Prix ISEM 2020 : l’ESA Saint-Luc Liège représentée !

Il y a quelques jours, le festival ImageSingulières annonçait les résultats de ses deux prix ISEM 2020. Parmi la poignée de finalistes, on retrouve une étudiante et une enseignante de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Lauren Pearson, B3 Photographie, est finaliste du prix ISEM Jeune photographe et Brigitte Grignet, enseignante au sein de la section Photographie également, l’est pour le Grand Prix ISEM. Félicitations à elles !

 

Les Prix ISEM

Combien de photographes au talent certain, en France ou ailleurs, manquent de moyens pour achever un sujet ? Combien, après quelques mois passés à documenter un sujet, arrêtent. Parce que leur sujet est plus complexe qu’ils ne l’avaient envisagé, qu’il demande plus de temps qu’imaginé. Ils ou elles passent alors à autre chose en espérant trouver une histoire plus rentable, nécessitant parfois moins d’engagement sur fonds propres.

C’est pour soutenir ces projets difficiles que le festival ImageSingulières, le journal d’information Mediapart et l’ETPA, école de photographie installée à Toulouse, s’engagent, depuis 2018, autour de deux prix :

  • le Grand Prix ISEM est ouvert aux photographes du monde entier. Il entend contribuer à développer et achever un travail documentaire en cours. Ce prix devra être utilisé pour poursuivre le travail récompensé. Dès l’annonce des résultats du prix, ce travail sera présenté sous forme de portfolio sur Mediapart et, une fois complété, il fera l’objet d’une exposition à ImageSingulières ;
  • le second Prix ISEM Jeune Photographe s’adresse lui aux moins de 26 ans résidant sur le sol français. Il récompensera là aussi un travail en cours qui sera publié sur Mediapart. Le ou la lauréate pourra aussi intégrer une Masterclass de 3e année à l’ETPA.

En 2020, le Grand Prix ISEM a été décerné à Christian Lutz, pour son projet « Citizens ». Les finalistes sont Mélanie Wenger, Cristóbal Olivares, Brigitte Grignet et Alessandro Penso.

Polonia de Brigitte Grignet

 

Du côté, du Prix ISEM Jeune Photographe, Julia Gat, pour son projet « Upbringing », s’est vue choisie comme lauréate. Les finalistes de la catégorie sont Benoît Durand et Lauren Pearson.

Entre les mondes de Lauren Pearson

 

 

 

Elodie Ledure et Brigitte Grignet participent à The Female Gaze

Elodie Ledure et Brigitte Grignet, enseignantes de la section Photographie, prennent part à The Female Gaze, une vente en ligne de tirages photographiques au profit de femmes victimes de violences, avec 56 autres femmes photographes.

 

La crise sanitaire actuelle exacerbe nombre de luttes invisibles telles que la pauvreté, les insécurités psychologiques et les inégalités liées au genre. Celles-ci mènent souvent à la violence domestique et/ou sexuelle, et l’exploitation sous toutes ses formes. Un besoin pressant se fait sentir pour la création d’espaces sûrs où les femmes peuvent se réfugier en cas d’urgence. Ces derniers mois, la demande a augmenté de manière exponentielle. Plusieurs organisations au Benelux essaient d’aider ces femmes. La plupart n’ont pas les moyens suffisants afin de répondre à cette demande croissante. C’est pourquoi The Female Gaze – vente en ligne de tirages photographiques a été créée. Les profits seront répartis entre les organisations Ne(s)t vzw, Garance et Moviera.

 

La vente vient d’être lancée et se clôturera le 14 juin sur le site www.thefemalegaze.works

Les tirages (format A4) sont vendus au prix de 125€. Ils sont numérotés, édition limitée de 5. Impression sur papier Canon Luster Photo.

@thefemalegaze.works
The Female Gaze

Doris Michel, alumni CVG, nominée aux HERA Awards 2020

C’est avec fierté que l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège a vu Doris Michel être nominée aux HERA Awards 2020 de la Fondation pour les Générations Futures. Après un bachelier en Photographie, elle s’est tournée vers le master en Design social et numérique (Communication visuelle et graphique) dans le cadre duquel son mémoire, Captives, a été sélectionné pour ces HERA Awards. On vous en dit plus !

 

Les HERA Awards

Les Higher Education & Rewards Awards for Future Generations récompensent des mémoires et des thèses de doctorat toutes disciplines confondues et qui se distinguent par leur démarche systémique (à 360°) et la valeur ajoutée sociétale. Il y a neuf catégories différentes, parmi lesquelles « Sustainable Design » — catégorie dans laquelle Doris Michel a été nominée pour son mémoire, aux côtés de deux autres personnes.

La cérémonie de remise des différents prix aurait dû se tenir au début de ce mois de mai ; c’était sans compter la pandémie du covid-19. Les HERA Awards ont donc décidé d’adapter l’événement en publiant, durant sept semaines, des vidéos de tou·te·s les primé·e·s de 2020 qui, à travers leurs travaux, souhaitent participer à la transformation du monde de demain (plus d’infos par ici). Doris Michel sera bien entendu de la partie, découvrez-en plus dans la suite de cet article.

 

© Doris Michel

 

Doris Michel et Captives

Diplômée de la section Communication visuelle et graphique en 2019, Doris Michel a clôturé son master en Design social et numérique par un travail autour d’ateliers graphiques en prison. Son mémoire s’intitule Captives. Comment l’imagination et la créativité peuvent favoriser le processus de réinsertion post-carcérale des femmes en Belgique ? et a été encadré par Marie Sion, professeure d’atelier et de production et médiation du Master en communication visuelle et graphique, orientation design social et numérique.

Sur le site des HERA, on en retrouve la description suivante :

Le travail de Doris Michel repose sur un pari : l’art peut constituer une piste, parmi d’autres, pour la réinsertion socio-professionnelle d’anciens détenu·e·s. L’auteure a réalisé un état des lieux détaillé du système pénitentiaire belge, du processus de réinsertion post-carcéral et de la pratique artistique en prison. Elle a ensuite mis sur pied, pendant un mois, trois ateliers graphiques (collage, collage et dessin, édition) avec cinq détenues de la prison de Lantin, avec l’objectif de renforcer leur confiance en soi et les aider à se projeter dans la vie d’après la prison. Sur le plan méthodologique, Doris Michel s’est inspirée des méthodes d’innovation sociale comme le design social, soit un ensemble d’approches et d’outils élaborés en co-création avec le public concerné et destinés à faire émerger de nouvelles formes de citoyenneté. Cette méthodologie spécifique peut également s’appliquer dans les établissements pénitentiaires masculins ou de type Institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ).

Il est possible de trouver une version plus détaillée de ce mémoire avec des photos à l’appui pour mieux se rendre compte du travail mis en œuvre et accompli, tant bien par Doris Michel que par les détenues.

Nous vous proposons de rejoindre Doris Michel, ainsi que les deux autres personnes de la catégorie Sustainable Design, le jeudi 18 juin à 10h pour un webinar sur le design thinking. Les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes : cliquez ici.

 

Présentation du mémoire à l’expo de fin d’année de l’École © Doris Michel

 

Rencontre avec Doris Michel

Comment t’est venue l’idée de travailler dans ce milieu particulier qu’est la prison ?

Pour répondre à cela, je dois remonter dans mon parcours scolaire. J’ai en fait d’abord réalisé un bachelier en Photographie à Saint-Luc et pour mon TFE, j’ai voulu travailler sur la thématique de la liberté. Après avoir contacté plusieurs établissements, je me suis retrouvée à la prison de Marche-en-Famenne. De fil en aiguille, mon travail de fin d’études s’est transformé en un travail sur l’enfermement. Donc le milieu carcéral était déjà présent à cette époque-là. Quand j’ai repris le master en Design social et numérique en CVG, c’est à nouveau vers ce milieu que je me suis orientée, car le design social vise à travailler sur des thématiques sociales, sociétales via l’artistique. La prison est revenue naturellement à moi pour boucler la boucle, si je puis dire, en passant de l’enfermement à la réinsertion.

 

Pourquoi te consacrer particulièrement à la réinsertion ?

Il faut savoir que la question de la réinsertion est omniprésente en prison. Dans mes discussions avec les détenu·e·s, revenaient souvent des interrogations du type « que vais-je faire après ma sortie ? » ou encore « comment vais-je m’en sortir ? » J’ai appris qu’en fait, la plupart arrivent en prison très jeunes, pour des faits mineurs. À leur sortie, ils ou elles n’ont pas de deuxième chance et que trop peu d’options ; cela se résume bien souvent à : être à la rue ou être en prison. Ces personnes rentrent alors dans une spirale infernale. De mon côté, je suis persuadée que la réinsertion serait plus que bénéfique si elle était menée correctement, avec des moyens conséquents.

 

Et comment as-tu concrétisé l’idée durant ton master ?

En design social, on crée des ateliers, on travaille avec et pour les gens, etc. Comme j’étais déjà passée dans le milieu carcéral et qu’en fait, il s’est révélé hyper enrichissant et intéressant, j’ai pris contact avec Claire Denis qui donne des cours d’arts plastiques à Saint-Luc Liège Promotion sociale mais aussi des cours à la prison de Lantin (Initiation au dessin d’observation et Formes et couleurs) ; c’est elle qui m’a permis d’entrer à Lantin. L’idéal pour mon mémoire aurait été de réaliser mes ateliers dans plusieurs prisons mais elles ne répondent que trop rarement à des propositions d’ateliers artistiques par manque de temps et de budget mais aussi en raison de la lourdeur administrative qu’ils requièrent.

J’ai donc travaillé avec cinq détenues durant en mois et leur ai proposé différents ateliers. Ce que je voulais avant tout, c’était leur proposer un espace de parole libre. Je n’ai pas voulu imposer des choses ou encore un agenda. Et c’est justement grâce à cette liberté qu’elles ont adhéré aux ateliers. D’ailleurs, je me rends compte qu’elles ont été tout de même marquées en recroisant l’une d’entre elles un an plus tard. J’ai trouvé ça génial d’avoir eu un tel impact !

 

Comment cela a-t-il été reçu par tes profs ?

Très bien ! Même si la plupart des gens lèvent les sourcils quand je leur dis que je vais travailler en prison (et que j’apprécie cela !), à Saint-Luc, mes profs ont été d’un grand soutien, surtout ma promotrice, Marie Sion. Philippe Landrain, Pierre Smeets mais aussi Maud Dallemagne m’ont beaucoup aidée également. J’aime beaucoup l’ouverture d’esprit en CVG, ils acceptent qu’on soit complètement nous-mêmes dans nos projets. J’aimerais souligner au passage que lors de mon bachelier en Photo, j’ai reçu aussi un excellent accompagnement de la part de mes enseignants.

 

Peux-tu nous parler de ce choix vers le master en design social et numérique ?

Lorsque que j’étais étudiante en Photo, j’ai effectué un stage chez Martin Dellicour, qui est photographe et graphiste. C’est grâce à lui que j’ai découvert le graphisme. C’est pourquoi, entre mon bachelier et mon master, j’ai suivi des cours d’infographie en promotion sociale. Puis quand j’ai appris que Saint-Luc ouvrait des nouveaux masters, j’ai été séduite par celui en design social qui mêle l’artistique et l’humain. C’est exactement ce que je cherchais en Photo : faire de l’humain. Pour la petite anecdote, comme c’était un nouveau master, des nouvelles épreuves d’admission étaient organisées. Sauf qu’il y a eu un mic mac dans les consignes et j’ai été… refusée ! Encore heureux que l’erreur a été remarquée ! J’ai pu ensuite intégré le master, où je me suis sentie comme un poisson dans l’eau, au point de le finir avec une grande dis’ !

 

Qu’as-tu appris durant ce master ?

Ma grande révélation a été la sérigraphie. J’adore ça ! D’ailleurs, je donne des cours et des stages en sérigraphie, technique que j’ai aussi utilisée dans le cadre des ateliers de mon mémoire. Ensuite, tout l’aspect mise en page, éditions, graphisme… Je travaille d’ailleurs maintenant comme graphiste dans une association. Puis surtout, le contact social. J’ai tellement aimé la méthodologie de construction d’ateliers qu’ici, en agrégation, je l’applique pour construire mes leçons ! Je dois aussi dire que j’ai appris beaucoup sur moi-même, j’ai évolué beaucoup durant ces deux années, tant bien humainement que professionnellement. Une excellente décision ce master ! Puis je dois dire aussi qu’il y avait une bonne ambiance entre nous. Nous étions une vingtaine réparti·e·s sur trois finalités différentes mais on partageait énormément, on s’entraidait, on se complétait, on créait… 

 

À présent, tu es donc inscrite à l’agrégation

Oui, j’aimerais beaucoup enseigner en prison. Durant le master, la didactique est déjà bien présente mais je voulais aller encore plus loin et étudier la pédagogie en profondeur. Je souhaite vraiment m’orienter vers les pédagogies alternatives. Je travaille sur le côté comme graphiste, comme dit plus haut, mais je fais également partie d’un collectif, Les Gaphistes, que j’ai créé avec des camarades du master. Notre ligne de conduite est de faire du graphisme humain et social, la dimension collaborative étant primordiale. On avait commencé en Master 1 un projet, Welcome to Bavière, qui va certainement avoir de suites avec l’Aquilone. On est aussi à chaque fois présents à la Braderie de l’Art et on travaille pas mal avec Dérivation 54, avec qui on partage la même philosophie.

 

Un conseil pour nos étudiant·e·s ?

Allez-y à fond ! Faites ce qui vous plaît, mettez-y de la passion et persévérez — même si les profs sont parfois dubitatifs au tout début. Si vous y croyez et que vous vous investissez, vous réaliserez vos projets. Et… ne désespérez pas en périodes de jury, ça finit par passer 😉

 

Un dernier mot sur les HERA Awards ?

J’ai vraiment aimé l’expérience, même si cela ne se clôture pas comme prévu, avec une cérémonie où on peut tou·te·s se rencontrer, discuter, etc. et que j’en suis un peu triste. La bonne nouvelle, c’est que ce n’est que post-posé, on se retrouvera quoi qu’il arrive. Pour avoir déjà rencontré la plupart des nominé·e·s et les membres de la fondation en février dernier, je me réjouis de réitérer l’expérience. Je trouve que la fondation fait un chouette travail. Et puis ils me permettent encore maintenant de tester quelque chose de nouveau puisque le 18 juin prochain, je participerai donc à mon premier webinar !

 

Rendez-vous pris !

 

 

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 @doris.mchl

  @dorismichel

Webinar : « Le design thinking : penser de manière dynamique et systémique » (18 juin à 10h)

 

SNAP, un projet en photo à échelle européenne

Ce mois-ci, l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège a rendu un dossier conséquent pour une demande de subsides Erasmus dans le cadre d’un partenariat stratégique, orienté photographie : c’est le projet SNAP. Nous patienterons avec espoir jusqu’à l’annonce des résultats et attendant, il s’agit là d’une belle occasion pour vous présenter ce projet d’envergure, qui permet à notre établissement de s’inscrire pour la première fois dans un partenariat stratégique.

 

© Layla SaadMarie JourdainRobin Nissen

 

SNAP a été initié par Brigitte Grignet, enseignante de la section Photographie, qui depuis des années emmène ses étudiant·e·s en voyage scolaire à Cracovie afin de rencontrer les étudiant·e·s et enseignant·e·s de l’Académie des Beaux-Arts de la ville (Akademia Sztuk Pieknych im Jana Matejki w Krakowie) dans une optique d’échange et d’apprentissage.

Afin de proposer une expérience optimale, nos deux institutions se sont associées à l’Université d’art et de design de Cluj-Napoca en Roumanie (Universitatea de Artă și Design din Cluj-Napoca) et l’Université de Ljubljana en Slovénie (Univerza v Ljubljani) pour ce partenariat stratégique.

Pour construire ce dossier conséquent de demande de subsides, c’est un véritable travail d’équipe qui s’est opéré entre Brigitte Grignet, Stefan Askew, le chargé des relations internationales de l’École, et Carine Frérard, enseignante et référente entrepreunariale. Une mission énorme qui se compte en centaines d’heures de rédaction, d’entrevues et d’investissement. À eux trois, ils ont travaillé avec les représentants des trois institutions partenaires mais surtout avec Pauline Gazzotti et Zlata Selalk de la structure Inforef qui ont apporté un grand soutien administratif et d’expertise aux niveaux web, technique et TIC.

 

SNAP, un résumé du projet par Carine Frérard

SNAP trouve son origine dans une initiative de mobilité des enseignant·e·s de cours d’ateliers de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège et de Cracovie, organisée entre leurs deux institutions, afin d’améliorer la maturité professionnelle de leurs étudiant·e·s en Photographie à plusieurs niveaux : technique photographique, intégration des outils numériques dans leur pratique et soft skills (attitude entrepreneuriale). L’idée est ensuite de créer un continuum entre cette mobilité, le stage de dernière année et une proposition de service et distribution de leur production.

L’objectif est de prévoir un dispositif pédagogique original qui va de la théorie à la pratique et même à l’intégration professionnelle, de façon à améliorer considérablement la professionnalisation des étudiant·e·s amorcer leur carrière dès la fin de leur cursus.

 

L’innovation est d’intégrer toute la démarche dans une seule plateforme numérique qui joue à la fois le rôle de plateforme :

  • d’e-learning : acquisition des compétences photo, numériques et entrepreneuriales ;
  • collaborative et de communication : support de l’organisation de l’échange original entre les institutions où les étudiant·e·s effectuent tour à tour, lors de leur mobilité, les rôles de reporter et de fixer de façon à immerger les étudiants dans leur futur pratique professionnelle, le tout dans un environnement inconnu. Cette expérience serait alors très formative à tous les niveaux : technique professionnelle, organisation, travail à distance (numérique), etc.
  • de mise en réseau et d’offre de service pour passer à l’acte entrepreneurial : stage puis recherche d’un emploi en correspondance avec leur identité artistique et aspiration professionnelle ou entrepreneuriat (freelance, starter ou création d’activité).

Vu l’importance de la pratique dans le dispositif, un processus itératif est nécessaire pour co-construire, adapter et éprouver le dispositif et arriver au bout de trois expériences à un outil numérique efficient et durable ainsi qu’un protocole d’utilisation pédagogiquement efficace et transposable. Trois années de mobilité entre les partenaires sont donc prévues à cet effet.

 

Ce programme est donc triplement innovant :

  • du point de vue pédagogique en intégrant par la pratique dans un seul dispositif l’acquisition de compétences métier, numérique et entrepreneuriale au niveau théorique, pratique et professionnel ;
  • du point de vue de l’outil numérique, réuni en un seul outil une plateforme e-learning, collaborative et de mise en réseau ;
  • du point de vue de la forme de la mobilité imagine sous forme de mission d’échange intégrant les pratiques professionnelles de photographe reporter et de fixer.

En plus, ce dispositif comprend en son sein la possibilité de le pérenniser au-delà du partenariat stratégique grâce à la mise au point durant le programme d’un modèle économique d’autofinancement grâce aux services offerts par les étudiant·e·s aux professionnel·le·s dans le volet networking de la plateforme.

Where I am, I don’t know : un crowdfunding de la section Photo

Les étudiant·e·s en dernière année de bachelier de la section Photographie à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège présentent WHERE I AM, I DON’T KNOW, un projet  de livre et d’exposition sur St. Elisabeth Haus, un centre pour demandeurs d’asile à Manderfeld. Aujourd’hui, ils font appel à l’aide du grand public à travers leur campagne sur Crowd’In pour pouvoir concrétiser ce projet.

 

St. Elisabeth Haus est un centre d’accueil pour demandeurs d’asile situé dans la région germanophone en Belgique. Géré par la Croix-Rouge, ce foyer spécialisé héberge des familles et des personnes seules issues de plus de quarante pays différents le temps de leur demande d’asile.

Accompagné·e·s de leurs professeurs d’ateliers (Olivier Cornil, Sandrine Dryvers, Elodie Ledure et Marc Wendelski), les 22 étudiant·e·s ont, en octobre dernier, vécu une semaine d’immersion dans ce centre. Lors de cette semaine, elles.ils ont eu ainsi l’occasion de découvrir de près le quotidien des résident·e·s et de s’ouvrir à des cultures souvent sujettes à des préjugés.

De cette semaine humaine unique et enrichissante découle une série de travaux hétéroclites, à la fois écrits, vidéographiques, photographiques mais également issus d’ateliers participatifs. Ceux-ci offrent des regards d’auteurs sur le quotidien des demandeurs et demandeuses d’asile, des employé·e·s et bénévoles de la Croix-Rouge.

 

 

Le titre « Where I am, I don’t know » est un extrait d’un texte écrit par une résidente de St. Elisabeth Haus au cours d’un atelier. Il représente un sentiment commun vécu autant par les résident·e·s du centre que par les étudiant·e·s : ceux et celles-ci n’étaient pas loin de leur foyer, mais ont partagé les mêmes angoisses et sentiments que les résident·e·s tels que l’égarement, l’étouffement ou encore l’enfermement.

 

Les différents travaux produits durant cette semaine d’immersion vont être présentés à travers une exposition et un livre. L’exposition se déroulera du 17 mai au 2 juin au Centre culturel Les Chiroux et à la Cité Miroir. Disponible dès le lancement de l’exposition, le livre sera le résultat d’une collaboration avec les étudiant·e·s de première année de master en Communication Visuelle et Graphique, option Éditions.

 

Campagne de crowdfunding

Pour concrétiser leur projet, ce collectif d’étudiant·e·s doit rassembler un budget de 6.500 €. Il s’agit d’une estimation du budget nécessaire pour financer l’impression des livres et la production des tirages et encadrements pour l’exposition. Ils bénéficient déjà d’un soutien financier de la Croix-Rouge à hauteur de 1.500€ et un soutien logistique de la part du Centre culturel Les Chiroux et de la Cité Miroir .

Afin de récolter les 5000€ restants, les étudiant·e·s ont décidé de lancer une campagne de crowdfunding sur la plateforme Crowd’In, qui fonctionne avec un système de contreparties, qui s’apparente à du préachat, puisqu’il est possible notamment de précommander le livre. La campagne dure jusqu’au 6 avril !

 

En savoir plus sur Where I am, I don’t know

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Campagne Crowd’In

Vente aux enchères de photos

En raison des mesures gouvernementales concernant la pandémie de coronavirus, nous sommes contraints d’annuler ou reporter cet événement. Vous serez tenu·e au courant dès que possible.

 


 

 

Les étudiant·e·s de 2e et 3e années de la section Photographie de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège organisent une vente aux enchères de leurs travaux, afin de financer leur voyage en Pologne.

N’hésitez pas à soutenir cette nouvelle génération de photographes en faisant l’acquisition de tirages de qualité à prix modiques !

Les images seront consultables en ligne à partir du 19 mars !

Mise à prix : 15€ pour un format A4 et 25€ pour un format A3.

 

© Robin Nissen

 

Une tombola sera également organisée. Gagnez un livre ou un tirage original des enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège en achetant vos billets (5€ pièce) sur place ou à l’avance par mail.

 

 

Infos pratiques :

Jeudi 2 avril à 18h

À l’Issue de Secours, École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège

(Boulevard de la Constitution, 41 – 4020 Liège)

L’almanach de nos saisons, par Mara de la Brochetta

L’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège aime être au courant de ce qui se passe dans la vie de ses diplômé·e·s une fois qu’ils ou elles ont quitté le campus. Récemment, une ancienne de la section Illustration a publié un nouvel ouvrage avec une maison d’édition liégeoise. Rencontre avec Mara de la Brochetta, de son vrai nom Mara Gaspar, qui propose L’Almanach de nos saisons.

 

Entretien avec Mara de la Brochetta

Comment est né cet ouvrage ?

J’avais envie de parler des fruits et légumes de saison, surtout ceux de nos régions. En en discutant avec mon éditeur, L’Air du Temps, celui-ci m’a proposé de constituer un livre de recettes. Nous avons travaillé ensemble à trouver les recettes, les trier… et bien entendu les tester ! Ce livre est donc issu d’une envie personnelle, d’un échange d’idées et d’un travail d’équipe. D’ailleurs, mon mari, David Dupont, est graphiste (un ancien de Saint-Luc lui aussi) et a participé à la mise en page tout en apportant ses propres idées. Voilà comment est né L’Almanach de nos saisons !

 

Peux-tu nous en dire plus sur ta maison d’édition ?

L’Air du Temps est une mini maison d’édition liégeoise. Elle souhaite mettre en avant les artistes liégeois. L’équipe dégage une super bonne énergie, c’est agréable de travailler avec eux. L’Almanach de nos saisons n’est d’ailleurs pas notre première collaboration. L’an dernier, j’ai publié trois ouvrages. Un agenda autour du thème des fables de La Fontaine pour lequel j’ai produit une cinquantaine d’illustrations, un recueil de citations de La Fontaine illustré et enfin, un fanzine composé uniquement de mes illustrations.

 

 

En parlant de tes illustrations, dans L’Almanach de nos saisons, on retrouve de petits personnages récurrents : Les Moussus…

Il y a quelques temps, j’ai créé un personnage qui m’était propre, qui me revenait spontanément et que je pouvais redessiner facilement. C’est ainsi qu’est né le premier Moussu. J’ai adoré le représenter et au fur et à mesure, d’autres sont arrivés en cours de route. C’est comme un petit peuple… Il y en a pas mal sur ma page Instagram. Ils ont tous un élément végétal, naturel au-dessus de la tête. Dans L’Almanach, les Moussus ont permis de créer un fil conducteur entre les recettes. L’élément au-dessus de leur tête renvoie aussi à un des ingrédients de la recette. Bref, leur présence rend la lecture dynamique pour les lectrices et lecteurs. Et avec ce livre, c’est vraiment la toute première fois qu’ils « sortent », qu’ils sont imprimés ! 

 

Quelle place exactement occupe l’illustration dans ta vie ?

Je dessine tous les jours. Ça a toujours été comme ça autant que je me souvienne. Après mes études à Saint-Luc, les maisons d’édition ne sont pas revenues vers moi. Je me suis alors tournée vers le tatouage, moins pour tatouer concrètement que pour dessiner les projets des gens. Là encore, je pouvais dessiner tous les jours ! J’ai également fait quelques expositions, quelques parutions dans des magazines. Aujourd’hui, je m’occupe de ma petite fille, ce qui me permet d’avoir du temps pour dessiner et parallèlement, de réaliser des projets avec ma maison d’édition.

 

Comment travailles-tu ?

Je ne travaille pas beaucoup par ordinateur, je n’aime pas trop ça. Je travaille essentiellement par encrage, avec des feutres ou de l’écoline. Pour L’Almanach, j’ai utilisé feutres, crayons et Posca. D’ailleurs, j’utilise de plus en plus les Posca, parce que je maîtrise de plus en plus la technique, ça devient chouette !

 

Si on parle à présent de Saint-Luc, qu’aurais-tu envie de nous dire ?

Je garde un assez bon souvenir de mon passage à l’école, qui remonte à quelques années maintenant. J’ai rencontré de chouettes personnes et m’y suis même fait de très bons amis. J’ai également appris beaucoup, notamment au niveau de la multiplicité des techniques. Deux profs ont particulièrement marqué mon cursus et m’ont donné une énorme énergie : Monsieur Parrondo et Monsieur Foccroule. Ils m’ont permis d’évoluer, ils étaient très positifs et très passionnés !

 

Un conseil pour nos étudiant·e·s ?

Restez super curieux.ses, regardez des bouquins, des films… bref tout ce qui peut vous nourrir au maximum. Puis faites les choses en vous faisant plaisir avant tout, faites-le pour vous. C’est comme ça qu’on produit de bonnes choses et qu’on est satisfait !

 

 

Découvrez l’univers de Mara de la Brochetta

Son site web

 @maradelabrochetta

 

Découvrez les éditions L’Air du Temps

Site web

Contactez la maison d’édition pour savoir comment vous procurer L’Almanach de nos saisons !

 

Le Grand lit de Léon, nouveau livre jeunesse d’Émile Jadoul

Auteur d’une multitude de livres jeunesse, Émile Jadoul est également enseignant de la section Illustration de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Aujourd’hui, il sort un tout nouvel ouvrage : Le Grand lit de Léon, à L’École des Loisirs.

On y retrouve un personnage de précédents livres comme Gros Boudeur ou Gros Pipi, le petit pingouin Léon. Cette fois-ci, il va dormir dans un grand lit. Il est fier ! Il y installe son doudou, son camion de pompier, son ballon. Il peut même y faire des roulades ! Son petit frère Marcel, lui, va dormir dans le petit lit de Léon. Mais il n’a pas envie : « C’est trop petit un petit lit ! » Et puis, la nuit arrive. Le dodo ne semble pas avoir envie de venir dans le petit lit de Marcel ni dans le grand lit de Léon. Et s’il se cachait finalement dans le super très grand lit de Papa et Maman ?

 

En savoir plus sur l’auteur

Site web

Biographie et publications

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Un ouvrage à découvrir de toute urgence dans toute bonne librairie !

 

« Merci l’amour, merci la vie », nouvelle BD de Yannick Grossetête

Yannick Grossetête, diplômé de la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, vient de sortir Merci l’amour, merci la vie !, publié chez Fluide Glacial. Il a présenté son ouvrage en avant-première au Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, qui se tenait du 30 janvier au 2 février. Dans la foulée, il signe la couverture de la dernière édition du magazine Fluide Glacial.

 

© Yannick Grossetête

« Avec Merci l’amour, merci la vie !, Yannick Grossetête tourne en ridicule le moindre évènement du quotidien en poussant l’absurde à son paroxysme. Rien n’échappe à l’humour grinçant et au dessin faussement naïf de l’auteur. À la manière d’un Bastien Vivès dans La Famille ou d’un Delisle dans Le Guide du mauvais père, l’auteur nous parle d’amour, de rencontre, de famille, de la vie. Le ton est acerbe et désopilant et Grossetête sait exactement mettre le doigt où ça fait mal mais toujours avec une grande tendresse. »

 

L’auteur sera en dédicace à Liège ce samedi 22 février, de 15h à 17h, à la libraire Slumberland (rue des Dominicains, 24 à 4000 Liège).

À Angoulême, retrouvailles de l’ancien étudiant et de l’enseignant, Yannick Grossetête (gauche) et Éric Warnauts (droite)

Découvrez l’interview de Yannick Grossetête (vers 40 min) dans l’émission C’est presque sérieux, du 14 février 2020.

Creative40, l’expo célébrant les 40 ans de Camera-etc

En raison des mesures gouvernementales concernant la pandémie de coronavirus, nous sommes contraints d’annuler cet événement prématurément. Nous en sommes désolés.

 


 

 

2020 marque le quarantième anniversaire de l’association liégeoise Camera-etc ! L’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège s’est associée à l’événement #Creative40 qui aura permis à certain·e·s de nos étudiant·e·s d’y prendre part.

 

Camera-etc

Créé à Liège en 1979, Camera-etc est un atelier de cinéma d’animation qui a développé ses activités autour de trois axes : la production de films d’auteurs, les ateliers collectifs et les partenariats artistiques et sociaux. Au fil des années, les activités se sont diversifiées : projets à l’international, résidences d’artistes, stages initiatiques, ateliers pour adultes, interventions dans les milieux scolaires… C’est une quinzaine de personnes qui travaillent à présent dans de vastes locaux à Wandre pour cette association reconnue comme Centre d’Expression et de Créativité (CEC) et comme Atelier de Production par le Centre du cinéma et de l’audiovisuel.

L’un de nos enseignants, Frédéric Hainaut, y est animateur depuis 2013.

Reportage sur Le Marcheur, court-métrage primé plusieurs fois – JT RTBF du 22.02.2018

 

#Creative40

40 ans, ça se fête ! Camera-etc a mis les petits plats dans les grands et propose une multitude d’événements.

Une exposition rendra compte, au travers d’éléments en 2D et en 3D, du dynamisme et de la richesse graphique du studio liégeois, tout en mettant en avant ceux qui font les films ou y collaborent. Les visiteurs et visiteuses pourront découvrir des images grands formats, des projets en cours, des maquettes composées de personnages en volume, des dessins originaux…  La scénographie de cette exposition est conçue par trois étudiantes de master de notre section Architecture d’intérieur, option Espaces scénographiques : Anaïs Léonard, Amandine Léonard et Eva Chabal. Cette exposition débutera à Flagey le 21 février prochain (jusqu’au 1er mars) durant le Festival ANIMA de Bruxelles. Elle viendra ensuite s’installer à la BOX 41, salle d’exposition de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, du 6 au 28 mars — vernissage le jeudi 5 mars à 18h.

Pour ajouter une touche festive, une soirée est organisée le mercredi 26 février à Flagey, on y présentera des films récemment produits par Camera-etc. Elle sera aussi l’occasion de vernir l’exposition et de fêter l’anniversaire de l’association lors d’une réception anniversaire. Liégeois·e·s, soyez de la partie ! Un trajet en car est organisé dès 17h depuis Liège pour l’occasion ; n’hésitez pas à contacter Mme Martin pour toute réservation.

Du côté de la Cité ardente, le ciné-club organisé par le Conseil culturel de l’École proposera également les projections de Camera-etc à L’An Vert, le mardi 10 mars avec, dès 18h, le vernissage de l’exposition de travaux d’étudiant·e·s de la section Illustration (B1, B2, B3). C’est d’ailleurs des étudiant·e·s de cette section qui ont conçu l’affiche du ciné-club.

En plus, l’École organisera une exposition des affiches créées par les étudiant·e·s de B3 Illustration à l’occasion de ce ciné-club à l’Espace ULiège Opéra. L’expo se visite du lundi au vendredi, de 10h à 14h, du 12 au 31 mars.

 

 

On récapitule ?

Exposition #Creative40 : 

À Flagey du 21 février au 1er mars

À la BOX41 du 6 au 28 mars – vernissage le jeudi 5 mars à 18h

Soirée festive d’inauguration :

Mercredi 26 février à 19h45 au Festival Anima (Flagey)

Ciné-club spécial Camera-etc :

Mardi 10 mars à 18h à L’An Vert

 

camera-etc.be