Du 17 au 19 février, les étudiant·es de Master 1 en Communication Visuelle et Graphique de l’ESA Saint-Luc Liège ont participé au workshop « Comme uns, comme unes », encadré par le label montreuillois Objet Papier (représenté par Morgane Bartoli et Ronan Deshaies) & Antoine Lefebvre. Spécialisé dans la micro-édition, le collectif a accompagné les étudiant·es dans une réflexion concrète sur la conception, la production et la diffusion d’objets éditoriaux contemporains.

Le point de départ était simple : réfléchir durant ces quelques jours à ce qui nous rassemble. Autour de l’idée du commun, de la banalité du quotidien comme élément rassembleur, il s’agira de s’inspirer d’expériences vécues pour se questionner sur « Comment se rassembler autour d’expériences personnelles ».
Parmi les thématiques communes ont émergé les sous-vêtements, les jeux Flash disparus, le café, la musique ou les rendez-vous chez le dentiste. À partir de ces références, les étudiant·es ont développé des projets éditoriaux singuliers, chacun donnant lieu à un fanzine servant de noyau à un dispositif plus large.

Playzine Color a exploré la couleur comme système éditorial, avec enveloppes pliées, bracelets typographiés et stickers, interrogeant la relation entre les couleurs & la musique

RDV-D détourne l’imagerie médicale et dentaire, questionnant la représentation du corps et la reproduction mécanique des images.

Zion – Le zine le plus clean joue avec l’unique de laverie et le langage graphique des lessives, transformant le fanzine en objet de consommation.

L’atelier textile, autour des sous-vêtements, mêle impression sur tissu, motifs répétitifs et sérigraphie, questionnant la variété de forme du linge de corps.

Du côté numérique, plusieurs projets ont ravivé l’esthétique des années 2000. Des impressions inspirées du fond d’écran « Bliss » de Windows XP — cette colline verdoyante à l’aspect irréel mais bien réelle — recréent l’atmosphère des jeux Flash disparus et d’un internet pré-réseaux sociaux. La mise en page numérique souligne le dialogue entre outils digitaux et fabrication artisanale.
Au-delà des fanzines, stickers, textiles ou objets 3D, ce workshop a permis d’expérimenter le fanzine comme matrice : un objet capable de générer extensions, variations et mises en espace. La restitution finale du 19 février a rassemblé étudiants et autres curieux autour de propositions riches, développées en seulement trois jours, confirmant que l’édition peut être à la fois laboratoire créatif, espace critique et outil d’exploration des codes visuels contemporains.
