
Du 25 au 27 mars derniers, les étudiant·es de l’ESA Saint-Luc Liège (Architecture d’intérieur, orientation scénographie) ont investi les rues de Paris. Accompagné·es par Noémie Drouguet et Arnaud Sohet, ils et elles ont plongé, durant trois jours, au cœur des pratiques contemporaines de la scénographie et de la muséographie. Retour sur une escapade où la théorie s’est confrontée au terrain
Le SITEM : immersion en mode pro
À peine descendu·es du train, direction le Carrousel du Louvre pour la 30e édition du SITEM (Salon des musées et du tourisme culturel – 30e édition). Bien plus qu’un simple salon, l’événement constitue un véritable baromètre du secteur.

Pour les étudiant·es, l’expérience marque une sortie immédiate du cadre académique : échanges avec des professionnel·les, découverte d’outils innovants, expérimentations de dispositifs immersifs — manettes et casques VR à l’appui. Une première journée dense, qui pose d’emblée les enjeux : penser l’exposition aujourd’hui, c’est conjuguer récit, technologie et expérience visiteur.



Décrypter les espaces : du XVIIIe siècle à l’Art déco
Après un débriefing collectif pour partager les observations de la veille, le groupe se rend au Musée des Arts décoratifs, dont la programmation offre un terrain d’analyse particulièrement fertile.

Deux expositions marquent les esprits :




Autant de dispositifs qui permettent aux étudiant·es d’interroger concrètement les liens entre narration, espace et expérience.
La Fondation Louis Vuitton : quand l’architecture fait débat
Le dernier jour mène le groupe vers la Fondation Louis Vuitton. En l’absence d’exposition temporaire majeure, c’est l’architecture conçue par Frank Gehry qui devient le cœur de la visite.
Entre transparences, volumes et circulations, le bâtiment s’impose comme un objet d’étude à part entière. Rapidement, les discussions s’engagent : quelle place pour l’architecture dans l’expérience muséale et vice et versa ? Outil de médiation ou œuvre autonome ?

Au-delà de la prouesse formelle, la visite ouvre également sur une réflexion critique autour des enjeux économiques et politiques liés à ce type d’institution.

Plus qu’un voyage, une expérience collective
Au-delà des institutions visitées, le séjour s’est construit comme une véritable expérience humaine. Entre déplacements, visites en autonomie et échanges informels — sans oublier un groupe WhatsApp particulièrement actif — une dynamique collective s’est affirmée.
Ce voyage illustre pleinement l’approche pédagogique de l’ESA Saint-Luc Liège : apprendre par l’observation, confronter les regards, et ancrer les apprentissages dans des situations réelles. Pour beaucoup, ces trois jours à Paris constituent moins un souvenir qu’un véritable jalon dans leur parcours professionnel.