Marine Deravet sort son premier album jeunesse

C’est aux éditions Expression de Sagesse qu’est sorti le premier album jeunesse de Marine Deravet, dans lequel elle illustre un texte de Nicole Lissoir. L’ouvrage s’intitule Le crayon écrivain et vient tout juste de sortir des presses ! Interview de cette alumni, plus que dynamique, de la section Illustration de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège.

 

Marine, commençons par ton parcours…

Je dessine depuis toute petite mais c’est une des activités à laquelle je m’adonne parmi tant, tant d’autres ! J’ai grandi dans une famille et dans un environnement avec des valeurs assez fortes, un intérêt prononcé pour le monde associatif… Du coup, j’ai choisi mon parcours scolaire en secondaire pour pouvoir servir ce côté engagé : je me suis orientée dans une option math fortes – sciences fortes parce que je me suis dit que les débouchés pourraient me permettre d’agir concrètement dans des domaines comme l’écologie, les Droits de l’homme, etc. D’ailleurs, en parallèle de mes études, je me suis engagée à deux reprises dans des voyages humanitaires au Bénin et au Sénégal, via l’association Défi Belgique Afrique. Mais j’étais aussi inscrite depuis toute jeune dans un mouvement de jeunesse, La maison extraordinaire à Athus, qui organise des activités pour enfants et adolescents avec handicap (autisme, IMC léger, handicap intellectuel ou sensoriel) en intégrant des enfants et adolescents ordinaires parmi eux, telle une inclusion inversée. C’était une activité extra-scolaire très enrichissante – je ne l’ai d’ailleurs pas quittée et y suis à présent co-coordinatrice.

 

Et comment t’es-tu orientée vers un parcours artistique ?

Même si l’art était constamment dans mon quotidien d’une manière ou d’une autre, après ma rhéto, je ne me suis pas directement inscrite dans une école d’art. Je suis à nouveau partie à l’étranger durant un an, plus précisément en Allemagne et au Royaume-Uni. En revenant, j’ai décidé d’aller à l’École Normale du Brabant-Wallon pour commencer un bachelier en instit’ primaire. Durant ce cursus, j’ai eu l’occasion de partir à l’étranger pour retrouver le Bénin dans le cadre de mon stage de dernière année.

Au moment de ma dernière année, il y a eu un grand mouvement d’immigration dans le monde ; ça a été un sujet d’actualité fort. En cours, on nous a présenté un dispositif pédagogique autour du livre Mon ami Paco (de Luc Baba et illustré par Marion Dionnet – une ancienne d’illu de Saint-Luc d’ailleurs) : une camionnette sillonnait les routes avec des livres jeunesse autour de la thématique de l’immigration tout en proposant des animations dans des classes. Pour mon TFE, j’ai travaillé en binôme à la réalisation d’une mallette pédagogique pour le livre Mon ami Jim de Kitty Crowther. Nous avons travaillé avec une classe DASPA (c’est-à-dire une classe passerelle pour des primo-arrivants) à lier l’art et le langage sous un angle ludique. Ce projet m’a vraiment fait réaliser que le dessin (ou tout autre processus créatif) pouvait m’aider à transmettre tout autant que le métier de pédagogue, tant aux enfants qu’aux adultes. Ce concept de transmission revient souvent dans ma vie – même maintenant, dans mon boulot dans un centre culturel.

 

Comment as-tu atterri à Saint-Luc Liège ?

Après mon TFE, je me suis vraiment rendue compte que je voulais transmettre tout en créant. J’ai donc voulu poursuivre des études artistiques et ai passé les épreuves d’admission de plusieurs écoles d’art en Belgique que j’ai réussies. Ce qui m’a décidée à venir à Saint-Luc à Liège, c’était d’abord l’attrait pour la Cité ardente, la possibilité de réaliser un master en sciences de l’éducation en parallèle mais aussi des bons échos que j’avais eus de l’école. Et puis, en venant sur le campus pour m’inscrire, je me souviens d’avoir eu un coup de coeur pour l’environnement dans lequel les cours se donnaient, avec ces grands espaces, les arbres, etc. J’avais eu un bon feeling en somme.

 

Et ses trois années à Liège, qu’en retires-tu ?

J’ai naturellement choisi l’illustration car elle me permettait de toucher à plusieurs techniques artistiques et processus créatifs. Cela correspond complètement à ma personnalité : j’aime tester, faire différents choix, etc. Ça a été une belle expérience en général, surtout que j’avais l’avantage d’avoir déjà mon bachelier en instit’ primaire. Cela permet d’aborder le cursus différemment, peut-être avec moins de pression. J’avais d’office une autre optique et une autre manière d’envisager les études. En tout cas, plus j’avançais, plus j’étais sûre de mon choix. J’ai adoré la liberté qu’on avait et qu’on nous donnait sur les projets. Cela correspondait tout à fait à ma vision des choses. Mes études artistiques ont été comme une aire de jeux pour mes ambitions et mes envies très diversifiées à la base. 

Aussi, j’ai beaucoup aimé la richesse des échanges, que cela soit entre étudiants ou avec les profs. Ces derniers se plaçaient dans une relation de proximité, sans dédain aucun, et nous accompagnaient, nous conseillaient sans nous dire « fais ceci, fais cela » et nous menaient à notre propre autonomisation au niveau du processus créatif.

Tout ça mis ensemble, j’ai pu faire énormément de tests et j’ai appris à me faire confiance tout en ayant écouté les retours constructifs de mes pairs ou de mes enseignants.

 

Après ton diplôme, que s’est-il passé dans ta vie ?

À l’exposition de fin d’année, mon travail a été repéré par Cathy Vandendriessche, la coordinatrice d’Expression de Sagesse (tout comme Delphine et d’autres étudiants). Elle m’a proposé de travailler avec des personnes participant à ses ateliers d’écriture et m’a associée avec Nicole Lissoir, de 50 ans mon aînée, attentionnée, curieuse et passionnée. Cathy a cette belle faculté de connecter les gens entre eux par ce qui les relie. Ici, Nicole avait écrit un texte qui parlait de son propre parcours avec Cathy sur le processus de création, sur le fait d’essayer encore et encore tout en gardant son propre plaisir. Cathy a directement fait le lien avec mon parcours et mes idéaux.

À droite, pages intérieures du livre / à gauche, Marine et Nicole en plein travail (©M. Deravet)

 

Et c’est ainsi qu’est né Le Crayon écrivain…

Oui, j’ai rencontré Nicole à maintes reprises pour monter ensemble ce projet de livre, dont elle a écrit le texte. Puis covid oblige, nous avons également dû travailler à distance. Ce projet a été pour moi une expérience unique et extrêmement enrichissante. Il y a eu énormément de discussions, d’échanges, de partage… C’est encore dans cette optique de transmission que je me suis investie dans le projet, j’ai pu mettre mes talents artistiques au service du talent d’écriture d’une autre personne. Et c’est justement mettre mes compétences au service de l’autre qui m’a le plus réjoui, surtout dans cette ambiance d’échange intergénérationnel.

À droite, gros plan de la couverture du Crayon Écrivain  / à gauche,pages intérieures du livre (©M. Deravet)

 

Quels sont tes plans pour le futur ?

Je travaille actuellement au Centre culturel Rotondes à Luxembourg ville. J’aime beaucoup l’aspect de transmettre ce que les artistes ont à dire à leur manière. J’ai demandé à travailler à temps partiel pour justement me consacrer à d’autres activités d’ordre personnel ou à des implications plus citoyennes. Cette liberté de temps va me permettre de nourrir ce côté mutli-disciplinaire, multi-engagé, que je chéris depuis toute jeune. Je peux travailler sur des livres, des missions de graphisme, de la customisation de meubles… En ce moment, je suis plutôt dans une optique de récup’ et zéro déchet ! Le tout, sans oublier que je suis toujours co-coordinatrice à La Maison extraordinaire.

 

Un conseil pour nos étudiant·e·s ?

Dans le processus de création, beaucoup d’émotions arrivent et parfois on se sent contraint. Et dans ces cas-là, il faut se rappeler de l’essentiel, de la raison originelle de pourquoi on dessine. La meilleure dynamique est à mes yeux d’être à l’écoute des autres mais surtout de soi et adopter une sorte de troisième voie qui nous ressemble. Rappelez-vous de pourquoi vous êtes là, à Saint-Luc ! Mon livre, Le Crayon écrivain, a été un projet très chouette pour moi et la façon dont il s’est construit sort des sentiers que l’on peut connaître (les maisons d’édition traditionnelles entre autres). Il y a d’autres projets comme Expression de Sagesse. Ouvrez vos yeux, ouvrez vos oreilles… Il y aura toujours des gens qui auront besoin de mettre leur projet en image(s) ! 

 

Se procurer Le Crayon écrivain

En magasins : La Parenthèse à Liège, La Dérive à Huy, Papyrus à Namur, Aux Mains des Artisans à Wellin

En ligne : via le site Expression de Sagesse

 

 

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Delphine Lismonde sort son premier livre pour enfants

Diplômée de la section Illustration de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège en 2019, Delphine Lismonde a sorti L’Aigle et l’Oiseau, un livre jeunesse qu’elle signe avec une auteure originale, une personne âgée aux talents d’écriture certains : Sœur Céline. Rencontre avec notre alumni pour en savoir plus sur cet ouvrage.

 

Delphine, peux-tu nous parler de ton parcours en général ?

Dès mon enfance, le dessin a été omniprésent. J’adorerais cela mais quand il a fallu choisir mon école secondaire, les membres de ma famille voulaient que je suive plus ou moins leurs traces dans des domaines comme la médecine. Donc j’ai été inscrite dans une école prodiguant un enseignement général, l’Institut Sainte-Marie à Huy. Les quatre premières années là-bas n’ont pas été roses ; c’est plutôt en dehors de l’école que je m’épanouissais, notamment grâce à des cours d’aquarelle que j’ai commencé à mes 14 ans. C’était ma bulle, j’adorais vraiment y aller. Et poussée par mon professeur de dessin, je me suis résolue à demander à mes parents pour changer d’école secondaire.

 

Très tôt, Saint-Luc…

Je suis arrivée en 5e à l’Institut d’Enseignement Secondaire Saint-Luc Liège, rue Louvrex, pour entamer des études artistiques. Cela a été pour moi un énorme changement ! Autant avant j’étais super timide, autant à partir de ce moment-là, je me suis révélée : je faisais enfin ce dont j’avais envie ! Cela a eu des effets bénéfiques sur moi et mon entourage. En voyant que j’étais beaucoup plus épanouie, ma famille a accepté ce changement de cap et m’a soutenue. Après la rhéto, assez naturellement, je suis allée à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège – choix duquel je suis assez contente au final. C’est lors de mes années passées là-bas que j’ai rencontré des personnes vraiment géniales, avec qui je garde le lien toujours maintenant.

 

Comment se sont passées tes années chez nous ?

Comme pour le secondaire, j’ai bien aimé la proximité entre les profs et les étudiants, mais surtout le fait qu’on nous mette vraiment à l’aise. Mes années dans la section Illustration m’ont permis d’évoluer, d’améliorer ma pratique artistique, de rencontrer – comme je le disais – des personnes importantes… Le petit goût d’amertume qui me reste concerne mon TFE dont l’élaboration a été tourmentée : j’ai dû le postposter d’un an. Il m’a fallu digérer le refus de mon TFE puis recommencer le travail. C’était vraiment quelque chose qui occupait mon esprit à cette époque. J’ai retroussé mes manches et ai produit un TFE autour du syndrome du jumeau perdu avec une adaptation d’un texte de Platon et une technique de diluée et d’aquarelle. À l’exposition de fin d’année, j’ai été remarquée par Cathy Vandendriessche, qui s’occupe d’Expression de sagesse.

 

Que s’est-il passé suite à cette rencontre ?

Cathy Vandendriessche, via son association Expression de Sagesse, organise des ateliers d’écriture pour personnes âgées dans des homes. L’originalité est qu’elle souhaite le processus intergénérationnel car elle associe un auteur issu de ces ateliers avec un jeune illustrateur. Le mélange d’expériences et l’échange sont primordiaux. Sa première volonté était de nous expliquer, à moi et d’autres jeunes illustrateurs (dont certains issus de Saint-Luc) la dynamique de travail, la sensibilité des personnes âgées ainsi que leur fonctionnement. Elle souhaite qu’il y ait vraiment une connexion de personnalités entre auteur et illustrateur.

 

De gauche à droite : Delphine Lismonde et Sœur Céline ; des exemplaires de L’Aigle et l’Oiseau ; pages intérieures — © D. Lismonde

 

C’est comme ça qu’est né L’Aigle et l’Oiseau

J’ai rencontré une ancienne soeur qui réside dans un home à Banneux, elle s’appelle Sœur Céline. D’origine néerlandophone, elle a participé à l’atelier d’écriture pour faire passer le message suivant : l’acceptation des autres malgré la différence. C’est un thème que je partage et qui résonne fortement en moi : je suis d’origine vietnamienne et adoptée — c’est d’ailleurs un sujet qui revenait souvent dans mes travaux à Saint-Luc. Le livre L’Aigle et l’Oiseau s’adresse aux enfants entre 4 et 8 ans environ et raconte l’histoire, sous forme de conte, d’une maman oiseau qui se casse une aile et est éloignée de ses nouveaux nés alors qu’un aigle s’approche du nid. C’est une histoire qui nous parle de solidarité et je vous laisse la découvrir en tournant les pages du livre.

 

Comment as-tu vécu ce projet ?

Travailler avec une personne âgée m’a permis de pratiquer un échange d’expériences ; je me suis rendue compte qu’on ne fréquentait pas/plus/que trop peu les personnes âgées alors que c’est important quand on y pense. Ça a été une grosse expérience pour moi qui m’a remise sur pied d’un point de vue professionnel. Je suis déterminée à percer dans le domaine de l’illustration. Je suis proactive et contacte des maisons d’édition, des salons… Je suis d’ailleurs en train de préparer un deuxième ouvrage avec Expression de Sagesse.

 

Quel conseil pour nos étudiant·e·s ?

Quand on a envie de vivre de sa passion, je pense qu’il faut déjà commencer durant les années d’études à faire des démarches vers les éditeurs, les professionnels du milieu… Bref être dans une démarche dynamique et aller poser les questions directement aux maisons d’édition pour connaître leurs besoins, envies, exigences, etc. Même si on est formé en cours à tout cela, cela peut rester théorique, abstrait. Rien de tel que du concret, donc : dégainez votre téléphone !

 

 

Se procurer L’Aigle et l’Oiseau (éd. Expression de Sagesse)

En librairie : La Parenthèse à Liège, La Dérive à Huy, Papyrus à Namur

En ligne : via le site Expression de Sagesse

 

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L’ours qui chante, le nouvel album d’Émile Jadoul

Ce 14 octobre, sortira aux éditions l’Ecole des Loisirs-Pastel le nouvel album d’Émile Jadoul, enseignant à l’École Supérieur des Arts Saint-Luc Liège : L’ours qui chante.

Cet album nous emmène au moment où la lune se lève sur la forêt… C’est là qu’Ours chante ! Ours chante doucement pour endormir ses amis Lapin, Poulette et ses poussins, et son ami Merle. C’est Merle qui lui a appris toutes les chansons. Avant, Merle chantait pour toute la forêt, maintenant Merle est vieux. Alors depuis, Ours est sa voix.

 

Disponible dans toute bonne librairie !

 

emilejadoul.be

Libres contours, aspects du territoire

Pour démarrer sa saison 2020-2021, le Centre culturel de Namur inaugurait hier l’exposition Libres contours, aspects du territoire, qui réunit le travail de sept photographes, dont des étudiants, alumni et enseignant·e·s de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège. Le commissariat est assuré par Emmanuel D’Autreppe.

Territoire de provenance ou d’appartenance. De partance, de transit ou de transhumance. Intime, imaginaire ou symbolique. Politique ou artistique.  La notion de territoire, un vaste champ de réflexions, souvent poreux… Les photographes partagent leurs différentes visions du territoire avec un dénominateur commun, vous amener de la matière à penser ou simplement à regarder. Alors que l’enseignante de la section Photographie, Elodie Ledure expose son travail, Robin Nissen (diplômé de Photographie et actuellement étudiant en Communication visuelle et graphique) dévoile le résultat de sa résidence de cet été aux Abattoirs de Bomel, qui a pris la forme d’une mission photographique, qu’il a partagée avec Clyde Lepage. Du côté des alumni, l’exposition permet de découvrir le travail de Florian Tourneux mais aussi de Frédéric Materne (invité par le collectif Aspëkt).

 

© Centre culturel de Namur et Erika Meda

 

À propos de l’exposition

Une description par le commissaire Emmanuel D’Autreppe.

« Malgré son apparente étroitesse à l’échelle locale ou nationale, la question du territoire est pourtant une vaste et complexe question. Territoire de provenance ou d’appartenance — à l’image des photographes ici invités, moins parce qu’ils sont issus d’une région que parce qu’ils y sont actifs —, territoire de partance, de transit ou de transhumance, territoire intime, imaginaire ou symbolique, politique ou artistique… À chacun le sien, mais sans qu’aucune frontière soit établie de manière inamovible, ni même visible, et encore moins imperméable.

Terre de photographes — la complexité du territoire y est sûrement, précisément, pour quelque chose ! —, le cœur de la Wallonie ne regorge pas moins qu’un autre de talents émergents, d’artistes en devenir, d’approches innovantes et questionnantes. Les artistes réunis ici convergent autour d’une série de délimitations et de problématiques vagues mais essentielles : l’environnement et le rapport à l’autre ; l’errance, l’appropriation ou le déracinement ; le besoin d’intervention ou de contemplation ; la participation dans l’espace public ou le repli dans l’intimité… histoire, toujours réécrite, de la rencontre d’un contexte donné et d’un œil critique, attentif, créatif.

Chacun des territoires que ces regards photographiques parcourent, interrogent ou délimitent, témoigne de la richesse d’une génération et, focalisée ou non sur la situation à Bomel du Centre culturel qui héberge la proposition, de son besoin d’ancrage autant que de lien, de son aspiration à l’implication autant qu’à la liberté.

En outre, le thème de l’exposition se prêtera à la mise en résidence d’un jeune artiste photographe au départ de la zone des Abattoirs de Bomel, et à la transcription d’une expérience plus ou moins « immersive » à travers la diversité des quartiers qui composent l’agglomération namuroise : expérimentation libre, rencontre des quartiers et de leurs habitants, découverte d’un environnement, en amont et sur le pourtour du projet d’exposition lui-même… »

 

Les artistes

Nicolas BOMAL — Xavier ISTASSE — Élodie LEDURE — Clyde LEPAGE — Robin NISSEN — Mélanie PATRIS — Florian TOURNEUX — Le Collectif Aspëkt : David AMEYE, Kristel BRUSADELLI, Olivier CELLIÈRE, Caroline DERSELLE, Jean-François FLAMEY, Johan ‘Mydatah’ FLAMEY, Gaëlle GEORGE, Nathalie HANNECART, Denis TANCREDI, et en invité·e·s : Gaël BONNEFON, Erika MEDA et Frédéric MATERNE.

 

Infos pratiques

Jusqu’au 18 octobre
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h
Abattoirs de Bomel (Traverse des Muses 18 – 5000 Bomel / Namur)
Entrée libre
Réservation obligatoire : Stevie Lardoux / stevielardoux@centrecultureldenamur.be / +32 81 25 04 03 / +32 491 39 48 86
Plus d’infos

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Couché, le nouveau livre de Vincent Mathy

Édité par L’Articho, Couché est le nouveau livre de Vincent Mathy, enseignant dans la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège.

 

Couché est un imagier singulier, un inventaire des gens couchés. Du berceau au tombeau, sur le macadam, dans son lit, dans un camion à la frontière, ou sur la plage… On y observe la vie, en position allongée. Couché s’adresse aux jeunes enfants mais propose une réflexion à laquelle l’adulte sera sensible. C’est un livre qui se veut universel : parfois léger, parfois drôle, tendre, trivial, ou tragique, mais toujours ludique.

 

 

Un mot sur l’auteur

Après des études à Saint-Luc à Bruxelles, Vincent Mathy débute en faisant de la BD. Dans la série pour enfant Ludo (Dupuis), il dessine l’inspecteur Castar : la BD dans la BD que le personnage de Ludo lit en permanence. Son dessin à l’époque est marqué par l’influence du dessinateur flamand Ever Meulen. Il réunit les mêmes qualités de stylisation très graphique.

Peu à peu, Il se détourne de la BD pour se consacrer au livre jeunesse. Son dessin devient plus doux, plus plastique et va en se simplifiant. Il enchaine les commandes et travaille pour tous les âges, tous les éditeurs. Certains projets plus personnels se dégagent du lot comme La plus grande bataille de polochons du monde (Gallimard Giboulées) un album sans texte, ou Jojo & Co (Les fourmis rouges), un livre pensé pour les tout petits, public qu’il affectionne et qui correspond bien à son style graphique. À partir de cette époque, il simplifie encore plus son dessin. Cette démarche va le pousser à une certaine radicalisation. Il crée un système graphique basé sur des formes géométriques basiques qui rappelle l’univers du jouet en bois. Continuant ses recherches, il épure à la limite de l’abstraction.

C’est un connaisseur du dessin et son approche graphique se nourrit de nombreuses influences : des affichistes aux grands maîtres du graphisme, en passant par le design ou les jouets. Ce savoir a été mis en pratique à travers le festival liégeois Jungle dont il a été à la fois le co-fondateur et le directeur artistique. Il a eu à cœur de proposer une programmation transversale où se mêlent livre jeunesse, design, graphisme, aires de jeux, affiche. Un généreux assemblage d’images à travers des expositions ou les différents éléments se répondent les uns les autres pour le plaisir des amateurs pointus, sans pour autant être hermétique pour le public néophyte.

En savoir plus

Couché sur le site de l’éditeur

 Vincent Mathy sur Instagram

Bande dessinée

Le tome 2 de Purple Heart (Eric Warnauts) est sorti !

Il y a tout juste un an sortait le premier tome de la série Purple Heart, aux éditions Le Lombard. C’est Éric Warnauts, enseignant dans la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, qui signait cet album avec Guy Raives, son complice de longue date.

Paru à la fin de l’été, le tome 2, sous-titré « Projet Bluebird » nous permet de voyager à nouveau aux États-Unis et dans le temps : direction Hawaï aux débuts des années 50.

 

 

Le pitch

Aloha Bay, Hawaï, 20 décembre 1953. Ce jour-là, un effroyable drame s’est produit au luxueux Pacific Hotel : Paul Innerney, l’héritier d’une riche famille new-yorkaise, s’est en effet jeté du 12e étage de ce palace ! Dans sa chambre, la police a découvert le corps d’une jeune Hawaïenne gisant sur le sol, étranglée ! Porte barricadée de l’intérieur, lit défait, cadavre dénudé… pour les enquêteurs, pas de doute possible : il s’agit d’un crime passionnel suivi d’un suicide. En dépit du nombre d’indices irréfutables, pour les parents puritains et ultra-conservateurs du jeune homme, il n’y a qu’une certitude : jamais leur fils n’aurait commis de pareils actes. Ils veulent une nouvelle enquête. Quelques jours plus tard, le détective Joshua Flannagan débarque à Hawaï…

 

À propos de l’album

Intrigant, fascinant, déconcertant, hallucinant, interpellant… : tels pourraient être les qualificatifs s’additionnant au fil des rebondissements et des révélations de cette nouvelle enquête menée par « Purple Heart », alias le futé et réputé détective Josuah Flannagan. Habilement entrecoupées de mises en situation et en atmosphère intervenant comme en « voix off », la narration et les images en parfaite adéquation avec le rythme prenant de l’évolution du récit évoquent immanquablement les films dits « noirs » de la grande époque des polars hollywoodiens. C’est à peine si, au détour d’une page, on ne se surprend pas à croiser Bogart ou d’autres privés légendaires aux prises avec de tout aussi mythiques adversaires. Cette fois encore, les embarquant dans le jeu trouble de personnages à fleur de peau, Warnauts et Raives immergent leurs lecteurs dans l’ambiance de l’Amérique paranoïaque de la Guerre froide. Un thriller palpitant donc à dévorer absolument.

Plus d’infos

Pour vous procurer le tome 2 de Purple Heart, cliquez ici !

 

Photo

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Where I am, I don’t know : crowdfunding jusqu’au 30 septembre

Mise en pause durant la période de crise au printemps dernier, la campagne de crowdfunding pour le projet Where I am, I don’t know a repris et se prolongera jusqu’au 30 septembre 2020.

 

L’an dernier, les étudiant·e·s en dernière année de bachelier de la section Photographie à l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège ont découvert le centre St. Elisabeth Haus, un centre pour demandeurs d’asile. Après cette expérience, ils ont voulu réaliser un livre et une exposition. À l’époque, une levée de fonds avait été lancée sur la plateforme Crowd’In mais l’arrivée de la pandémie sur notre territoire et le confinement qui a suivi ont mis le projet en pause. C’est à présent qu’il reprend !

 

WHERE I AM, I DON’T KNOW

St. Elisabeth Haus est un centre d’accueil pour demandeurs d’asile situé dans la région germanophone en Belgique. Géré par la Croix-Rouge, ce foyer spécialisé héberge des familles et des personnes seules issues de plus de quarante pays différents le temps de leur demande d’asile.

Accompagné·e·s de leurs professeurs d’ateliers (Olivier Cornil, Sandrine Dryvers, Elodie Ledure et Marc Wendelski), les 22 étudiant·e·s ont, en octobre dernier, vécu une semaine d’immersion dans ce centre. Lors de cette semaine, elles.ils ont eu ainsi l’occasion de découvrir de près le quotidien des résident·e·s et de s’ouvrir à des cultures souvent sujettes à des préjugés.

De cette semaine humaine unique et enrichissante découle une série de travaux hétéroclites, à la fois écrits, vidéographiques, photographiques mais également issus d’ateliers participatifs. Ceux-ci offrent des regards d’auteurs sur le quotidien des demandeurs et demandeuses d’asile, des employé·e·s et bénévoles de la Croix-Rouge.

 

 

Le titre « Where I am, I don’t know » est un extrait d’un texte écrit par une résidente de St. Elisabeth Haus au cours d’un atelier. Il représente un sentiment commun vécu autant par les résident·e·s du centre que par les étudiant·e·s : ceux et celles-ci n’étaient pas loin de leur foyer, mais ont partagé les mêmes angoisses et sentiments que les résident·e·s tels que l’égarement, l’étouffement ou encore l’enfermement.

 

Les différents travaux produits durant cette semaine d’immersion vont être présentés à travers une exposition et un livre. L’exposition se déroulera du 17 mai au 2 juin au Centre culturel Les Chiroux et à la Cité Miroir. Disponible dès le lancement de l’exposition, le livre sera le résultat d’une collaboration avec les étudiant·e·s de première année de master en Communication Visuelle et Graphique, option Éditions.

 

Campagne de crowdfunding

Pour concrétiser leur projet, ce collectif d’étudiant·e·s doit rassembler un budget de 6.500 €. Il s’agit d’une estimation du budget nécessaire pour financer l’impression des livres et la production des tirages et encadrements pour l’exposition. Ils bénéficient déjà d’un soutien financier de la Croix-Rouge à hauteur de 1.500€ et un soutien logistique de la part du Centre culturel Les Chiroux et de la Cité Miroir .

Afin de récolter les 5000€ restants, les étudiant·e·s ont décidé de lancer une campagne de crowdfunding sur la plateforme Crowd’In, qui fonctionne avec un système de contreparties, qui s’apparente à du préachat, puisqu’il est possible notamment de précommander le livre. La campagne dure jusqu’au 6 avril !

 

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Campagne Crowd’In

Deux étudiantes lauréates du Prix Roger de Conynck

Tout juste diplômées de la section Photographie de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, Layla Saâd et Théodora Colige sont les deux lauréates du Prix Roger de Conynck 2020. Une belle opportunité pour nos deux désormais alumni, à qui nous souhaitons une belle route après Saint-Luc !

 

Le Prix Roger de Conynck est attribué chaque année par la Fondation Roi Baudouin à deux étudiant·e·s talentueux·ses en dernière année des écoles supérieures de photographie en Belgique. Féru de photographie, Roger De Conynck a voulu garder jusqu’au bout allumée la flamme de cette passion en créant, au sein de la Fondation Roi Baudouin, un Fonds à son nom. Depuis 2011, le Fonds Roger De Conynck soutient des jeunes étudiant·e·s méritant·e·s en dernière année d’études photographiques, afin de les aider dans le développement de leur carrière professionnelle.

 

 

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