Le 2 décembre 2025, les étudiant·es de première année en Architecture d’Intérieur et en Design Industriel ont pris la route vers Anvers pour une journée de découverte particulièrement dense et enthousiasmante. Partis à l’aube de Liège en car, ils ont rejoint le cœur de la métropole flamande, où un premier arrêt s’est immédiatement imposé : la gare centrale d’Anvers.

Ce bâtiment exceptionnel signé Louis de la Censerie, inauguré en 1905 dans un style éclectique d’une rare richesse, demeure un symbole éclatant d’une Belgique qui rayonnait alors sur la scène internationale. Très souvent citée parmi les plus belles gares au monde, elle a offert d’emblée aux étudiant·es un moment suspendu, un choc esthétique qui prépare idéalement à une journée consacrée à l’architecture et à l’art.
Après cette introduction « ferroviaire » magistrale, la journée s’est poursuivie en deux groupes à la découverte de deux lieux emblématiques de la ville : le Musée des Beaux-Arts d’Anvers et le MAS (Museum aan de Stroom).



Au Musée des Beaux-Arts, l’exposition « Magritte, une ligne de vie » dévoilait le contenu d’une conférence donnée par l’artiste en 1938 au sein même du musée. Les étudiant·es ont pu y découvrir des œuvres nombreuses, parfois inédites, qui jetaient une lumière nouvelle sur ce représentant incontournable du Surréalisme. Une autre exposition temporaire mettait en avant le travail de Marthe Donas, artiste du début du XXᵉ siècle dont la pratique oscille entre cubisme et abstraction. Cette créatrice, qui a côtoyé Alexandre Archipenko – inventeur des sculpto-peintures – s’y révélait dans une exposition dense et riche, soulignant sa détermination à s’affirmer en tant qu’artiste femme à une époque où cela relevait encore du défi. Quelques œuvres de figures majeures telles qu’Amadeo Modigliani, Théo Van Doesburg ou Piet Mondrian venaient compléter ce parcours, offrant un éclairage précieux sur le grand courant du Modernisme.

Porté·es par une météo étonnamment clémente pour un début décembre, les étudiant·es ont ensuite longé les quais de l’Escaut pour rejoindre, au nord de la ville, le MAS, déjà reconnaissable de loin grâce à son architecture contemporaine imposante. Évoquant un immense entrepôt, ce bâtiment conçu par le bureau néerlandais Neutelings Riedijk rend hommage à l’activité portuaire intense de la ville, mais aussi à sa légende fondatrice « Hand Werpen », à travers les milliers de petites mains ornant sa façade. L’édifice lui-même a suscité l’émerveillement des étudiant·es, tant en architecture d’intérieur qu’en design.

À l’intérieur, ce vaste musée consacre ses espaces à la ville d’Anvers et à ses collections historiques, près de 600 000 objets parfois révélés à travers des expositions temporaires. Parmi celles-ci, « Y a-t-il quelqu’un à la maison ? » proposait une exploration délicate et poétique du « chez soi » et des objets qui nous protègent, nous rassurent ou nous ramènent à ces madeleines de Proust que peuvent être les souvenirs enfouis dans nos intérieurs. Enfin, l’exposition « Universal Tongue » d’Anouk Kruithof a plongé les étudiant·es dans l’univers fascinant de la danse, grâce à une installation sonore et visuelle rassemblant mille formes d’expression corporelle récoltées à travers le monde.
Une journée exceptionnelle, dense, stimulante, un véritable cadeau offert à nos étudiant·es pour aiguiser leur sens de l’observation, nourrir leur curiosité et les inviter à regarder autrement le monde qui les entoure.


Du vendredi 20 au dimanche 22 juin, l’ESA Saint-Luc Liège vous invite à explorer l’univers créatif de ses étudiant·e·s lors de l’EXPO 2025. Pendant trois jours, l’école se transforme en un espace d’exposition vivant, révélant la richesse et la diversité des projets issus de ses neuf sections artistiques.
Au programme : sélection de travaux marquants, ateliers participatifs, démonstrations, rencontres et moments festifs. L’événement offre ainsi une immersion unique dans les pratiques et expérimentations artistiques portées par les étudiants de cette promotion 2024-2025.
Que vous soyez amateur d’art, curieux ou futur étudiant, venez découvrir et partager l’énergie créative qui anime Saint-Luc !



16h à 19h : Warm_Rec_Up – Village circulaire
Lancement de l’exposition autour de la récupérathèque : installations spontanées, fresque collaborative, affiches engagées et valorisation des rebuts créatifs.


18h à 20h : Artshop – L’Avant-Poste
+ Samedi 21 & dimanche 22, de 12 à 18h00.
Librairie éphémère avec BD, ouvrages enseignants, objets créés par les étudiant·e·s.


18h à minuit : The Party – La Box

18h à minuit : La Cave – Bar éphémère
+ Samedi 21 & dimanche 22, de 12 à 18h00.
Dégustation de vins ainsi que de « La Torgnole », bière artisanale de Saint-Luc, brassin 2025.








L’EXPO 2025 est bien plus qu’une exposition : c’est une immersion dans les pratiques contemporaines, un lieu de dialogue entre disciplines, et une célébration de la créativité sous toutes ses formes !
Entrée libre et gratuite
Lieu : ESA Saint-Luc Liège, Boulevard de la Constitution 41, 4020 Liège
À l’ESA Saint-Luc Liège, la scénographie ne se contente pas d’habiller des plateaux. Elle sort, elle s’infiltre, elle interroge le réel, elle bouscule les certitudes. Chaque année, les étudiant·es du Master 2 Architecture d’intérieur – option Espaces scénographiques se frottent au monde, armé·es de concepts, de poésie et d’un solide sens du terrain.
Leur mission : faire vibrer des lieux, réveiller des mémoires, donner voix à l’invisible, retisser le lien entre espace et société. En 2025, trois projets frappent fort, chacun à leur manière. Trois gestes scénographiques, trois invitations à arpenter autrement nos territoires.



Marcher pour se souvenir à Pepinster
Odile Knubben
Juillet 2021. Pepinster, commune de la Vesdre, submergée, meurtrie, lessivée par des crues historiques. Quatre ans plus tard, la ville porte encore les stigmates du désastre. Odile Knubben, elle, choisit de ne pas détourner le regard.
Avec « L’écho des flots », elle invente une marche-mémoire, un parcours de 1,9 km, ponctué de dix stations comme autant de balises dans le labyrinthe du deuil collectif. Ici, pas de grandiloquence, mais des gestes sobres : bottes peintes, QR codes à même le sol, citations d’habitant·es, photographies d’Éric Muller. Un pictogramme discret guide les pas, un dépliant donne le ton : entre mémoire, résilience et culture du risque.



La scénographie devient ici passeuse d’émotions. Elle relie les récits de six habitant·es recueillis sur le terrain, et transforme l’espace urbain en théâtre de la mémoire. Marcher, c’est résister à l’oubli. La scénographie, c’est l’art de transformer la douleur en partage.
Faire scène ensemble, faire émerger autrement
Leila Boulafdel, Amaury Escole, Sara Doyen, Marie Dubois
ADDus, c’est un cri de ralliement, une invitation : « Ajoutez-nous ». Né dans le cadre du Master 2, le projet s’est imposé comme une plateforme dédiée aux artistes émergents, mêlant performance, scénographie et muséographie.
L’événement, organisé par ce collectif au Hangar à Liège le 9 mai 2025, a rassemblé Jaffa, Saki Hausman et Roswein autour d’un dispositif scénographique conçu sur mesure pour magnifier leurs univers : concert immersif, live painting, installation visuelle.
Scénographier autrement :
ADDus, c’est aussi un manifeste pour une scène plus ouverte, plus curieuse, plus solidaire.





Scénographier l’écoute dans l’espace public
Line Lambercy et Coraline Pesesse, deux étudiantes en Master 2, avec le soutien de leur camarade Debora Scalvini – ESA Saint-Luc Liège
Comment rendre visible un contenu audio ? Comment scénographier un podcast dans l’espace public ? Ce sont les questions qui ont guidé deux étudiantes dans leur projet en partenariat avec la Cité des Métiers, 48 FM, le pôle académique Liège-Luxembourg et le podcast « Le Bon Choix ».
Leur réponse : un mobilier d’écoute autonome et modulable, conçu pour offrir une expérience sonore fluide, accessible et identifiable dans différents contextes (salons, écoles, espaces publics).
Intention et dispositif :
Ce projet mêle design, médiation et signalétique dans un geste scénographique sobre mais efficace, qui donne forme à l’intangible : écouter devient une expérience spatiale.



À l’ESA Saint-Luc Liège, la scénographie sort des murs, investit la ville, les salles de concerts, les espaces publics. Chaque étudiant·e choisit sa cause, mène l’enquête, s’immerge dans le tissu social, collabore avec habitant·es, institutions, artistes. Le résultat ? Des projets ancrés, vibrants, professionnels, qui font de la scénographie un outil d’écoute, de transformation et d’engagement.
Ici, la scénographie n’est pas un luxe, mais une nécessité. Un art du présent, au service des récits, des voix, des territoires.









Les étudiants de première année en Architecture d’intérieur et Design Industriel de l’ESA Saint-Luc Liège ont participé à une visite culturelle à Cologne le 3 décembre 2024, marquée par deux moments forts :

La Cathédrale de Cologne : Ce chef-d’œuvre de l’architecture gothique, érigé sur plus de 600 ans, a subjugué les étudiants par sa hauteur vertigineuse, ses arcs majestueux et ses détails ornementaux d’une finesse exceptionnelle. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle est un symbole intemporel de l’art sacré et de l’ingéniosité architecturale médiévale. Les participants ont été particulièrement impressionnés par les vitraux colorés qui illuminent l’intérieur de la cathédrale, créant une atmosphère à la fois mystique et apaisante. En explorant l’édifice, les étudiants ont découvert des trésors inestimables tels que le célèbre reliquaire des Rois Mages, une œuvre d’orfèvrerie médiévale contenant, selon la tradition, les reliques des trois Rois Mages. Les visites guidées ont également permis d’approfondir l’histoire et les techniques de construction de ce monument, qui a traversé les siècles malgré les guerres et les évolutions urbaines. Cette expérience a offert un regard fascinant sur la manière dont les bâtiments historiques dialoguent avec leur environnement contemporain, un sujet riche de sens pour de futurs architectes et designers.

Cette journée a offert aux étudiants une expérience formatrice, alliant l’exploration du patrimoine historique et du design moderne. Elle a stimulé leur créativité et enrichi leur compréhension des liens entre histoire, design et architecture.
Un grand merci à Charlotte DERCLAYE et à Nastasja Caneve pour leur organisation impeccable. Merci à vous tous pour votre collaboration !















Dispensé par Arnaud Sohet, enseignant en architecture d’intérieur à l’ESA, l’atelier « Espaces Scénographiques » du Master 2 en Architecture d’Intérieur de l’ESA Saint-Luc Liège se distingue par son approche intégrative et son engagement dans des projets concrets et variés. Ce programme permet aux étudiants d’expérimenter et de mettre en pratique les concepts théoriques abordés dans leur mémoire à travers des projets personnalisés.




Ces projets, inscrits dans des contextes réels en dehors des murs de l’école, couvrent divers domaines tels que la muséographie, l’événementiel, les arts du spectacle, et l’espace urbain.
Chaque étudiant a l’occasion de collaborer avec de nombreux partenaires externes, issus de milieux culturels variés, permettant ainsi une immersion dans des situations professionnelles authentiques. En fin de cursus, les étudiants doivent présenter leurs projets de manière scénographique devant un jury composé de professionnels du secteur, évaluant leur capacité à concevoir, organiser, et réaliser des projets scénographiques complets.
L’inauguration d’un arbre à livres à Herstal

Parmi les projets réalisés cette année, l’installation d’un « arbre à livres » dans le parc Marexhe à Herstal.
Ce projet, réalisé par Natacha Dossin, Lou Smits, et Sirilak Tanthaisong, consistait en l’installation d’une structure artistique et fonctionnelle dédiée à l’échange de livres dans un parc public. L’objectif de cette installation était de promouvoir la culture et la lecture communautaire, en offrant aux habitants de Herstal un espace où ils peuvent échanger des livres et se réunir autour de la littérature. Cette initiative renforce le lien social et encourage l’engagement culturel au sein de la communauté locale.
« La Cabane à Livres », située au cœur de l’Espace Marexhe, offre un espace chaleureux où petits et grands pourront déposer, découvrir et lire des livres en tous genres. Une initiative dont l’impact se veut résolument positif sur les communautés locales, en promouvant la culture, la lecture et l’engagement communautaire !
Ici, quelques photos de l’inauguration officielle, le vendredi 28 juin dernier, en présence de Roland Decaudin (directeur de l’ESA) et du Bourgmestre de Herstal, Frédéric Daerden.








Autres projets marquants de l’année :





Bravo à tout.e.s et tous pour ces projets et cette diversité d’expériences offertes par l’atelier « Espaces Scénographiques ». Les étudiants, en travaillant sur des projets concrets et en collaboration avec des partenaires externes, acquièrent des compétences précieuses et une préparation solide pour leurs futures carrières professionnelles.
Le mardi 18 juin, les étudiants de Master 2 en Architecture d’Intérieur, finalité Mobilier, de Saint-Luc Liège ont dévoilé leurs projets de fin d’études, marquant l’aboutissement d’une année de travail intensif.
Projet 1 : stool
Les étudiants ont exploré le design de tabourets sans dossier. Après une analyse des différentes assises existantes, chaque étudiant a développé un prototype unique à l’échelle 1:1, illustrant leur compréhension du marché et de la matière choisie.

Projet 2 : luminaire
Ce projet portait sur la conception de luminaires d’intérieur. Les étudiants ont imaginé des solutions innovantes en utilisant le bois, créant des prototypes grandeur nature accompagnés de documents de communication graphique et technique.

Projet 3 : projet personnel
Pour ce dernier défi, les étudiants ont eu carte blanche pour développer un projet personnel, permettant de mettre en avant leur créativité et leur capacité à mener un projet de bout en bout.




Les étudiants ont démontré leur autonomie dans leurs choix graphiques et techniques, tout en répondant à des besoins contemporains. Les projets devaient justifier leurs choix en considérant des enjeux artistiques, scientifiques, éthiques, politiques et sociaux. Les compétences développées incluaient la création de mobilier unique, la conception de documents graphiques professionnels et la capacité à communiquer efficacement leurs idées. Ils ont également acquis des notions sur la viabilité financière de leurs projets.
Le jury de cette année comptait plusieurs professionnels : Jimmy Deangelis, Céline Poncelet, Pierre Jeghers, Claude Vélasti, Emmanuelle Wégria de Wattitude, et Rui Pereira. Ils ont évalué les étudiants sur leurs prototypes, panneaux de présentation A1, flyers, cartes de visite et vidéos créatives. La scénographie et le montage des stands de fin d’année ont également été pris en compte.


Les 6 et 7 juin derniers ont marqué un moment important pour les étudiants en Bac3 d’architecture d’intérieur. Un jury externe, composé de Juliette Moyersoen, Françoise Bougé, Théo Dellicour, Jean-Baptiste Volon, Pierre Noirhomme et Nicolas Muselle, tous architectes d’intérieur, s’est réuni pour évaluer les projets des étudiants.
Les étudiants ont concentré leurs efforts sur un projet situé dans l’ancienne école technique Icadi, rue de Fragnée, dans le quartier des Guillemins à Liège. Depuis un peu plus d’un an, ce bâtiment est occupé par une coopérative dont la mission est de fournir aux artistes locaux des ateliers spacieux et lumineux à moindre coût. Cet espace, devenu un lieu alternatif pour des activités socio-culturelles, est connu sous le nom de JACADI (Comptoir des Ressources Créatives Liège), offrant plus de 5000 m² dédiés aux créateurs et créatrices de la région.

Récemment racheté, le bâtiment serait destiné à être transformé en logements résidentiels avec des fonctions commerciales supplémentaires. Ce contexte a constitué la base du défi proposé aux étudiants par leurs enseignants, Michaël Bihain, Marquis Joffrey et Arnaud Sohet.
Les étudiants ont été divisés en deux groupes, chacun avec un axe de travail spécifique :
– Groupe A : les étudiants de ce groupe ont été chargés de repenser entièrement le type de logements pouvant convenir en tenant compte de divers contextes (historique, économique, socio-culturel). Ils ont également dû proposer des fonctions complémentaires à ces logements.
– Groupe B : ce groupe s’est attelé à l’aménagement de logements résidentiels tout en intégrant certaines parties de l’espace global existant.


Le jury a minutieusement évalué chaque projet, prenant en compte la créativité, la faisabilité et l’intégration harmonieuse des nouvelles structures dans le contexte existant. Ce moment a permis aux étudiants de montrer l’étendue de leurs compétences et leur capacité à relever des défis complexes en matière de design et d’architecture.

Cette expérience a non seulement offert aux étudiants une opportunité précieuse de se confronter à des situations réelles.
Bravo à tout.e.s !
























