Les Daltons sont de retour !
Merci à tout.e.s d’avoir participé, ce 5 octobre 2023, au vernissage de l’exposition extraordinaire qui met en lumière la remarquable Famille Constant. Cette exposition captivante est visible jusqu’au 26 octobre 2023 à la BOX41, au cœur de l’ESA Saint-Luc Liège. Voilà une opportunité de célébrer le génie artistique de cette famille !



Venez découvrir les créations de quatre membres de cette famille d’artistes exceptionnels, tous diplômés de l’ESA Saint-Luc Liège. Cet événement marque leur retour dans notre institution pour une exposition collective familiale, nous immergeant dans leurs univers de la BD et de l’illustration.
Ne manquez pas cette occasion unique de plonger dans l’univers artistique captivant de cette famille d’artistes talentueux ! Leurs œuvres variées vous promettent une expérience artistique inoubliable à la BOX41 de l’ESA Saint-Luc Liège. Nous vous attendons nombreux au vernissage le 5 octobre à 18h pour célébrer cet événement exceptionnel avec nous.





















































Un moment riche qui a suscité curiosité et réflexion et ne manquera pas de créer d’intéressantes discussions et débats au sein de nos sections. Ce fut une merveilleuse introduction à un workshop destiné aux étudiants de bande dessinée qui se tiendra du 17 au 21 avril sur les sujets de la précarisation de la société, de la démocratie, de la justice sociale, les manières de faire évoluer la société par l’art, questionner l’ordre établi, et s’émanciper avec créativité.

L’auteur analyse plusieurs centaines d’albums jeunesse pour montrer comment le politique se manifeste dans la littérature jeunesse. Les analyses proposées sont subtiles et détaillées et permettent de débusquer toute irruption d’une opinion discutable dans le livre jeunesse. L’auteur souligne que chaque livre jeunesse est un livre de soumission ou d’émancipation selon qu’on décèle ou non sa portée politique.
Lors de cette rencontre, Christian Bruel a révélé à l’ensemble des étudiants présents (salle comble !) ces attitudes et comportements si courants dans la société et pourtant trop peu abordés dans la littérature jeunesse car difficiles à traités ou controversés, ce au profit d’une littérature jeunesse quelque peu consensuelle.

C’est pourquoi sa démonstration met en exergue les propositions s’inscrivant dans la logique inverse, qui ont l’ « audace » d’aborder des sujets tels que les discriminations, l’environnement ou la justice sociale. Il met en avant des personnages tels qu’une mère célibataire épanouie mais perçue comme « marginale », une mare collectivisée par ses canards, des enfants solidaires résistant à « ceux qui décident », un chien libertaire se disant conservateur, des masculinités moins hégémoniques, des filles rebelles plus nombreuses et de possibles mondes entrevus. Christian Bruel encourage donc une littérature jeunesse plus engagée et critique.

Toutes les photos :
Vendredi 3 mars, 19h00, Centre culturel des Chiroux.

Fabienne Pironet accompagnera Etienne Simon et Hugo Piette. L’option BD a vu dans cette mission une opportunité à saisir pour initier des contacts avec des établissements d’enseignement supérieur japonais. Pouvoir développer un partenariat avec des écoles qui ont un département manga serait en effet une richesse pour répondre aux besoins et aspirations de nos étudiants et collègues.

Une dizaine de nos étudiants participeront à la première Game Jam belgo-japonaise organisée dans le cadre de cette mission et auront l’occasion d’y collaborer avec des étudiants japonais et belges provenant de divers types d’établissements (écoles d’art, hautes écoles et universités). Vous pourrez suivre de près cette Game Jam, observer et interagir avec les participant.e.s via Discord (la plateforme favorite des gamers) via le lien suivant : https://discord.com/invite/thKqdHzBNP.
Lundi 5/12
Un premier rendez-vous avec Madame Akiko Hayashi, responsable des relations internationales de la Joshibi University of Art and Design était prévu. Nous avons rencontré dans l’après-midi madame Hiroko Uchiyama même d’autres responsables de l’établissement et participé à une visite explicative de l’école. Celle-ci est uniquement constituée de filles. L’image dans cet établissement est tournée en partie vers l’animation et des programmes créés pour la jeunesse, même déficiente mentale, nous ont été montré. À notre grande surprise, ceux-ci sont même disponibles sur l’Apple Store. Le côté international de l’école est souligné par les différents représentants qui nous parlent de leur participation à des manifestations culturelles à Francfort ou à Paris – La Japan Expo notamment.
En soirée, une réception regroupant les officielles et les chargés de la mission rassemble plus de 900 personnes. Des représentants politiques et la Princesse prennent la parole avant le buffet.
Mardi 6/12
Le matin, nous partons du côté de Ueno. C’est l’un des plus grands quartiers de Tokyo, situé au nord-est de la capitale dans l’arrondissement de Taito. Nous devons aller à l’Université des Arts de Tokyo, officiellement abrégée en TUA et couramment abrégée en Geidai. Ms Mariko Kitano désirait nous parler de son travail axé principalement sur la restauration de céramique et marquait son intérêt pour notre section CROA. L’échange a pu se faire en français suite à l’envie et la réelle demande de Ms Mariko Kitano et de Ryutaro Nambu, représentant des échanges internationaux. Ce dernier était secondé par Mio Kuriwaki qui notait nos différents échanges.
L’après-midi, direction le quartier très animé de Shibuya et de la Nippon Designer School. Le quartier est en perpétuel mouvement et nos hôtes nous ont excusé nos 7 minutes de retard. Madame Yuko Zenitani nous a expliqué le fonctionnement et l’historique de son école etKatherine Blancha, américaine d’origine a servi d’interprête. Au niveau du manga et des sections liées, nous avons compris une hyperspécialisation des étudiants en fonction d’un poste précis : storyboard, recherche des personnages, environnements, etc. C’était à la fois vraiment intéressant de comprendre le jusqu’au-boutisme d’une tâche précise et aussi amusant de leur parler du côté auteur européen portant la plupart de ses postes sur ses propres épaules.
Mercredi 7/12
Réveil très matinal : direction Kyoto.
Jeudi 8/12
La journée a commencé par la visite du Kyoto International Manga Museum. Le musée est un partenariat public-privé qui se fait entre la ville elle-même et l’Université de Kyoto Seika. Le musée sert à la fois de mémoire globale pour le manga avec une quantité réellement impressionnante d’ouvrages disponibles mais aussi d’expérience pour l’université qui permet de créer des animations ou de montrer le résultat de leurs productions à travers des publications. Un des professeurs de la Seika nous fait découvrir chaque salle ainsi que les archives.
Nous arrivons ensuite à la Seika pour un lunch et une vidéo de présentation globale de l’école. Il y a différentes sections similaires entre nos deux institutions : design, sculpture, peinture,… mais aussi des cursus liés au dessin plus axé narration et illustration. Nous recevons une multitude d’explications via nos 3 hôtes : Kitawaki Manabu, Takayama Mayumi, Komatsu Toshibiro. La visite a duré jusqu’à la fin de l’après-midi et nous rentrons vers le centre ville avec le bus des étudiants.
Vendredi 9/12
Journée plus libre avec comme seul point de rendez-vous, la GameJam mêlant autant des étudiants japonais que belges afin de réaliser en 48H le meilleur jeu possible. Plusieurs catégories possibles pour les lauréats. Leys Joussot – BAC2 – a reçu avec sa Team le prix du Graphic Design.
Samedi 10/12
Matinée culturelle et dernières heures avant l’ultime mouvement vers l’aéroport d’Osaka. Une nuit courte et on revient vers nos Sweet Home.
« Grand Lion, on s’ennuie ! » soupirent Lapin, Souris et Écureuil. « On joue à… 1, 2, 3, sauter ! » propose Grand Lion. Lapin veut aller très loin et très fort, jusqu’au rocher. Souris veut partir encore plus loin. Arrive Oiseau, lui aussi veut jouer à « 1, 2, 3… voler ! » « Nous aussi, Grand Lion, on veut voler ! »

Dans ces toutes nouvelles pages, hautes en couleurs et en douceur, nous retrouvons avec (grand) plaisir Grand Lion et ses amis, que nous avions rencontrés dans « Dans mon nid ».
Ensemble, ils nous plongent dans les défis des tout petits et les aident à surmonter leurs peurs, pas à pas, en sautillant joyeusement !
Des pages où l’on retrouve avec délice toute la malice de l’auteur et ses personnages.



Émile Jadoul est professeur à Saint-Luc. Il enseigne en illustration.
« C’est dans le creux de l’oreille que m’arrivent les mots de mes albums. Mon crayon les dessine et l’aventure démarre. Il neige souvent dans mes images. Un petit lapin m’accompagne; alors je lui mets une écharpe pour qu’il ne prenne pas froid, parfois il la partage. Tiens, c’est le début d’une histoire ! »
N’hésitez pas à aller lire les mots des libraires de Point virgule à Namur pour en apprendre d’avantage à propos d’Émile et de ses (nombreux) albums !
Disponible dans toutes les librairies jeunesses.
Et prochainement en consultation à la Bibliothèque de l’ESA Saint-Luc Liège !
Le grip et la fondation Rosa Luxemburg sont à l’initiative de cette bande dessinée qui vous explique le commerce international des armes, montre ce qui ne va pas et offre un aperçu de la façon dont nous pourrions mieux lutter contre la prolifération d’armes. Ils nous invitent à plonger dans ce monde méconnu du commerce des armes…

Il est impossible de déterminer le nombre d’armes à feu qui circulent dans le monde mais une chose est certaine : il n’y en a jamais eu autant ! Selon les dernières estimations, il y en aurait aujourd’hui plus d’un milliard. Et si l’on considère les quantités qui sortent chaque jour des arsenaux, ce flux n’est pas près de diminuer.
Les États européens portent une grande part de responsabilité dans cette situation.
Les armes fabriquées en Europe sont utilisées pour blesser et tuer dans le monde entier. Alors que des gens perdent leur vie, leur santé, leurs proches et leur logement dans les conflits armés, les fabricants d’armes génèrent des profits. L’industrie européenne de l’armement est un secteur opaque qui viole les lois, influence les décideurs et se dérobe souvent à ses responsabilités.
Il n’y a pas de contrôle suffisant du commerce des armes en Europe. Une fois qu’une arme a été exportée, personne ne peut garantir quoi que ce soit. Entre la préservation des intérêts économiques et le respect des droits humains, entre les engagements pris au niveau international et la réalité pratique, il y a des marges et des contradictions.
Face à cette complexité, le GRIP et la Fondation Rosa-Luxemburg (Bureau de Bruxelles), ont estimé qu’il était important pour nous, citoyens, de découvrir certains rouages du système, pour nous permettre de mieux comprendre et peut-être de peser sur les décisions, parfois contestables, que prennent les autorités dans ce domaine. Cette bande dessinée explique le commerce international des armes, montre ce qui ne va pas et offre un aperçu de la façon dont nous pourrions mieux lutter contre la prolifération d’armes. Nous vous invitons à plonger dans ce monde méconnu du commerce des armes… Suivez le guide !
Précommandes pour la version papier et version numérique disponible gratuitement en ligne dès le 1er décembre.
Diplômé de la section Illustration et actuellement enseignant des ateliers de Bande Dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, Philippe Sadzot présente aujourd’hui la sortie de sa nouvelle BD : Confinement, déconfinement, en route vers un monde meilleur.
Je m’appelle Philippe Sadzot, j’ai été diplômé de la section Illustration et cela fait maintenant plus de vingt ans que je donne cours d’atelier en Bande Dessinée. En dehors de mon travail d’enseignant, je suis auteur de plus d’une quinzaine de bande dessinée et illustrateur de dessin de presse. Je participe également aux ateliers de sérigraphie aux Ateliers Dony et j’ai pris part à plusieurs fanzines. Et en dehors de ces activités qui concernent la BD, je participe également à Ukulélé sur Meuse, qui est une réunion bimensuelle autour du ukulélé à Liège.
Au cours de ces dernières années, j’ai remarqué que cette école s’est beaucoup agrandie tout en gardant l’esprit familial, qui restera l’un de ces plus gros points forts. Et en parallèle à cette expansion, une certaine professionnalisation s’est mise en place !
Cette nouvelle BD, Confinement, déconfinement, en route vers un monde meilleur, porte sur mon quotidien durant le confinement à la suite de la pandémie. Depuis toujours, je profite de mon temps libre pour dessiner ma vie de tous les jours et comme le monde s’est arrêté, j’ai saisi cette occasion pour publier quelques planches sur mes réseaux sociaux. Celles-ci ont particulièrement suscité des réactions et c’est de là que j’ai eu l’idée d’en faire une BD ! Comme la plupart de mes livres, j’ai procédé à une auto-édition, c’est-à-dire j’ai été le responsable de l’édition de mon ouvrage. Cette BD sera donc disponible à La Grande Ourse, au Livre aux Trésors, au Wattitude, au Comptoir du Livre et La Crypte Tonique. Mais attention, les exemplaires sont limités !

Je travaille actuellement sur le tome 2 de mon livre : Le commerce des armes : un business comme un autre ? , en collaboration avec le Grip, le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité. Le tome 1 de ce livre a d’ailleurs été distribué à certaines écoles à Bruxelles pour sensibiliser les adolescents et jeunes adultes sur le commerce des armes. En parallèle à ce projet, je travaille sur une nouvelle BD qui explique ce qu’est un fanzine, un terme qui cause régulièrement la confusion.
Accrochez-vous et n’ayez jamais peur de vous lancer ! N’oubliez pas que si un projet est refusé, il peut toujours exister sous une autre forme, que ce soit de l’auto-édition, photocopié ou publié sur les réseaux sociaux. N’abandonnez donc jamais vos projets.
Instagram : @philippesadzot
Tumblr
Une interview réalisée par Golab Nematzadeh,
stagiaire au sein du service communication
Diplômé en Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège, Ismaël Méziane, originaire d’Aix-en-Provence, annonce la sortie de son nouvel album Comment devient-on raciste ? en librairie pour le 5 mai 2021. Édité par Casterman BD, l’ouvrage illustre l’expérience vécue par Ismaël en 2017. L’album entremêle savoir et émotions pour susciter une prise de conscience, qui reste malheureusement plus qu’utile aujourd’hui.
Je me suis inscrit en 2008 dans la section BD suite à mon attachement pour les arts graphiques. Il existe à Aix-en-Provence une communauté d’auteurs de bande dessinée qui me fascinait beaucoup. Par ailleurs, je suivais les cours du soir de bande-dessinée donnés par Éric Cartier.
Je garde beaucoup de souvenirs stimulants de mon époque à l’ESA. Je me souviens de plusieurs de mes professeurs de ma promotion, en particulier Éric Warnauts. Ma classe était fantastique et nous avions une bonne émulation qui nous a permis d’être tous très proches. Je m’entendais aussi particulièrement bien avec des étudiants en Illustration. Entre amis, nous allions soit dans des cafés soit dans nos kots pour discuter de BD, de films, pour dessiner ou pour avancer et s’entraider dans les travaux. J’ai également vécu des moments plus mélancoliques. Par exemple, en dernière année, je n’ai pas pu retourner chez mes parents lors de la fête de Noël. C’était aussi le cas pour d’autres amis venus étudier en Belgique depuis l’étranger ; du coup, nous avions passé les jours de fêtes ensemble.
Je n’oublierai jamais la fois quand Monsieur Hubert, assis à une table d’un café avec une bière, m’a dit « Arrête de faire tes devoirs ». Il insinuait par là « fait ce que tu aimes, et aime ce que tu fais » Les travaux scolaires doivent procurer du bien et du plaisir.
Le thème de mon TFE était inspiré de Batman. Il est d’ailleurs consultable en ligne sur mon blog. Je l’ai réalisé dans l’envie de concevoir un projet publiable. Suite à la validation du sujet par les profs, j’ai pu creuser l’idée. À l’époque, je voulais évidemment impressionner et obtenir la meilleure note. Les retours des profs étaient excellents et encourageants. J’avoue que j’avais dépassé les limites des consignes… En soi, nous devions faire 10 pages et j’en ai fait 20. Les profs ont tout de même accepté mon excès et j’ai eu le meilleur résultat de la classe et mon projet fut exposé parmi la sélection « prestiges » de l’école à l’expo de fin d’année. Dix ans plus tard, je ne me verrai plus travailler de la sorte : à vouloir impressionner, j’avais perdu de l’impulsivité et du plaisir.
L’album fait référence aux sciences humaines vu que je m’y suis intéressé avec le temps. Il évoque la mécanique du racisme intellectuel, psychologique et sociétal. Pour vous éclairer rapidement, il s’agit d’expliquer la mécanique de catégorisation, de hiérarchisation et d’essentialisation propre au racisme. Notre but était d’expliquer comment et pourquoi l’on peut mettre des gens dans des cases, leur donner une valeur, et leur accoler des caractéristiques indélébiles. J’ai été confronté à plusieurs reprise à cette problématique…

Evelyne est chercheuse en anthropologie et Carole historienne. Elles sont à l’origine de l’exposition Nous et les autres, des préjugés au racisme au Musée de l’Homme à Paris que j’ai beaucoup appréciée. Leurs recherches offrent un appareil critique et autocritique qui permet de désamorcer les préjugés.
J’en ai énormément. Le premier est d’avoir une discipline quasi-militaire : faire des croquis, du storyboard, de la couleur comme un sportif de haut niveau fait son footing, ses abdos et ses étirements. Le second est d’aller vers les professeurs parce que ce sont des professionnels du métier. Donc c’est à travers eux que vous apprendrez le mieux. Et surtout, amusez-vous tout le temps parce que cela se ressent dans le résultat du dessin et de la lecture !
Une interview réalisée par Mey SCHMITZ,
stagiaire au sein du service communication
L’an dernier, alors que le confinement battait son plein, les étudiant·e·s de B2 de la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège ont commencé à réaliser le premier numéro du magazine de BD Nuit blanche et encre noire.
C’est dans le cadre du cours d’Infographie qu’est apparu ce projet. Les étudiant·e·s, en B2 à l’époque et à présent en dernière année, ont travaillé sur des thématiques très diverses allant du cinéma au paranormal en passant par les beaufs ou encore les mythes et légendes. Le magazine reflète la liberté d’expression sans tabou dont ils/elles ont pu profiter. Ces étudiant·e·s se également sont livré·e·s au travers de différentes interviews.
Voir cette publication sur Instagram
Ce premier numéro, imprimé avec l’aide de la maison d’édition de l’École, est dès aujourd’hui disponible à l’achat au service comptabilité, dans le bâtiment administratif (1er étage). Pour l’obtenir, il vous faudra simplement vous rendre sur place, durant les heures d’ouverture du service, muni·e de la somme de 14€ en liquide.
Le deuxième numéro est en phase de finalisation et sortira des presses dès la fin de l’année.
Diplômé de la section Bande dessinée de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc Liège avec distinction, Jean Crémers nous parle de son parcours scolaire, ses accomplissements, mais également de ses futurs projets !
J’ai grandi dans une famille qui a suivi un parcours scolaire dans l’enseignement secondaire général. Sans me poser de question, j’ai tracé le même chemin. Après mon diplôme, j’ai décidé de m’orienter vers des études biomédicales mais très vite, je me suis rendu compte que je ne faisais que dessiner pendant mes cours. Une de mes enseignantes m’a d’ailleurs conseillé de me réorienter, conseil que j’ai appliqué !
Je me suis naturellement dirigé vers Saint-Luc Liège grâce à mon grand-père, qui est passé par cette école. En plus, étant Liégeois, je connais la belle réputation de l’école ! D’ailleurs, pour raconter une bonne anecdote, j’ai recroisé cette fameuse enseignante (de mes études biomédicales), qui m’a fait un grand sourire quand je lui ai parlé de ma réorientation.
Je dirais la liberté ! C’est lorsque je me suis inscrit à Saint-Luc que j’ai pris conscience de la liberté d’expression que les études artistiques nous offrent. Nous étions dans un cadre où nous partagions tous la même passion, que ce soit les étudiants ou encore les enseignants. Les deux enseignants qui m’ont particulièrement aidé à construire mon style de dessin et à m’assumer, même si je n’aime pas faire de préférence, sont Hugo Piette et Dominique Fléron.
Je ne me sentais pas encore prêt à entrer dans le monde du travail. J’ai d’ailleurs commencé un master en Communication visuelle et graphique, mais j’ai très vite compris que le dessin me manquait énormément. J’ai tout naturellement décidé d’abandonner ces études et me remettre au dessin. Je suis actuellement en Master 2 en Bande dessinée à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège.
Oui ! Avec un ami de Saint-Luc, nous avons tous les deux participé à un concours au Quai des Bulles, le même festival auquel Alix Garin (NDLR : une autre alumni de BD qui a remporté un prix avec son premier album), qui est d’ailleurs une amie proche, a participé. Il s’agissait de dessiner une planche sur le thème « 40 ans plus tard ». À ma grande surprise, j’ai été lauréat du Grand Prix jeunes talents, ce qui m’a permis de remporter une bourse pour la réalisation de ces planches. D’un autre côté, j’ai surtout beaucoup gagné en confiance car j’ai senti que mon travail n’était pas seulement valorisé par mes proches, il l’était aussi par le grand public. On gagne en notoriété et d’ailleurs, plusieurs éditeurs m’ont contacté depuis lors. Je conseille donc à tous les artistes de participer à ce genre de concours, vous ne perdrez rien et vous bénéficierez d’une visibilité accrue !
Je travaille actuellement sur une BD avec le soutien de mes enseignants. J’ai une volonté de retravailler ce projet pour rendre le sujet accessible à tous, vu que cet aspect est important pour moi. Deux ou trois éditeurs m’ont d’ailleurs contacté pour concrétiser cette BD !
Il s’agit donc de l’histoire de deux frères qui partent pour la Norvège. L’ainé s’y rend pour se rapprocher de ses croyances nordiques tandis que le petit frère, qui a raté un son examen de dessin, profite pour le rejoindre et dessiner la nature. Ce projet est en fait une autofiction, puisque je me suis rendu en Norvège avec mon frère et c’est grâce à ce voyage que je me suis rapproché de lui.
Mon premier conseil, qui est crucial dans le domaine artistique, est d’oser ! Rome ne s’est pas faite en un jour, il faut sans cesse pratiquer et apprendre de ses erreurs et surtout, ne pas avoir peur de se lancer. Par exemple, participez à des concours, même si vous ne recevrez pas de prix, vous allez quand même gagner en notoriété ! Un second conseil très important est d’accepter les critiques des éditeurs, c’est eux qui savent ce qui se vend et ils sont là pour concrétiser votre projet. Ne vous fiez pas seulement à votre imagination, nourrissez-vous d’informations et comparez vos projets aux autres dans le marché.

Une interview de Golab Nematzadeh,
stagiaire du service communication de l’École Supérieure des Art Saint-Luc Liège