote, comme c’était un nouveau master, des nouvelles épreuves d’admission étaient organisées. Sauf qu’il y a eu un mic mac dans les consignes et j’ai été… refusée ! Encore heureux que l’erreur a été remarquée ! J’ai pu ensuite intégré le master, où je me suis sentie comme un poisson dans l’eau, au point de le finir avec une grande dis’ !

 

Qu’as-tu appris durant ce master ?

Ma grande révélation a été la sérigraphie. J’adore ça ! D’ailleurs, je donne des cours et des stages en sérigraphie, technique que j’ai aussi utilisée dans le cadre des ateliers de mon mémoire. Ensuite, tout l’aspect mise en page, éditions, graphisme… Je travaille d’ailleurs maintenant comme graphiste dans une association. Puis surtout, le contact social. J’ai tellement aimé la méthodologie de construction d’ateliers qu’ici, en agrégation, je l’applique pour construire mes leçons ! Je dois aussi dire que j’ai appris beaucoup sur moi-même, j’ai évolué beaucoup durant ces deux années, tant bien humainement que professionnellement. Une excellente décision ce master ! Puis je dois dire aussi qu’il y avait une bonne ambiance entre nous. Nous étions une vingtaine réparti·e·s sur trois finalités différentes mais on partageait énormément, on s’entraidait, on se complétait, on créait… 

 

À présent, tu es donc inscrite à l’agrégation

Oui, j’aimerais beaucoup enseigner en prison. Durant le master, la didactique est déjà bien présente mais je voulais aller encore plus loin et étudier la pédagogie en profondeur. Je souhaite vraiment m’orienter vers les pédagogies alternatives. Je travaille sur le côté comme graphiste, comme dit plus haut, mais je fais également partie d’un collectif, Les Gaphistes, que j’ai créé avec des camarades du master. Notre ligne de conduite est de faire du graphisme humain et social, la dimension collaborative étant primordiale. On avait commencé en Master 1 un projet, Welcome to Bavière, qui va certainement avoir de suites avec l’Aquilone. On est aussi à chaque fois présents à la Braderie de l’Art et on travaille pas mal avec Dérivation 54, avec qui on partage la même philosophie.

 

Un conseil pour nos étudiant·e·s ?

Allez-y à fond ! Faites ce qui vous plaît, mettez-y de la passion et persévérez — même si les profs sont parfois dubitatifs au tout début. Si vous y croyez et que vous vous investissez, vous réaliserez vos projets. Et… ne désespérez pas en périodes de jury, ça finit par passer 😉

 

Un dernier mot sur les HERA Awards ?

J’ai vraiment aimé l’expérience, même si cela ne se clôture pas comme prévu, avec une cérémonie où on peut tou·te·s se rencontrer, discuter, etc. et que j’en suis un peu triste. La bonne nouvelle, c’est que ce n’est que post-posé, on se retrouvera quoi qu’il arrive. Pour avoir déjà rencontré la plupart des nominé·e·s et les membres de la fondation en février dernier, je me réjouis de réitérer l’expérience. Je trouve que la fondation fait un chouette travail. Et puis ils me permettent encore maintenant de tester quelque chose de nouveau puisque le 18 juin prochain, je participerai donc à mon premier webinar !

 

Rendez-vous pris !

 

 

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 @doris.mchl

  @dorismichel

Webinar : « Le design thinking : penser de manière dynamique et systémique » (18 juin à 10h)

 

SNAP, un projet en photo à échelle européenne

Ce mois-ci, l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège a rendu un dossier conséquent pour une demande de subsides Erasmus dans le cadre d’un partenariat stratégique, orienté photographie : c’est le projet SNAP. Nous patienterons avec espoir jusqu’à l’annonce des résultats et attendant, il s’agit là d’une belle occasion pour vous présenter ce projet d’envergure, qui permet à notre établissement de s’inscrire pour la première fois dans un partenariat stratégique.

 

© Layla SaadMarie JourdainRobin Nissen

 

SNAP a été initié par Brigitte Grignet, enseignante de la section Photographie, qui depuis des années emmène ses étudiant·e·s en voyage scolaire à Cracovie afin de rencontrer les étudiant·e·s et enseignant·e·s de l’Académie des Beaux-Arts de la ville (Akademia Sztuk Pieknych im Jana Matejki w Krakowie) dans une optique d’échange et d’apprentissage.

Afin de proposer une expérience optimale, nos deux institutions se sont associées à l’Université d’art et de design de Cluj-Napoca en Roumanie (Universitatea de Artă și Design din Cluj-Napoca) et l’Université de Ljubljana en Slovénie (Univerza v Ljubljani) pour ce partenariat stratégique.

Pour construire ce dossier conséquent de demande de subsides, c’est un véritable travail d’équipe qui s’est opéré entre Brigitte Grignet, Stefan Askew, le chargé des relations internationales de l’École, et Carine Frérard, enseignante et référente entrepreunariale. Une mission énorme qui se compte en centaines d’heures de rédaction, d’entrevues et d’investissement. À eux trois, ils ont travaillé avec les représentants des trois institutions partenaires mais surtout avec Pauline Gazzotti et Zlata Selalk de la structure Inforef qui ont apporté un grand soutien administratif et d’expertise aux niveaux web, technique et TIC.

 

SNAP, un résumé du projet par Carine Frérard

SNAP trouve son origine dans une initiative de mobilité des enseignant·e·s de cours d’ateliers de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège et de Cracovie, organisée entre leurs deux institutions, afin d’améliorer la maturité professionnelle de leurs étudiant·e·s en Photographie à plusieurs niveaux : technique photographique, intégration des outils numériques dans leur pratique et soft skills (attitude entrepreneuriale). L’idée est ensuite de créer un continuum entre cette mobilité, le stage de dernière année et une proposition de service et distribution de leur production.

L’objectif est de prévoir un dispositif pédagogique original qui va de la théorie à la pratique et même à l’intégration professionnelle, de façon à améliorer considérablement la professionnalisation des étudiant·e·s amorcer leur carrière dès la fin de leur cursus.

 

L’innovation est d’intégrer toute la démarche dans une seule plateforme numérique qui joue à la fois le rôle de plateforme :

  • d’e-learning : acquisition des compétences photo, numériques et entrepreneuriales ;
  • collaborative et de communication : support de l’organisation de l’échange original entre les institutions où les étudiant·e·s effectuent tour à tour, lors de leur mobilité, les rôles de reporter et de fixer de façon à immerger les étudiants dans leur futur pratique professionnelle, le tout dans un environnement inconnu. Cette expérience serait alors très formative à tous les niveaux : technique professionnelle, organisation, travail à distance (numérique), etc.
  • de mise en réseau et d’offre de service pour passer à l’acte entrepreneurial : stage puis recherche d’un emploi en correspondance avec leur identité artistique et aspiration professionnelle ou entrepreneuriat (freelance, starter ou création d’activité).

Vu l’importance de la pratique dans le dispositif, un processus itératif est nécessaire pour co-construire, adapter et éprouver le dispositif et arriver au bout de trois expériences à un outil numérique efficient et durable ainsi qu’un protocole d’utilisation pédagogiquement efficace et transposable. Trois années de mobilité entre les partenaires sont donc prévues à cet effet.

 

Ce programme est donc triplement innovant :

  • du point de vue pédagogique en intégrant par la pratique dans un seul dispositif l’acquisition de compétences métier, numérique et entrepreneuriale au niveau théorique, pratique et professionnel ;
  • du point de vue de l’outil numérique, réuni en un seul outil une plateforme e-learning, collaborative et de mise en réseau ;
  • du point de vue de la forme de la mobilité imagine sous forme de mission d’échange intégrant les pratiques professionnelles de photographe reporter et de fixer.

En plus, ce dispositif comprend en son sein la possibilité de le pérenniser au-delà du partenariat stratégique grâce à la mise au point durant le programme d’un modèle économique d’autofinancement grâce aux services offerts par les étudiant·e·s aux professionnel·le·s dans le volet networking de la plateforme.

Where I am, I don’t know : un crowdfunding de la section Photo

Les étudiant·e·s en dernière année de bachelier de la section Photographie à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège présentent WHERE I AM, I DON’T KNOW, un projet  de livre et d’exposition sur St. Elisabeth Haus, un centre pour demandeurs d’asile à Manderfeld. Aujourd’hui, ils font appel à l’aide du grand public à travers leur campagne sur Crowd’In pour pouvoir concrétiser ce projet.

 

St. Elisabeth Haus est un centre d’accueil pour demandeurs d’asile situé dans la région germanophone en Belgique. Géré par la Croix-Rouge, ce foyer spécialisé héberge des familles et des personnes seules issues de plus de quarante pays différents le temps de leur demande d’asile.

Accompagné·e·s de leurs professeurs d’ateliers (Olivier Cornil, Sandrine Dryvers, Elodie Ledure et Marc Wendelski), les 22 étudiant·e·s ont, en octobre dernier, vécu une semaine d’immersion dans ce centre. Lors de cette semaine, elles.ils ont eu ainsi l’occasion de découvrir de près le quotidien des résident·e·s et de s’ouvrir à des cultures souvent sujettes à des préjugés.

De cette semaine humaine unique et enrichissante découle une série de travaux hétéroclites, à la fois écrits, vidéographiques, photographiques mais également issus d’ateliers participatifs. Ceux-ci offrent des regards d’auteurs sur le quotidien des demandeurs et demandeuses d’asile, des employé·e·s et bénévoles de la Croix-Rouge.

 

 

Le titre « Where I am, I don’t know » est un extrait d’un texte écrit par une résidente de St. Elisabeth Haus au cours d’un atelier. Il représente un sentiment commun vécu autant par les résident·e·s du centre que par les étudiant·e·s : ceux et celles-ci n’étaient pas loin de leur foyer, mais ont partagé les mêmes angoisses et sentiments que les résident·e·s tels que l’égarement, l’étouffement ou encore l’enfermement.

 

Les différents travaux produits durant cette semaine d’immersion vont être présentés à travers une exposition et un livre. L’exposition se déroulera du 17 mai au 2 juin au Centre culturel Les Chiroux et à la Cité Miroir. Disponible dès le lancement de l’exposition, le livre sera le résultat d’une collaboration avec les étudiant·e·s de première année de master en Communication Visuelle et Graphique, option Éditions.

 

Campagne de crowdfunding

Pour concrétiser leur projet, ce collectif d’étudiant·e·s doit rassembler un budget de 6.500 €. Il s’agit d’une estimation du budget nécessaire pour financer l’impression des livres et la production des tirages et encadrements pour l’exposition. Ils bénéficient déjà d’un soutien financier de la Croix-Rouge à hauteur de 1.500€ et un soutien logistique de la part du Centre culturel Les Chiroux et de la Cité Miroir .

Afin de récolter les 5000€ restants, les étudiant·e·s ont décidé de lancer une campagne de crowdfunding sur la plateforme Crowd’In, qui fonctionne avec un système de contreparties, qui s’apparente à du préachat, puisqu’il est possible notamment de précommander le livre. La campagne dure jusqu’au 6 avril !

 

En savoir plus sur Where I am, I don’t know

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Campagne Crowd’In

Vente aux enchères de photos

En raison des mesures gouvernementales concernant la pandémie de coronavirus, nous sommes contraints d’annuler ou reporter cet événement. Vous serez tenu·e au courant dès que possible.

 


 

 

Les étudiant·e·s de 2e et 3e années de la section Photographie de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège organisent une vente aux enchères de leurs travaux, afin de financer leur voyage en Pologne.

N’hésitez pas à soutenir cette nouvelle génération de photographes en faisant l’acquisition de tirages de qualité à prix modiques !

Les images seront consultables en ligne à partir du 19 mars !

Mise à prix : 15€ pour un format A4 et 25€ pour un format A3.

 

© Robin Nissen

 

Une tombola sera également organisée. Gagnez un livre ou un tirage original des enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège en achetant vos billets (5€ pièce) sur place ou à l’avance par mail.

 

 

Infos pratiques :

Jeudi 2 avril à 18h

À l’Issue de Secours, École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège

(Boulevard de la Constitution, 41 – 4020 Liège)

Exposition Sleepwalks

Olivier Cornil, enseignant à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, s’est associé avec Alain Kazinierakis pour le commissariat de l’exposition Sleepwalks au M30, le lieu d’exposition de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Bruxelles.

Entre la rêverie et le monde réel se trouvent des souvenirs et des sensations oubliés, des silhouettes et des textures. Sleepwalks nous accompagne dans ce monde flou et brumeux, nous emmène en voyage à travers le travail songeur et passionné de trois jeunes photographes issues des deux institutions : Émilie CronetCharlotte Davister (alumni de notre section photo) et Maria Timofeeva (ESA Bruxelles).

L’exposition sera ensuite présentée à Liège. Infos à venir !

 

 

Infos pratiques :

Du 6 février au 4 mars

M30/ESA Saint-Luc Bruxelles (30, place Louis Morichar – 1060 Bruxelles)

Vernissage le jeudi 6 février à 18h

Événement Facebook

www.stluc-bruxelles-esa.be 

Exposition en hommage à Hubert Grooteclaes

Le 23 octobre dernier marquait le 25e anniversaire du décès d’un ancien enseignant de la section Photographie de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. C’était l’incontournable Hubert Grooteclaes, qui a marqué de nombreuses générations d’étudiant.e.s.

À cette occasion, le Centre culturel d’Aubel Hubert Grooteclaes organise une exposition à laquelle des étudiant.e.s de la section Photo participent. L’occasion pour l’école de rappeler qui était ce photographe qui a contribué au développement dans son domaine en Belgique.

Sa vie en quelques lignes

Né en 1927 à Aubel, il grandit heureux entouré de sa sœur et sa mère, ayant perdu son père très jeune. Il travaillera jusqu’à ses 27 ans dans la fromagerie familiale tout en se formant seul à la photographie, qu’il pratique en amateur pour ensuite assister un professionnel liégeois avant d’ouvrir son propre studio dans le quartier Cathédrale. Alors qu’il continue de se former grâce à son métier, il fréquente durant son temps libre le monde du spectacle pour photographier les artistes, des amateurs aux plus grandes stars du moment. C’est ainsi qu’il rencontre Léo Ferré avec qui il noue une amitié intense et durable.
Plus tard, il créera ses premiers photographismes (technique mixte entre photographie et sérigraphie) – son travail de studio lui laissant du temps pour la recherche et l’expérimentation qu’il affectionne particulièrement
C’est en 1971 qu’il accepte un poste d’enseignant au sein de notre école. Il a une approche de l’enseignement pour le moins originale et met au défi ses étudiant.e.s à qui il donne un seul conseil : être exigeant.e envers soi-même et ne pas confondre art et rentabilité.
Il reste bien entendu très actif en parallèle à son emploi, en participant à des multitudes d’expositions, de voyages, de stages, d’ouvrages, d’ateliers… le tout, un peu partout dans le monde.
C’est vraiment en tant que professeur à Saint-Luc Liège qu’il va changer la donne en créant une nouvelle génération de photographes, chacun avec leur style personnel et dans des voies différentes, au point qu’aujourd’hui on parle d’une école liégeoise de photographie – une réalisation incroyable et preuve qu’Hubert Grooteclaes fut un enseignant particulièrement stimulant.

Pour en savoir plus : site web du photographe.

L’exposition

Les enseignant.e.s et les étudiant.e.s de la section Photographie de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège ont souhaité participer à leur manière à l’anniversaire de la disparition d’Hubert Grooteclaes, en confrontant leur parcours au sien, en arpentant ces paysages parfois intimes et secrets, parfois ouverts et grandioses de cette région d’Aubel qu’il aimait. Mettre leurs chaussures dans les traces qu’il a laissées, croiser des regards qu’il a peut-être connus, entrer dans cette poésie un peu acide et ce verbe un peu acerbe qui pouvaient le caractériser.

Depuis 25 ans, son influence et sa conception de la photographie ont teinté, souvent de manière inconsciente – voire subconsciente –, l’évolution de cette école de photographie liégeoise, de ses étudiant.e.s actuel.le.s et de ses enseignant.e.s qui l’ont connu.

Les enseignant.e.s de la section ont voulu faire passer auprès des plus jeunes le message de l’humanité d’Hubert Grooteclaes mais aussi de sa bienveillance et de sa douce révolte .

Cette exposition d’une sélection de travaux – environ 80 images – réalisés durant l’année scolaire 2018-2019 lui est dédiée.

© Juliette BADIA — Maurine MEWISSEN — Ivan BARBÉ

L’exposition sera visible les samedis et dimanches de 10h à 17h (ou sur rendez-vous) du 9 novembre au 24 novembre. Le vernissage aura lieu le vendredi 8 novembre à 18h30 au Centre culturel Hubert Grooteclaes (place Albert Ier, 8a à 4880 Aubel). Le Centre culturel d’Aubel a été renommé en hommage à l’artiste et l’enfant du pays de Herve l’année suivant son décès.

Plus d’infos : centre.culturel@aubel.be  — 0475 27 60 62

  Événement Facebook

Reportage sur Védia

Un clin d’œil juste en face du campus

En juin 2019, l’asbl liégeoise Spray Can Arts réalisait une fresque en hommage à Hubert Grooteclaes, juste en face du campus. Soke, un ancien de l’école, a réalisé l’œuvre avec Michael Nicolaï ; ils ont voulu représenter une synthèse et une interprétation du travail qu’Hubert Grooteclaes a mené dans les années 60. Cette fresque est la 73e proposition de l’opération Paliss’art qui introduit de nouvelles couleurs dans l’espace liégeois depuis 2002.

LA SECTION PHOTO ACCUEILLE JOAN LIFTIN, CÉLÈBRE PHOTOGRAPHE AMÉRICAINE

Le 3 mai dernier les étudiants de BAC2 Photo ont eu le plaisir et le privilège de rencontrer Joan Liftin. Celle-ci est venue leur parler de son travail et de son expérience non seulement en tant que photographe mais également en tant que picture editor de livres de photographie. Les étudiants ont pu lui montrer leurs projets et recevoir des conseils avisés.

 

Joan Liftin est une photographe et « picture editor » new-yorkaise. Elle a dirigé le programme de photographie documentaire de l’International Center of Photography (New-York) pendant 12 ans, et géré les archives de Magnum New-York.

 

Elle a édité de nombreux livres, dont Falkland Road (Mary Ellen Mark), Departures and Arrivals (Charles Harbutt) , Magnum Paris (Inge Morath) …

 

Son prochain livre Water for tears sortira bientôt chez Damiani.

 

En 2017, ses archives ont été acquises par le Center for Creative Photography à Tucson, en Arizona.

 

www.joanliftin.com

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