Illustrer c’est raconter, par l’image, le texte ou les deux associés. C’est également communiquer, émouvoir, interpeller…
Dans la section illustration, tout au long des trois années d’apprentissage, les étudiants sont plongés dans une exploration technique, formelle et narrative afin de développer un langage d’auteur personnel.
La formation proposée par l’ESA Saint-Luc à Liège met également l’accent sur l’ouverture grâce à des partenariats qui offrent aux étudiants l’opportunité de se mesurer au monde professionnel, culturel et associatif.
L’illustration peut prendre bien des formes et notre collaboration avec l’atelier de création d’objets et de meubles en bois DUSTLAB a permis de sortir des balises traditionnelles.
Avec le projet “Merci Charlotte”, les étudiants de bac 3 avaient pour objectif de composer une suite de huit images sur les panneaux coulissants d’une étagère.
Ces visuels devaient remplir une fonction décorative et narrative et offrir la possibilité d’une lecture sans cesse renouvelée. Tout en jonglant avec une palette réduite, ils avaient le loisir de préserver la texture du bois dans leurs compositions.
De leur côté, les Bac 1 avaient pour mission de renouveler le visuel du jeu “Kinoko”, sachant que les différents sujets du puzzle peuvent, à l’aide des petites barres elles-aussi décorées, se muer en équilibristes. Ici à nouveau, la couleur et le bois pouvaient s’harmoniser.
Une même consigne a généré des projets très diversifiés. Que ce soit pour l’étagère ou le jeu, la sélection n’a pas été aisée.
Malgré l’investissement conséquent que cela représente, Thomas et Alexandre, les artisans du Dustlab, ont décidé de concrétiser la fabrication de plusieurs pièces qui seront alternativement exposées sur toute la durée de l’exposition.
Et cela, personne ne s’en plaindra!
Exposition à la Maison des Métiers d’Art dans le cadre de l’exposition “Artisans du Bois” qui se déroulera du 29 mars au 22 juin, vernissage le jeudi 28 mars à 18h.
Rue des Croisiers, 7 4000 Liège

Blanca Vasquez est étudiante en Bac 3 de la section Illustration.
La revue biannuelle « Hors cadre(s) » explore et analyse l’album et la littérature graphique depuis plus de 10 ans.
Chaque numéro se développe autour d’une thématique et offre à un jeune illustrateur la possibilité d’être édité via le concours international « Premier livre ».
Mis au programme de l’atelier des Bac 3 cette année, l’exercice (24 pages tout de même) devait exploiter la thématique imposée « Quelle histoire de l’Art ! ».
Grâce à son récit « Sombra », Blanca Vazquez a remporté le concours. Son travail sera diffusé à 3000 exemplaires, ce qui lui assure déjà une belle carte de visite. Nous nous réjouissons de découvrir ce n°24 dès le printemps ! (accessible à la bibliothèque de l’école).

Diplômée de l’Ecole supérieure des arts Saint-Luc de Liège, où elle enseigne aujourd’hui, Aurélie William Levaux a d’abord participé à des collectifs de bande dessinée, dont « Mycose », prix de la BD alternative au festival d’Angoulême en 2006. Menses ante rosam et les yeux du seigneur, ses deux premiers livres, ont été édités par la maison indépendante La 5e Couche. Ils sont centrés sur les thèmes de la grossesse et de la maternité et proposent une création originale alliant broderie sur tissu et dessin sur papier.

Aurélie William Levaux a ensuite développé les collaborations avec d’autres artistes : Isabelle Pralong (Suisse) pour Prédictions (éditions Atrabile), Moolinex (France) pour plusieurs titres explorant les passions humaines, Johnnychrist, Sisyphe et les joies du couple, Le verre à moitié vide (éditions Atrabile), ou la romancière Caroline Lamarche pour le poème « le festin des morts » (éditions Tetras Lyre). Progressivement, sa narration graphique s’est diversifiée et a accordé une place accrue à l’écriture. Sa dernière création, Le tas de pierres, est un roman coécrit avec son frère Christophe, qui met en perspective des souvenirs d’enfance (éditions Cambourakis, 2018). Aurélie William Levaux prépare actuellement deux projets de bande dessinée, « La vie intelligente » et « Bataille pas le groupe ».
Aurélie William Levaux compte aussi à son actif de nombreuses participations à des expositions collectives, en Wallonie et à Bruxelles, en France, aux Pays-Bas, en Suisse… Elle a notamment été invitée à la triennale « Art public » de Charleroi à l’automne 2017.
Aurélie William Levaux produit une oeuvre innovante, constante et conséquente. L’auteure témoigne de capacités scénaristiques et graphiques rares, qui participent au renouvellement de l’art de la bande dessinée destiné au public adulte.
Pour ces qualités et son parcours, le Jury désigné par Madame la Ministre de la Culture lui a octroyé le Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles en bande dessinée 2018.
