Diplômée de l’Ecole supérieure des arts Saint-Luc de Liège, où elle enseigne aujourd’hui, Aurélie William Levaux a d’abord participé à des collectifs de bande dessinée, dont « Mycose », prix de la BD alternative au festival d’Angoulême en 2006. Menses ante rosam et les yeux du seigneur, ses deux premiers livres, ont été édités par la maison indépendante La 5e Couche. Ils sont centrés sur les thèmes de la grossesse et de la maternité et proposent une création originale alliant broderie sur tissu et dessin sur papier.

Aurélie William Levaux a ensuite développé les collaborations avec d’autres artistes : Isabelle Pralong (Suisse) pour Prédictions (éditions Atrabile), Moolinex (France) pour plusieurs titres explorant les passions humaines, Johnnychrist, Sisyphe et les joies du couple, Le verre à moitié vide (éditions Atrabile), ou la romancière Caroline Lamarche pour le poème « le festin des morts » (éditions Tetras Lyre). Progressivement, sa narration graphique s’est diversifiée et a accordé une place accrue à l’écriture. Sa dernière création, Le tas de pierres, est un roman coécrit avec son frère Christophe, qui met en perspective des souvenirs d’enfance (éditions Cambourakis, 2018). Aurélie William Levaux prépare actuellement deux projets de bande dessinée, « La vie intelligente » et « Bataille pas le groupe ».
Aurélie William Levaux compte aussi à son actif de nombreuses participations à des expositions collectives, en Wallonie et à Bruxelles, en France, aux Pays-Bas, en Suisse… Elle a notamment été invitée à la triennale « Art public » de Charleroi à l’automne 2017.
Aurélie William Levaux produit une oeuvre innovante, constante et conséquente. L’auteure témoigne de capacités scénaristiques et graphiques rares, qui participent au renouvellement de l’art de la bande dessinée destiné au public adulte.
Pour ces qualités et son parcours, le Jury désigné par Madame la Ministre de la Culture lui a octroyé le Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles en bande dessinée 2018.

Jay Fergusson est entendu par la police sur sa participation aux troubles. Il doit s’expliquer sur les nombreux clichés qu’il a pris représentant la même mystérieuse jeune femme.
L’Américain est encore sous le choc des semaines écoulées. Tout est allé si vite. Il était avec ses amis Françoise, Didier, Sarah, et Gilles lorsque le Quartier latin s’est embrasé. Il était toujours là, armé de son appareil photo, lorsque la police a chargé rue Gay-Lussac. C’est le départ de ce nouvel album de Warnauts et Raives paru au Lombard dans la collection Signé.

Alors que la France s’apprête à célébrer le cinquantième anniversaire de Mai 68, Warnauts et Raives plongent dans les coulisses de la révolte étudiante pour mieux tenter d’en comprendre les racines. Après leurs trois précédents diptyques – Les Temps nouveaux, Après-guerre, Les Jours heureux –, qui dépeignent la Belgique rurale des années 40 à 60, les deux auteurs se concentrent cette fois sur quelques semaines clefs de l’Histoire de France. Plus ramassé, plus rythmé, leur récit met en lumière les oppositions politiques fondamentales qui fragilisaient, dès le départ, le camp des mutins. Bien qu’amis de longue date, Jay, Françoise, Didier, Sarah, et Gilles ne poursuivent pas les mêmes objectifs lorsqu’ils se mettent à rêver d’un renversement du vieux général. Si Sous les pavés ne cherche pas à résumer, en bande dessinée, le déroulé des journées de manifestations, il s’appuie sur une solide documentation – ainsi que de nombreux témoignages – pour mettre en lumière le quotidien de quelques uns des derniers révolutionnaires français en date.