Joris Degas, lauréat des Promenades photographiques

Joris Degas,
lauréat des Promenades photographiques

 

Joris Degas, tout juste diplômé en photographie, remporte le Prix Mark Grosset-SAIF 2022 des Promenades Photographiques de Vendôme, catégorie plasticienne, pour son projet En attendant Saïgon. 

Copyright Joris Degas

Ce concours, lancé depuis 2007, a pour ambition de mettre en lumière les démarches et regards de la jeune génération de photographes issus de plus de vingt écoles de photographie internationales.

Les candidatures sont exposées pendant le festival des Promenades Photographiques de Vendôme, que l’on peut découvrir du 2 juillet au 27 août 2022.

Chaque année, deux prix sont décernés pendant le festival par un jury de professionnels : le prix de la photographie documentaire (remporté par Aurélien Goubau, de l’ESA le 75) et celui de la photographie plasticienne. Et c’est dans cette dernière catégorie que le travail de Joris Degas a su faire résonance aux yeux du jury. Ce dernier était présidé par Marc Simon, membre du conseil d’administration des Promenades Photographique et composé de Fannie Escoulen, cheffe du Département de la photographie du ministère de la culture, Pierre Ciot, président de la Société des auteurs des arts visuels et de l’image fixe (SAIF), Aurélia Marcadier, directrice de PhotoSaintGermain, Nathalie Marchetti, Libération et William Daniels, photographe. Un troisième prix est également décerné par le public.

En plus du prix, le travail de Joris sera exposé dans la programmation officielle des Promenades Photographiques de l’an prochain !

1,2,3, sauter !

1,2,3, sauter !

Le nouveau livre d’Émile Jadoul aux éditions Pastel / L’école des loisirs

Découvrez son nouvel album : un concentré d’amitié et de jeux à vous faire bondir de joie !

« Grand Lion, on s’ennuie ! » soupirent Lapin, Souris et Écureuil. « On joue à… 1, 2, 3, sauter ! » propose Grand Lion. Lapin veut aller très loin et très fort, jusqu’au rocher. Souris veut partir encore plus loin. Arrive Oiseau, lui aussi veut jouer à « 1, 2, 3… voler ! » « Nous aussi, Grand Lion, on veut voler ! »

Dans ces toutes nouvelles pages, hautes en couleurs et en douceur, nous retrouvons avec (grand) plaisir Grand Lion et ses amis, que nous avions rencontrés dans « Dans mon nid ».

Ensemble, ils nous plongent dans les défis des tout petits et les aident à surmonter leurs peurs, pas à pas, en sautillant joyeusement !

Des pages où l’on retrouve avec délice toute la malice de l’auteur et ses personnages.

Un mot sur l’auteur :

Émile Jadoul est professeur à Saint-Luc. Il enseigne en illustration.

« C’est dans le creux de l’oreille que m’arrivent les mots de mes albums. Mon crayon les dessine et l’aventure démarre. Il neige souvent dans mes images. Un petit lapin m’accompagne; alors je lui mets une écharpe pour qu’il ne prenne pas froid, parfois il la partage. Tiens, c’est le début d’une histoire ! »   

N’hésitez pas à aller lire les mots des libraires de Point virgule à Namur pour en apprendre d’avantage à propos d’Émile et de ses (nombreux) albums !

Informations pratiques :

  • Album pour les 2 à 4 ans
  • Prix : 12,50 €
  • ISBN : 9782211315395

Disponible dans toutes les librairies jeunesses.

Et prochainement en consultation à la Bibliothèque de l’ESA Saint-Luc Liège !

Rob Hopkins à Saint-Luc Liège

Rob Hopkins à Saint-Luc Liège

Dans le cadre de Nourrir Liège Campus, Rob Hopkins vient nous dire un petit bonjour, casser la croute et découvrir le village circulaire de Saint-Luc…

Le vendredi 25 mars, dès 16h30, devant le B9.

Cette année, le désormais célèbre festival Nourrir Liège, festival de la transition alimentaire, se décline en une version campus, pour et par les étudiants : Nourrir Liège Campus !

À cette occasion, Rob Hopkins (dont voici le lien wiki pour les plus curieux, parce qu’un petit lien vaut mieux qu’un long discours) vient exceptionnellement nous rendre visite à Saint-Luc !

Vous allez assez vite vous rendre compte que c’est pas « n’importe qui » ce petit anglais … Du coup, on en profite pour lui parler du village circulaire (la récupérathèque, le food sharing, etc.), pour lui demander conseil et pour taper causette tout simplement. En gros : on s’inspire et on reprend souffle avant l’été.

Je crois qu’un avenir plus extraordinaire nous attend si nous cheminons vers un avenir plus local et plus frugal en énergie, où nous devenons des producteurs-consommateurs au lieu d’être de simples consommateurs, où la nourriture, l’énergie et les biens essentiels sont produits sur place, où l’économie locale est vigoureuse et où nous vivons selon nos moyens réels.

Rob Hopkins

Informations pratiques :

Quand : vendredi 25 mars dès 16h30

Quoi : un barbecue organisé par les élèves de DI et AI

Où : devant le B9 et la récupérathèque

Prix : le repas est gratuit, prends juste de quoi payer tes boissons, parce que c’est sur : tu seras assoiffé (il fait chaud savez-vous !).

Inscription : via ce lien (ça ne prend même pas une minute top chrono)

Faire un geste

Faire un geste

Exposition des Bac1 en Photographie aux portes ouvertes des ateliers RAVI

Du vendredi 25 au dimanche 27 mars, les élèves de première année en Photographie exposent aux côtés de Charlotte Beaudry, Joséphine Javier et Ida Ferrand dans le cadre des portes ouvertes des Résidences Ateliers Vivegnis International (RAVI).

Beauté du geste… 

Un geste, un simple geste, c’est beaucoup et c’est peu à la fois; trois fois rien, à peine un zeste. 

Un geste grave ou léger, le geste de l’homme au travail ou celui de la mauvaise humeur… geste gratuit et donc d’autant plus beau — néanmoins, se méfier de la beauté du geste, ou de son revers ! Vilain geste ou mauvais réflexe, geste d’amour au contraire — qui vaut pour preuve! Un geste pour ou un geste contre, geste symbolique ou de protestation, de révolte. Gestes barrières, de fraîche et sinistre mémoire ! Ou doux geste de la main, de l’ami, de l’amant… Bouger, enfin ! Faire vibrer l’instant, tenter de le saisir ! En plein vol, temps suspendu… oui mais voler c’est pas beau: geste défendu ? Un geste pour conjurer l’immobilisme, se défaire de la contrainte… « la vie remue », comme disait l’autre ! Et sous l’œil de jeunes étudiants, ce réveil fait plaisir à voir. 

L’expérience esthétique nous a appris que, de toutes les images produites (ne serait-ce qu’un peu) par la main de l’homme, seule la photographie, rivée à l’ici et maintenant de la prise de vue, était du même coup liée au geste, au corps, à l’acte du photographe; à sa présence, même s’il n’agit que dans ses moments d’absence. 

Sur le versant théorique du geste, on fouinera du côté du philosophe Michel Guérin; de l’écrivain Charles Dantzig (qui, en 2017, entreprenait, en 143 chapitres, d’inventorier tous les gestes vus et retenus); ou encore du  sémiologue Vilem Flusser, qui faisait du geste de photographier le geste philosophique par excellence, philosophie par le regard et par l’action, philosophie en œuvre dans l’espace, observable à travers la démarche du photographe. Côté « raisons pratiques », on rappellera l’origine plus concrète de la présence de ces images aux « RAVI » : images produites par les étudiantes et étudiants de B1 (ils font de la photo depuis 6 mois !), invités à travailler librement au départ de ce thème donné, avec pour objectif que cette petite vente contribue à financer d’autres projets, à prolonger le mouvement. 

Chaque geste est dès lors… un geste qui compte, il n’y en a pas de petit ! Et marquer un intérêt, ou une simple présence, faire un pas et jeter un œil — c’est déjà agir et contribuer. 


Infos pratiques :

Plus d’info : http://www.ravi-liege.eu/

Ciné-club 7/12/21

Ciné-club 7/12 à l’An Vert

« Black and white » & film surprise !

18h : vernissage de l’exposition

Une exposition photographique des étudiants de B2 et B3 photographie de l’ESA Saint-Luc Liège.

Bien que la pandémie de Covid-19 persiste et nous distance les uns des autres, nous avons souhaité nous réunir autour d’une exposition photographique. Nous, ce sont les étudiants en photographie de deuxième et troisième année de l’ESA Saint-Luc Liège.

Notre défi fût d’organiser une exposition photographique sans nous rencontrer et de faire cohabiter dans l’espace intimiste de l’An vert, tous styles, tous angles et tous sujets photographiques. Tantôt s’interpellant, tantôt s’entrechoquant… Et pourtant, parmi toutes ces images, subsiste un intérêt commun: le regard. Chaque photographe porte et apporte un regard propre sur ce qui l’entoure. Il capture un instant et le partage avec le monde, avec vous.

Cette exposition est avant tout synonyme de nuance. Nuance de regard, nuance de lumière, nuance de gris… Et si nous avons réunis essentiellement des clichés noir et blanc, cela ne vous empêchera pas d’en voir de toutes les couleurs.

19h : projection suprise !

Cette fois-ci, laissez-vous surprendre …

L’équipe du Ciné-club vous concocte une projection surprise. En ces temps d’incertitudes sur notre quotidien, quoi de mieux que de se laisser surprendre positivement ? Tenter l’expérience et rejoignez-nous à l’An Vert pour le dernier ciné-club de 2021.

Informations pratiques

Accessible gratuitement

Covid safe ticket

Le mardi 7 décembre 

Dès 18h

À l’An Vert (rue Mathieu Polain n°4 – 4020 Liège)

La nouvelle BD de Philippe Sadzot

Exportation d’armes : le commerce mortel de l’Europe

 

Découvrez, le premier décembre 2021, la nouvelle Bande Dessinée de Philippe Sadzot, Benjamin Vokar et Tomasz. 

 

Le grip et la fondation Rosa Luxemburg sont à l’initiative de cette bande dessinée qui vous explique le commerce international des armes, montre ce qui ne va pas et offre un aperçu de la façon dont nous pourrions mieux lutter contre la prolifération d’armes. Ils nous invitent à plonger dans ce monde méconnu du commerce des armes… 

 


 

Il est impossible de déterminer le nombre d’armes à feu qui circulent dans le monde mais une chose est certaine : il n’y en a jamais eu autant ! Selon les dernières estimations, il y en aurait aujourd’hui plus d’un milliard. Et si l’on considère les quantités qui sortent chaque jour des arsenaux, ce flux n’est pas près de diminuer.

Les États européens portent une grande part de responsabilité dans cette situation.
Les armes fabriquées en Europe sont utilisées pour blesser et tuer dans le monde entier. Alors que des gens perdent leur vie, leur santé, leurs proches et leur logement dans les conflits armés, les fabricants d’armes génèrent des profits. L’industrie européenne de l’armement est un secteur opaque qui viole les lois, influence les décideurs et se dérobe souvent à ses responsabilités.

Il n’y a pas de contrôle suffisant du commerce des armes en Europe. Une fois qu’une arme a été exportée, personne ne peut garantir quoi que ce soit. Entre la préservation des intérêts économiques et le respect des droits humains, entre les engagements pris au niveau international et la réalité pratique, il y a des marges et des contradictions.

Face à cette complexité, le GRIP et la Fondation Rosa-Luxemburg (Bureau de Bruxelles), ont estimé qu’il était important pour nous, citoyens, de découvrir certains rouages du système, pour nous permettre de mieux comprendre et peut-être de peser sur les décisions, parfois contestables, que prennent les autorités dans ce domaine. Cette bande dessinée explique le commerce international des armes, montre ce qui ne va pas et offre un aperçu de la façon dont nous pourrions mieux lutter contre la prolifération d’armes. Nous vous invitons à plonger dans ce monde méconnu du commerce des armes… Suivez le guide !


Précommandes pour la version papier et version numérique disponible gratuitement en ligne dès le 1er décembre.

Animal Pictures : expo des B1 Photo

Depuis plus d’un an, l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège a proposé à ses B1 en Photographie de travailler sur le thème de la puissance du lien homme-animal dans le cadre de l’exposition ANIMAL PICTURES, en complément de LOVE – Animal Stories, la nouvelle exposition que propose le Musée de la Vie wallonne.

 

Avec l’aide de plusieurs enseignant·e·s, puis sous la houlette de l’équipe de commissariat et d’accrochage du Musée, le résultat – partiel – de ce travail est à présent disponible dans la cour intérieure du bâtiment, aux côtés d’images puisées dans leurs collections propres ou dans celles du Musée de la photographie à Charleroi.

 

Le Centre culturel de Marchin-Modave-Clavier et la Fondation Bolly-Charlier (galerie Juvénal à Huy), dans le cadre d’une expo collective intitulée « Nos animaux les bêtes », montreront à partir d’octobre d’autres images réalisées par les étudiants sur ce thème, ainsi que des travaux d’étudiants d’autres sections.

 

Compléments d’infos suivront d’ici là !

 

 

Informations pratiques

Ouvert du mardi au dimanche, de 9h30 à 18h

Gratuit tous les premiers dimanche du mois

Rue des Mineurs, 4000 Liège

Cliquez ici pour plus d’informations

Expo (IM)POSSIBLES

L’an dernier, alors que le covid nous force tou·te·s au confinement, les étudiant·e·s de dernière année de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège finissent leurs études isolé·e·s, les événements étant tous annulés donc la traditionnelle expo de fin d’année. Impossible pour elles et pour eux de montrer au grand public leurs travaux, notamment leurs travaux de fin d’études (TFE).

 

Certain·e·s n’ont pourtant pas lâché le morceau ! En effet, les diplômé·e·s de la section Photographie de l’année académique 20219-2020 devaient montrer leurs travaux de fin d’études en 2020 mais l’exposition a dû être annulée pour les raisons que nous connaissons.

Et bien, cela sera chose (enfin) faite en 2021 ! L’exposition (IM)POSSIBLES reprenant les TFE des étudiant·e·s alors en B3 Photo sera visible les 17, 18 et 19 juin à L’image sans nom.

 

Les ancien·ne·s étudiant·e·s sont :

Laura Bourguignon, Emilie Burggraeve, Théodora Colige, Romain Coty, Damien Dejasse, Bryan Godefroid, Justine Guns, Nayef Hazimeh, Marie Jourdain, Eliot Lambert, Axelle Latour, Philippine Lecharlier, Sarina Mattiacci, Mehdi Merabti, Aurore Mignolet, Alexandre Duy Nguyen, Robin Nissen, Lauren Pearson, Julie Roland et Layla Saâd.

 

© Layla Saâd

 

Infos pratiques :

Jeudi 17, vendredi 18 et samedi 19 juin

À L’image sans nom (place Vivegnis, 6 – 4000 Liège)

Entrée libre

 

Des nouvelles de « L’objet qui parle »

Depuis le lancement du projet autour de la collection du designer Philippe Diricq, le projet « L’objet qui parle » ne cesse de se développer et permet aux étudiant·e·s et aux enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège d’envisager différents axes de travail. Il est aussi devenu l’intérêt d’une jeune artiste-chercheuse qui vient de commencer sa résidence à l’ESA, Kim Cappart.

 

 

Initiative du Groupe de travail Recherche, le projet « L’objet qui parle » a débuté en septembre 2019. Opportunité de collaboration pédagogique inter-section autant que point de départ d’activités de recherche, ce projet s’appuie sur une partie de la collection du designer Philippe Diricq, qui a confié un peu plus de 200 objets à Saint-Luc. Dès son arrivée, la collection a suscité l’enthousiasme d’étudiant·e·s et d’enseignant·e·s de différentes sections, qui ont pu utiliser ce “support pédagogique” hors-norme. Design industriel, Communication visuelle et graphique, Architecture d’intérieur, Conservation-restauration des œuvres d’art, Photographie… sont les premières sections à exploiter la richesse de la collection. Sans compter les classes de dessin et croquis de toutes les disciplines artistiques, qui se sont succédées pour profiter de cette collection remarquable. Dans deux ou trois ans, les objets présents à Saint-Luc rejoindront l’ensemble auquel ils appartiennent, dans le futur musée Design Innovation à Charleroi. D’ici-là, la collection est à la disposition du corps enseignant !

 

 

Un exemple concret d’utilisation de la collection

Les étudiant·e·s de première année de la section Photographie, dans le cadre de l’atelier Studio avec Nathalie Noël, ont utilisé et mis en scène des objets, comme ce téléphone Lady, l’un des objets les plus appréciés de la collection – le combiné n’est-il pas un objet qui parle ? Les travaux réalisés cette année seront présentés lors de l’expo de fin d’année, en relation avec les objets de la collection et des travaux d’autres sections qui s’en inspirent également, le tout dans un dispositif scénographique conçu par quatre étudiantes de master en Architecture d’intérieur, option scénographie.

© Maureen Bougnet 2020.

 

Une collection qui « parle » à Kim Cappart

L’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège accueille depuis le début du mois de mai une jeune artiste-chercheuse en résidence : Kim Cappart, qui a obtenu une bourse “Un futur pour la culture” de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celle-ci vise à encourager les artistes, et en particulier les artistes émergents, à consolider leur pratique à travers un projet en « compagnonnage ». Kim a choisi d’ancrer son travail d’exploration et de recherche artistique au Département recherche, dans le projet « L’objet qui parle ». Après une première visite de la collection en août dernier, elle élaboré un projet personnel qu’elle nous présente ci-dessous.
Sa proposition représente une réelle opportunité d’explorer un chemin singulier et innovant pour arpenter les enjeux contemporains liés à « L’objet qui parle ».  En effet, dans une démarche associant des réflexions suscitées par la collection (et les travaux déjà réalisés) à un processus participatif, l’artiste s’attachera à concevoir et à produire une œuvre originale, qui deviendra elle-même un ancrage pour des recherches ultérieures et pour la coopération avec nos partenaires muséaux à Charleroi. De plus, son projet rejoint des préoccupations de la scénographie (Architecture d’intérieur) et du design social (Communication visuelle et graphique).

 

Kim Cappart avec un objet de la collection Diricq

 

Kim, peux-tu retracer ton parcours ?
J’ai obtenu mon diplôme de master en scénographie à Saint-Luc Bruxelles en 2017. Depuis mon mémoire intitulé « Comment la scénographie d’exposition peut aider à sensibiliser les publics sur des problématiques contemporaines dans un musée de société ? », j’ai ancré mon travail dans le secteur muséal. J’ai tenté de remonter à la racine du travail scénographique dans l’exposition pour enclencher des facteurs de changement dans l’intervention du scénographe. J’ai beaucoup d’intérêt pour le combinaison entre la savoir, la théorie d’un domaine, et la pratique artistique. Au-delà de la scénographie, je suis artiste, et j’ai envie d’expérimenter plusieurs compétences artistiques pour créer une sorte de force hybride sur un projet global, un projet d’exposition. C’est la notion de scénographe-auteur, que j’ai esquissée dans mon mémoire et que je voudrais développer à travers ce projet exploratoire.
Durant près de deux ans, j’ai travaillé sur des expositions “Public à l’œuvre” : j’ai fait de la gestion de projet, de la coordination, pour l’association Arts et publics qui soutient ces expositions. J’ai donc pu approcher les coulisses logistiques d’un projet. J’ai également suivi une formation en médiation culturelle.

Quelle est ta proposition dans le cadre de la bourse que tu as obtenue ?
Au départ, j’étais venue à Saint-Luc Liège pour envisager un projet de recherche FRArt, pour lequel j’ai également postulé, quand l’appel de la FWB a été lancé. J’ai découvert la collection de Philippe Diricq. J’ai eu l’idée de combiner ma recherche avec les travaux interdisciplinaires sur “L’objet qui parle”. Pour moi, c’est une base concrète pour tester un processus, qui reste encore assez abstrait dans ma tête. C’est un beau prétexte pour me concentrer sur ma recherche à travers cette collection d’objets. “L’objet qui parle” a résonné à ce que je faisais pour « Public à l’œuvre » : faire parler les objets dans un commissariat participatif, avec des citoyens non-professionnels. On faisait partager des expériences personnelles à partir d’objets des musées. L’objet peut produire des récits différents en fonction de qui s’exprime à son sujet. L’objet devient un médium. Il ne s’agit pas seulement de parler de son fonctionnement. Je voudrais organiser des ateliers de réflexion participative, des “conversations” avec des objets, pour faire surgir des thématiques à partir d’eux. Ensuite, je m’attellerai à la conception de l’œuvre-installation à partir de réflexions collectives autour de la collection, J’ai envie de me laisser influencer par les autres mais l’œuvre qui sera produite restera une impulsion personnelle, qui pourrait d’ailleurs aller vers le contraste. Actuellement, je n’ai pas d’idée précise sur le résultat que je pourrai obtenir. Impossible de dire dès à présent ce qu’il adviendra au terme de cette résidence! En revanche, le processus exploratoire sera partagé grâce à un carnet de recherche.

Il y a aussi une forme d’engagement dans le travail que tu envisages…
Oui, j’aimerais que les expositions proposent des visions sur des actions concrètes que chacun peut mettre en œuvre. Il y a une vraie notion d’engagement, la recherche d’un impact sur le visiteur, sans que ce soit une leçon de morale. À travers la collection Diricq, il y a vraisemblablement des thématiques sociétales et contemporaines à explorer.

 

Rédaction :

Noémie Drouguet

Le nouveau livre de Philippe Sadzot : « Confinement, déconfinement, en route vers un monde meilleur »

Diplômé de la section Illustration et actuellement enseignant des ateliers de Bande Dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, Philippe Sadzot présente aujourd’hui la sortie de sa nouvelle BD : Confinement, déconfinement, en route vers un monde meilleur.

 

Philippe, peux-tu te présenter ainsi que ton parcours à Saint-Luc ?

Je m’appelle Philippe Sadzot, j’ai été diplômé de la section Illustration et cela fait maintenant plus de vingt ans que je donne cours d’atelier en Bande Dessinée. En dehors de mon travail d’enseignant, je suis auteur de plus d’une quinzaine de bande dessinée et illustrateur de dessin de presse. Je participe également aux ateliers de sérigraphie aux Ateliers Dony et j’ai pris part à plusieurs fanzines. Et en dehors de ces activités qui concernent la BD, je participe également à Ukulélé sur Meuse, qui est une réunion bimensuelle autour du ukulélé à Liège.

 

Maintenant que tu as fait les deux rôles à Saint-Luc : que penses-tu de ton expérience ?

Au cours de ces dernières années, j’ai remarqué que cette école s’est beaucoup agrandie tout en gardant l’esprit familial, qui restera l’un de ces plus gros points forts. Et en parallèle à cette expansion, une certaine professionnalisation s’est mise en place !

 

Tu as sorti une nouvelle BD : de quoi parle-t-elle ?

Cette nouvelle BD, Confinement, déconfinement, en route vers un monde meilleur, porte sur mon quotidien durant le confinement à la suite de la pandémie. Depuis toujours, je profite de mon temps libre pour dessiner ma vie de tous les jours et comme le monde s’est arrêté, j’ai saisi cette occasion pour publier quelques planches sur mes réseaux sociaux. Celles-ci ont particulièrement suscité des réactions et c’est de là que j’ai eu l’idée d’en faire une BD ! Comme la plupart de mes livres, j’ai procédé à une auto-édition, c’est-à-dire j’ai été le responsable de l’édition de mon ouvrage. Cette BD sera donc disponible à La Grande Ourse, au Livre aux Trésors, au Wattitude, au Comptoir du Livre et La Crypte Tonique. Mais attention, les exemplaires sont limités !

 

 

Et maintenant, quels sont tes projets ?

Je travaille actuellement sur le tome 2 de mon livre : Le commerce des armes : un business comme un autre ? , en collaboration avec le Grip, le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité. Le tome 1 de ce livre a d’ailleurs été distribué à certaines écoles à Bruxelles pour sensibiliser les adolescents et jeunes adultes sur le commerce des armes. En parallèle à ce projet, je travaille sur une nouvelle BD qui explique ce qu’est un fanzine, un terme qui cause régulièrement la confusion.

 

Un conseil pour les étudiant·e·s ?

Accrochez-vous et n’ayez jamais peur de vous lancer ! N’oubliez pas que si un projet est refusé, il peut toujours exister sous une autre forme, que ce soit de l’auto-édition, photocopié ou publié sur les réseaux sociaux. N’abandonnez donc jamais vos projets.

 

Suivez l’actualité de Philippe :

Instagram : @philippesadzot
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Une interview réalisée par Golab Nematzadeh,
stagiaire au sein du service communication